60 millions, 09/2019

Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs qui constatent une baisse généralisée de la qualité de leurs vêtements. En cause : La course aux petits prix et aux collections éphémères...
"J‘ai acheté un tee-shirt Camaïeu avec de jolis palmiers imprimés. Au bout de quelques semaines, plus un seul palmier n'était entier. Le tee-shirt s'est agrandi, déformé...", témoigne Isabelle. 
Elle a pourtant bien respecté les consignes de lavage : 30°C maximum et pas de repassage.
Même déception pour Laure, cliente de cette même chaîne depuis de longues années : 
« La qualité s'est fortement dégradée : tee-shirts dont le col se déforme, boutons qui ne tiennent pas et vêtements qui se déchirent au premier lavage. » Elle a bien écrit au service clients pour le lui signaler, mais n’a jamais reçu la moindre réponse.

Camaïeu n'est pas un exemple isolé. Les consommateurs dénoncent des défauts de qualité pour la plupart des enseignes de prêt-à-porter.
Une dégradation générale confirmée par les acteurs du secteur que nous avons sollicités. Elle s’explique avant tout par la course aux petits prix.
« Aujourd'hui, on est allé très loin dans le challenge du prix. Ça se ressent sur la qualité finale des produits », souligne Élisabeth Govart, consultante et formatrice à l’Institut français du textile et de l'habillement (IFTH).
Parmi les nombreux témoignages que nous avons reçus, celui-ci: 
«Au bout de quelques portés et lavages (à 30 °C), les coutures des deux côtés de mes tee-shirts Adidas ne sont plus parallèles et le col se détend. » Benoît regrette ses vieuxtee-shirts, achetés il y a vingt-cinq ans, «toujours droits et avec le col à peine détendu ».

Il a été victime de ce qu'on appelle le phénomène du “vrillage”. Pour éviter que le tissu ne se déforme après lavage — un problème inhérent au processus de fabrication de la maille jersey -, le fabricant doit appliquer un traitement spécifique. 
« Pour limiter ce vrillage, soit on tricote dans un sens et puis dans l’autre, soit on recourt à des opérations de fixation avec un traitement chimique », explique Marie Montliaud, chargée de projets innovation et développement durable à la Fédération de la maille, de la lingerie et du balnéaire.

Les fabricants ont tendance à opter pour la seconde option, moins chère. Mais si cette étape est réalisée trop rapidement, le tricot vrillera dès les premiers lavages. Selon Élisabeth Govart, les marques auraient enfin pris conscience de ce problème et commenceraient à rectifier le tir.

Autre défaut qui fait rager les possesseurs de tee-shirts : les petits trous qui apparaissent souvent au niveau du nombril. La faute aux matières légères, selon les spécialistes. Depuis quelques années, le petit haut en coton ou en lin avec un effet flammé (fils irréguliers qui donnent de la transparence) remporte un franc succès. Ici, la mode rejoint les préoccupations économiques des marques, car qui dit grammage léger (il se calcule en grammes par mètre carré), dit moins de matière. «J'ai constaté que le grammage diminue d'une année sur l'autre alors que le prix, lui, reste identique », s'amuse Élisabeth Govart.
Mais revers de la maille : ces tissus qui pèsent moins de 140 g/m2 se révèlent excessivement fragiles.

Benoît Wojtenka, cofondateur du site de mode masculine Bonnegueule.fr, avertit : 
«Cette maille accroche tout. Le zip du jean, la boucle de ceinture, l'étiquette d'un autre vêtement dans le dos, même la repousse des poils sous les aisselles peuvent être fatals. » 
L'évolution de la composition des vêtements influe aussi sur leur solidité. Ainsi, en ajoutant de l'acrylique dans les pulls en laine, on facilite lavage et séchage.Mais attention aux bouloches ! 
Car si le “boulochage” est naturel - même les pulls 100 % laine ou cachemire rejettent un excédent de matière lors des premiers lavages — il va être plus important et perdurer sur un pull mêlant laine et acrylique.

Les Jeans

L'exemple le plus flagrant de mauvaise association concerne les jeans, dans lesquels on incorpore de plus en plus de polyester. Cette matière allège le produit et le rend plus confortable, idéal pour les coupes “slim” ou “skinny”, très près du corps. Le lavage et le séchage sont également plus rapides. Accessoirement, le polyester est aussi moins cher que le coton. 
« Mais il va cisailler la fibre de coton. La forme du jean skin elle même fait que l'étoffe est très sollicitée. Il va s'user aux genoux, aux fesses, aux poches. », explique Élisabeth Govart.

Quant à l’élasthanne, présent dans quasiment tous les jeans, il fragilise aussi le textile, notamment si on utilise le sèche-linge. L'opération de délavage des jeans peut également abîmer le tissu si elle est mal réalisée. Après avoir reçu une dizaine de retours de clientes dont le pantalon avait craqué, Etam a ainsi constaté un défaut sur une série de jeans. «Le tissu avait été très affaibli lors de son délavage (lavage avec pierre): il était “brülé”, complètement usé », raconte Claire Barrabé, directrice des collections prêt-à-porter Etam.

Le Fast Fashion

L'autre grande cause de la perte de qualité est liée au phénomène de “fast fashion”, à savoir le renouvellement rapide des collections - quasiment tous les quinze jours chez certaines marques. Impulsées par de grandes enseignes telles que Primark ou Zara, ces collections éphémères imposent un rythme effréné aux fournisseurs.
Nous avons recueilli le témoignage d'Inès*, une agente textile qui fait l'intermédiaire entre des distributeurs tels que:
  •  Naf-Naf, 
  • Cache-Cache, 
  • Etam, etc. 
et des fabricants de tissus en Asie. 
« Aujourd'hui, il faut produire très vite, la qualité en pâtit, c'est une évidence, confie-t-elle. Les enseignes veulent suivre les tendances. Elles nous demandent de proposer un imprimé dans la journée, de fournir le coupon fini dans les trois jours et de livrer la production sous dix jours. » 
Pour suivre cette cadence infernale, les fournisseurs (de même que leurs sous-traitants) doivent forcément rogner sur certaines exigences de qualité : tissus insuffisamment contrôlés, boutonnières bâclées, coutures avec moins de fils, etc. 
« On ne vend plus du prêt-à-porter mais du prêt-à-jeter ! », résume cette professionnelle.

Face à cette baisse de qualité, doit-on se tourner vers des marques plus onéreuses ? 
"Le prix de vente ne dit rien de la qualité, juge Thomas Huriez, cofondateur de la marque 1083 dont les jeans sont conçus et entièrement fabriqués en France." Le jean Levi's à 90 € est fabriqué au même endroit et dans les mêmes conditions que le jean H&M à 30 €. La fabrication revient à 10 € dans un cas comme dans l’autre. Le prix final correspond seulement au positionnement de la marque sur le marché. » 
Claire Barrabé, chez Etam, souligne la concurrence rude avec les enseignes à très bas prix : 
« Depuis trois ans, nous avons décidé de sortir de cette spirale du prix en faisant des matières plus qualitatives. » 
Elle cite par exemple des manteaux Etam fabriqués avec des tissus italiens «qui ne bougent pas », vendus 150€ au lieu de 80 à 90 € pour ceux fabriqués en Asie.

«Mieux vaut acheter un seul teeshirt à 60 € que trois à 20 €, insiste Benoît Wojtenka. Il faut revenir à une démarche plus vertueuse. » À condition que la qualité soit vraiment au rendez-vous à 60 €. Ce qui n’est pas signé quand on lit les mauvaises expériences vécues par certains clients de Zadig et Voltaire, Comptoir des cotonniers ou Maje, des marques aux prix plutôt élevés.

Notre essai de doudounes (voir p. 15) le confirme : la robustesse n'est pas toujours au rendez-vous avec certains modèles haut de gamme. Le consommateur doit pouvoir identifier ce qui va tenir. Or il ne dispose pas toujours des outils pour ça.

IL FAUT ÊTRE INITIÉ POUR S’Y RETROUVER

Même les marques qui optent pour le qualitatif ne font pas de décryptage. Seuls les initiés sauront, par exemple, qu'une chemise avec un tissage “double retors” sera, certes, deux fois plus chère qu'une chemise classique, mais aussi deux fois plus résistante. Et pour l'heure, il n'existe aucun label sur la solidité et la durabilité des vêtements.
Pour s’y retrouver, il faut donc apprendre : 
« La clé, c'est l'éducation et la formation pour savoir reconnaître comment a été fait le produit », estime Marie Montliaud de la Fédération de la maille. 
Chacun a aussi une arme redoutable pour lutter contre la “fast fashion” : acheter moins de vêtements et les porter plus longtemps...
_____________________________________________________________________

La revue Allemande passe en revue les labels "textiles durables".

Plus de la moitié des consommateurs souhaiteraient acheter des vêtements plus durables. Ceux qui n'ont pas empoisonné la nature et l'homme et qui n'ont pas été cousus par des ouvriers sous-payés. 
Malheureusement, ces acheteurs trouvent difficilement les substances durables dans le commerce, d'où le résultat ambigu d'une enquête du magazine Textilwirtschaft. Et si un acheteur chanceux découvre une étiquette portant le label de durabilité d'autres le sont moins.

La Stiftung Warentest a examiné de près cinq labels de vêtements durables:
  • Nous avons acheté trois t-shirts en coton de chacun des cinq sceaux, certains dans le magasin, d'autres en ligne. 
  • Nous avons ensuite demandé à l’organisation ou à la société, qui attribue l’étiquette sur le t-shirt, si et comment elle pouvait retracer sa chemise - sur la couture, la teinture, la filature du coton. 
Nous ne sommes pas allés visiter des fermes et des entreprises, nous sommes restés sur la trace des étiquettes. La traçabilité de cette trace est la base si une entreprise veut contrôler à quel point la fabrication d’un produit est équitable et respectueuse de l’environnement.

Ce qui nous a le plus convaincu est le Global Organic Textile Standard (Gots). Derrière cela se trouve une société à but non lucratif fondée par quatre organisations à but non lucratif de quatre pays. L’Association internationale de l’industrie textile naturelle vient d’Allemagne. Gots a délivré des certificats pour les trois t-shirts à notre demande. Le sceau appelle à l'utilisation de coton biologique. Toutes les entreprises de transformation doivent respecter des critères sociaux minimaux, tels que garantir que les travailleurs puissent trouver des conditions de travail sûres ou s’organiser en syndicats. Chaque t-shirt était traçable jusqu'à la ferme de coton.

Chez C & A, le client trouve une étiquette sur certains produits intitulée "#wear the change". Derrière eux, divers cachets, qui sont mentionnés sur l'étiquette: pour le coton biologique, par exemple, ou pour les fibres récupérées. 
La société de vêtements la plus visitée d’Allemagne utilise, entre autres certificats, le coton biologique. Sur demande, elle pourrait prouver l'origine de chaque t-shirt, la coopération était engagée. Comme beaucoup de grands du secteur textile, C & A a de nombreux engagements en matière de chaînes d'approvisionnement et de matières premières durables. C & A fournit une preuve pour chaque t-shirt 

H & M est le numéro deux de l'Allemagne dans le secteur de l'habillement. Le logo de développement durable de l'entreprise s'appelle Conscious H & M utilise divers sceaux externes à l'entreprise pour l'achat de textiles, y compris les certificats Gots pour le coton biologique. Les scellés ne sont pas mentionnés sur l'étiquette. Les substances doivent contenir au moins 50% de matériaux durables ou recyclés. H & M fait également référence aux engagements supplémentaires de la société en matière de développement durable. H & M écrit plus que de nombreuses autres entreprises de mode sur ses activités dans le secteur et répertorie également certains de ses 1 269 fournisseurs. Dans notre étude des trois T-shirts, cependant, H & M n’était pas si communicatif, nous n’avons rien appris de spécifique sur l’origine du coton.


 

mesures  

model

25 ans

CANDA

Livergy

Jeans

   
hauteur 182 (85kg) 185 (80kg)        
coup 44          
poitrine 112 100        
Taille unique       42    
taille  94 81 34 inch / 91cm 34    
ceinture 97 99        
L/jambes  90   32 inch / 82 cm 34    
Pieds 42          

Chez C and A

le guide des tailles:

Jeans:

The Regular, taille 34 W | 32 L (29€)

Ce jean classique  facile à assortir avec des tenues de différents styles

  • Taille haute
  • Bouton, passants et zip à la taille
  • Coupe: THE REGULAR, confortable, intemporelle et droite
  • Coupe 5 poches
  • Longueur de l'entrejambe en t. 32/34: 88 cm env.
  • Largeur de l’ourlet en t. 32/34: 40 cm env.
  • Occasions: Vêtements informels
Référence de l'article : 1050239

Matière: 100% Coton

The Straight taille 34 W | 32 L (19€)

Détails de l'article

L’aspect usé de ce jean trés décontracté fonctionne à merveille pour un look tendance

  • Zones délavées et plis effet déjà porté
  • Ceinture fermeture zip et bouton, avec passants
  • Coupe 5 poches avec des rivets métalliques devant
  • Longueur de l'entrejambe en t.32/34: 87cm env.
  • Coupe: THE STRAIGHT, droite et ouverture de jambe évasée
  • Largeur de l’ourlet en t.32/34 40 cm env.
  • Motif: uni
Référence de l'article : 1042037

Matière: 71% Coton, 29% Polyester

à La halle aux chaussures

Boots unies fourrées en cuir : 59€99

Ref: 1405233683

Les premiers frimas n'atteignent pas nos pieds grâce à ces boots fourrées. L'homme aventurier et sportif craque pour ce modèle signé Trappeur. Douillettes, confortables et stylées, ces boots nous accompagnent dans toutes nos expéditions.

- Boots pour homme
- Trappeur
- Coloris uni
- Dessus cuir
- À lacets avec crochet de maintien
- Intérieur fourré
- Semelle crantée
- Existe du 39 au 46

Composition & entretien

Dessus : CUIR;  Doublure : TEXTILE;  Semelle intérieure: TEXTILE;  Semelle extérieure: ELASTOMERE

(sur la chaussure: Made in Pakistan 06297 30 172)


POIDS Avantage au haut de gamme ' est ce qu’on appelle avoir l’œil. Éta— lés sur la table du centre technique qui les a expertisés pour nous, les 16 polos testés ressemblent quasi— ment a des clones. Il suffit que l’experte les prenne en main et attire notre attention sur les diifé— rences et, surtout, les défauts pour que ceux—ci sautent aux yeux. Les modèles ont déjà subi un lavage; sur beaucoup, cela a de suite entraîné une déformation sensible, conséquence d’une fixation défaillante. On appelle ainsi une étape de la fabrication qui consiste a placer le tissu dans un four pour que les fils se rétractent sous l’eifet de la chaleur et stabilisent la coupe. Si le fabricant cherche a faire des économies sur le temps ou la température, la fixation risque d’être insufiisante. Plus grave, s’il n’y veille ‘ pas, elle peut être irrégu— ’d€l€fl Ch2fl4 lière selon la partie du vê— là en Afii€ : tement concernée et on se retrouve avec des polos !. la mme? dont l’avant et le dos ne se superposent pas parfaite— ment. On dit alors que le vêtement «fait le ventre»: le pan avant dessine une courbe vers le haut fort disgracieuse. Or ce défaut est ré— current parmi les modèles testés. Le vrillage est lui aussi assez répandu: les coutures tournent, d’où une asymétrie inesthétique qui, de surcroît, complique le repassage. Etonnamment, l’asy— métrie est d’ailleurs assez fréquente. Q1and on prend le temps d’observer attentivement les polos bien étalés, on s’aperçoit, par exemple, que les emmanchures ne sont pas a même dis— tance du col, que la pâte de boutonnage part en biais, ou encore que le col est plus long d’un côté. Finalement, les seuls dont la confection se révèle irréprochable sont les polos Hugo Boss, Eden Park et Fred Perry. Les références dont les prix tournent autour des 100 € ne souifrent d’ailleurs pas de défauts notables de confection. On ne peut pas en dire autant des modèles de milieu de gamme tels que celui d‘Adidas, objet de nombreux reproches des experts (asymétrie, plis en tous sens, fils tirés, etc.) et, plus surprenant, d‘Armor Lux, dont la qualité de fabrication n’est pas aussi exemplaire que ce que son marketing laisse entendre.
Des questions à propos de la provenance Ce polo est d‘ailleurs le seul avec le Lacoste à rester muet sur sa provenance. Les deux marques fabriquent en France mais aussi au Maghreb et en Europe de l’Est. Contacte, le siège de Lacoste affirme que ce modèle classique est fabriqué à Troyes mais, en boutique, on ne parle que d‘assemblage en France. Chez Armor Lux, on assure que les polos sont entièrement fabriqués a Q1imper (tricotage, teinture, coupe, confection). Ces marques rassureraient tout a fait le consommateur en indiquant ces provenances sur les étiquettes, qui les engagent legalement. Cela dit, la provenance ne dit rien de la qualité: tout dépend des exigences du donneur d‘ordre. Ce sont plutôt les conditions de travail dans les usines des sous-traitants qui peuvent faire hésiter à acheter. On peut imaginer qu’elles ne sont guère enviables quand un polo est affiché à 5 € (Décathlon) ou 10 € (Kiabi). Mais les modèles les plus chers de notre sélection sont aussi fabriqués en Asie.
Reste à savoir si la différence de prix va majoritairement dans la poche des ouvriers ou si elle vient gonfler la marge de l‘entreprise. 0 

vendredi 01 novembre 2019

  « Revue Allemande Test: L'industrie textile fait le minimum Treize ans après leur analyse des impacts sociaux et mi environnementaux de La fabrication de chemises, Test a voulu suivre l'évolution du secteur. Certes, les conditions de production se sont améliorées mais La plupart des entreprises accomplissent juste ce qu'impose la loi. Lidl et C&A s'avèrent les plus engagées, loin devant Hugo Boss qui finit dernier. SEPTEMBRE 2019 » 60 millions, Test

vendredi 01 novembre 2019

  « Depuis le 9 septembre 2019: le gouvernement allemand met en oeuvre le label "Bouton Vert". Si un fournisseur de mode répond déjà aux critères des labels de durabilité existants tels que GOTS ou Fair Wear Foundation, il peut également demander le bouton vert. Au départ, il y a 27 entreprises, allant d'Aldi à Hessnatur en passant par Vaude - une petite entrée dans le gigantesque marché de l'industrie textile, avec ses quelque 200 millions d'employés dans le monde. Le nouveau label devrait permettre de mieux reconnaître les textiles durables sur les plans social et écologique. » Test