30 décembre 2017

2016-Etiquetage A+

les "classes consommation" des produits, Que Choisir octobre 2016
A+, c’est a priori rassurant, mais c’est le minimum pour un réfrigérateur!

Une révision s’impose 

Vous avez acheté un réfrigérateur de classe A+ ou un lave-linge A++, et vous êtes convaincu d’avoir fait un choix pertinent en matière d’économies d’énergie. Ce n’est pourtant qu’une illusion.
Le réfrigérateur A+? Il s’agit de la plus mauvaise classe depuis que la réglementa— tion européenne a interdit la vente de ré— frigérateurs classés A en 2012! Il corres— pond en réalité à un classement C sur l’étiquette énergie initiale, qui allait de A à G. Et le lave—linge? Il est à peine moyen malgré son A++, 83 % des ventes se répar— tissent entre ce classement et A+++! L’étiquette éner— gie n’a plus aucun sens de— puis que l’Union européenne a validé les classes de A+ à A+++ sous la pres— sion des industriels. C’est même une su— percherie pour le consommateur, qui croit acheter un produit A+ très performant alors qu’il s’équipe du bas de gamme.
Consciente de cette impasse, la Commission européenne a engagé un processus de révision de la directive étiquette énergie.
Elle propose de revenir à une échelle de A à G pour tous les produits comme le récla— ment les associations de consommateurs et les ONG environnementales. Mais les discussions sont vives, les industriels refu— sant de voir leurs produits relégués en B, C et D. L’UFC—Q1e Choisir a donc mené une étude en partenariat avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maî— trise de l’énergie), afin d’évaluer l’impact de ce projet de révision sur les achats des consommateurs. Elle confirme que l’étiquette énergie est devenue une informa— tion importante au moment du choix et que l’échelle de A à G est jugée plus ex— plicite que les +++. Le coût d’usage annuel de chaque appareil intéresse aussi les groupes de discussion réunis pour cette étude. Une donnée qui serait pertinente puisqu’une partie des par— ticipants surestime le gain économique d’une classe supérieure alors qu’entre A+ et A++, l’écart moyen de consommation se limite, par exemple, à 6 % sur les lave—linge. L’affiChage de la durée de vie des produits est aussi une demande forte des consommateurs inter— rogés. L’UFC—Q1e Choisir soutient cette proposition, car acheter des produits durables en connaissance de cause est impos— sible actuellement. Etude à l’appui, l’association va plaider pour un aflichage du coût d’usage annuel et de la durée de vie des produits, et demander une extension de la garantie légale à plus de 2 ans pour un cer— tain nombre de produits censés fonctionner nettement plus longtemps. 0 
Consommation

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