Architecture-1926: Margarete Schütte Lihotzky

DESIGN: La cuisine de Francfort, Un film réalisé par Anna-Celia Kendall (26 min)

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The Frankfurt Kitchen

Curator: Sebastian Hackenschmidt

The MAK's Frankfurt Kitchen is a product of close cooperation between Margarete Schütte-Lihotzky and fellow architect Gerhard Lindner in the years 1989 and 1990. A replica based on Schütte-Lihotzky's memory, on her expertise, and on her programmatic convictions, this example of the Frankfurt Kitchen occupies a position between copy and original. The original method of construction, the materials (for example, plywood instead of the original solid softwood for the drawers), and the colors were of secondary importance compared to the principles embodied in the 1926 kitchen, with its technically sophisticated solutions, balanced proportions, and a subtle color scheme that had to be reconstituted from memory.

From: Margarete Schütte-Lihotzky, Erinnerungen (Memories), unpublished typescript, Vienna, 1980–90.

The Origins of the Frankfurt Kitchen
During the second half of the 1920s the city of Frankfurt was engaged in a comprehensive building program. First of all, it was my task to consider the basic principles involved in the planning and construction of the apartments with regard to a rationalization of household organization. Where does one live, cook, eat, and sleep? These are the four basic functions that every apartment must serve. The core function, influencing the layout decisively, is eating and cooking. My first proposal, to build living rooms and combined kitchen/dining rooms, was rejected on the grounds of cost (…). So we decided on a single unit, comprising a compact, fully built-in kitchen separated from the living/dining room by a wide sliding door. We regarded the kitchen as a kind of laboratory, which, because so much time would be spent there, nevertheless had to be “homey.” The time required to carry out the various functions was measured using a stopwatch, as in the Taylor system, in order to arrive at an optimum, ergonomic organization of the space.  

The resulting compactness of the kitchen did not allow the use of the standard kitchen furniture of the time, which required more room. The cost savings resulting from the reduced size of the kitchen remained significant, however, so that the Frankfurt Kitchen offered the double advantage of lower construction costs and less work for the occupants. Only by arguing in these terms, was it possible to persuade the Frankfurt city council to agree to the installation of the kitchens, with all their sophisticated work-saving features. The result was that, from 1926 to 1930, no municipal apartment could be built without the Frankfurt Kitchen. In this period around 10,000 apartments were built with the Frankfurt Kitchen.The costs of the entire unit were added to the building costs and included in the rent, a solution acceptable to tenants because the kitchens no longer had to be furnished. On this financial basis it became possible to mass-produce the Frankfurt Kitchen, saving thousands of women a lot of time and effort and thus benefiting their families and their own health.

Universalis

SCHÜTTE-LIHOTZKY MARGARETE (1897-2000)

L'architecte autrichienne Margarete Lihotzky est née le 23 janvier 1897 à Vienne. Après avoir suivi des leçons particulières de peinture, elle entre, en 1915, à la Kunstgewerbeschule où elle commence, contre l'avis de sa famille, des études d'architecture. Sous l'influence de son maître, l'architecte Oskar Strnad, elle s'intéresse au problème du logement, alors particulièrement crucial à Vienne où sévissent la pénurie de logement, la spéculation immobilière, le coût exorbitant des loyers, etc.

Après l'obtention de son diplôme, elle fait un stage aux Pays-Bas où elle découvre les réalisations récentes en matière de logement social de Berlage, de Oud et de Michel De Klerk. À partir de 1920, elle travaille à Vienne avec Adolf Loos dans les coopératives ouvrières qui auto-construisirent des cités-jardins. S'intéressant tout particulièrement à une rationalisation des espaces du logement afin d'aider les femmes dans leurs tâches domestiques, elle propose déjà de standardiser les éléments de la cuisine et de les produire en série.

En 1926, elle répond à l'appel de Ernst May et vient à Francfort renforcer son équipe internationale. May était depuis 1925 responsable d'un programme municipal pour la construction de 10 000 logements à bon marché dans lequel il a exprimé ses conceptions – standardisation et construction industrialisée des logements – reprises plus tard par les C.I.A.M. (Congrès internationaux d'architecture moderne). Lihotzky apportera sa contribution en développant son idée d'une cuisine tout équipée dans un espace réduit de 6 mètres carrés. En privilégiant, comme pour un travail posté, les considérations pratiques et ergonomiques en s'inspirant des cuisines des wagons-restaurants où les repas sont préparés en un minimum de temps et dans un espace restreint, elle dota la cuisine moderne de nombreux accessoires nouveaux : cuisinière électrique, boîte norvégienne, armoires encastrées, récipients-tiroirs ou planche à repasser rabattable.

Wikipedia:

Quand la situation politique de la république de Weimar commença à se dégrader et favorisa indûment la droite, Schütte-Lihotzky rejoignit l'équipe de dix-sept architectes, dont son mari, appelée la « brigade de May » parce que conduite par Ernst May. En 1930, ils se rendirent en train à Moscou. Là le groupe d'architectes fut commissionné pour aider à la réalisation du premier plan quinquennal de Staline, comme, par exemple, construire une ville industrielle, Magnitogorsk, qui était située loin de tout grand centre, dans le sud de l'Oural, où il n'existait alors que des baraquements en bois et des huttes en boue : il était prévu d'en faire en quelques années une ville de 200 000 habitants, la majorité d'entre eux travaillant dans l'industrie de l'acier. Bien que soit créditée à la brigade de May la construction de vingt villes en trois ans, les conditions politiques furent mauvaises et le résultat mitigé. May quitta l'URSS en 1933 quand son contrat arriva à expiration.

(...)

En 1938 Schütte-Lihotzky et son mari reçurent la proposition de venir enseigner à l'Académie d'Art d'Istanbul en Turquie, tout comme un autre allemand exilé, Bruno Taut, qui malheureusement décéda peu après son installation en Turquie. Lihotzky dessina alors des bâtiments pour des jardins d'enfants basés sur les idées de Maria Montessori. À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, Istanbul était un endroit sûr pour tous les exilés européens qui y trouvaient la possibilité de se rencontrer ; c'était même un point de chute très courant pour des exilés allemands, et les Schütte eurent l'occasion d'y croiser des artistes comme les musiciens Béla Bartók ou Paul Hindemith.

Margarete Schütte-Lihotzky est morte à Vienne le 18 janvier 2000 de complications suite à une grippe, cinq jours seulement avant son cent troisième anniversaire. Elle fut inhumée dans une Ehrengrab (tombe d'honneur) dans le Zentralfriedhof du quartier Simmering à Vienne.

 

 

 

Sullivan

Wright

Behrens

Loos

Gropius

Rohe

LeCorb

Liho

 

1856

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1860

 

 

 

 

 

 

 

 

A&Craft

1867

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1868

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1870

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1875

 

 

 

 

 

 

 

 

Chicago

1883

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1886

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1887

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1892

 

 

 

 

 

 

 

 

Secession

1897

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1919

 

 

 

 

 

 

 

 

Bahaus

1923

 

 

 

 

 

 

 

 

VersArch

1924

 

 

 

 

 

 

 

 

Cuisine F.

1926

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1933

 

 

 

 

 

 

 

 

Istambul

1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1959

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1965

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1969

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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