l'Agence chimique européenne établie une liste des substances à risques "SVHC" Substances of Very High Concern, qui contient les adjuvents et les substances "CMR" Cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques, dont (en dehors des cancérigène et des perturbateurs endocriniens):

Acétophénone

Un modèle de matelas-puzzle en mousse contient de l'acétophénone. Cette substance dégage dans l'air des émanations irritantes pour les yeux, et serait toxique pour un enfant qui ingérerait des petits bouts de matelas.

 

la nouvelle directive européenne

La nouvelle directive européenne entrera en vigueur en juillet 2013 fixe des valeurs limites qui sont plus élevées que celles applicables en Allemagne.

Comment expliquer cette disparité ?
Alexander West : L’ancienne directive européenne et la nouvelle s’appuient sur des principes différents. La première prenait comme postulat que toutes les substances libérées par les jouets peuvent théoriquement être absorbées par notre organisme. Tandis que selon la nouvelle directive, toutes les particules nocives ne sont pas assimilées par le corps. Cette hypothèse s’appuie sur un modèle de calcul plus complexe, qui se rapproche certainement davantage de la réalité. Mais d’une manière générale, je dirais que ces substances toxiques n’ont rien à faire dans les jouets. Jusqu’ici, les fabricants arrivaient à respecter les valeurs limites les plus strictes. Pourquoi vouloir alors niveler la qualité vers le bas ?

les recommandations

A quoi faut-il encore faire attention quand on achète des jouets ?
Alexander West : Ayez les sens en éveil ! Les parfums allergènes sentent fort – par exemple le limonène qui rappelle le citron – parce qu’ils ne servent souvent qu’à masquer l’odeur du produit. Les HAP ont une odeur caractéristique de goudron. D’une manière générale, il faut éviter les matières plastiques souples. En revanche, les pièces de jeux de construction qui sont en PVC dur sont complètement inoffensives.

Les plastiques ne sont pas des matières inertes et stables. Des composants toxiques peuvent migrer dans les aliments, même à température ambiante. Pour les usages alimentaires, bannissez les plastiques de catégories 3 – 6 – 7 ;
Evitez de consommer de l’eau et des boissons en bouteille plastique. Buvez du l’eau de robinet. En règle générale elle est de très bonne qualité ;
Ne mettez pas vos aliments en contact direct avec du film alimentaire. N’utilisez pas ces films au micro-ondes ; Evitez d’acheter des plats cuisinés présentés sur des plateaux en plastique. Ils ont été cuisinés dans ces plats et ont dégagé des phtalates dans les aliments ; Pour réchauffer des plats cuisinés, transvasez le contenu sur une assiette, un plat en pyrex ou en céramique ; Ne réchauffez pas les boîtes de conserves au bain-marie. Transvasez. (AGF, Le Service Consommation et Environnement).

Recommandation BPA

Biberons : Opter pour les biberons en verre, avec gaine de silicone contre la casse
Les biberons annoncés « sans BPA » n’en contiennent pas,
mais les plastiques ne sont pas aussi inertes que le verre
Ne pas chauffer les plastiques, car les migrations de composésindésirables sont favorisées par la chaleur.
Le BPA est présent dans 90 % des biberons. Face à la médiatisation des risques, certains fabricants commencent à commercialiser des biberons sans BPA avec desrecommandations d’utilisation.
Récipients plastiques :
Ne pas les passer au micro-onde, même s’ils ne sont pas en polycarbonate ou s’ils sont
micro-ondables Transvaser leur contenu dans un récipient en verre ou une assiette
Limiter la consommation de conserves et de canettes de boisson avec un revêtement époxy. En particulier, éviter d’utiliser des préparations pour enfants conditionnées dans ces contenants.
Boîtes de conserves :Ne pas les réchauffer au bain-marie. Transvaser le contenu.
Bouteilles d’eau et bonbonnes : Préférer l’eau du robinet, en général de bonne
qualité.
Eviter aussi les carafes filtrantes qui favorisent une eau de mauvaise qualité microbiologique.
EVITEZ D’UTILISER UN RÉCIPIENT POUR AUTRE CHOSE QUE CE POUR QUOI IL EST FAIT.
PAR EXEMPLE, NE PAS STOCKER DE L’HUILE DANS UNE BOUTEILLE D’EAU.

OU EN SOMMES-NOUS EN FRANCE ?
Une loi interdisant totalement l’utilisation du Bisphénol A (BPA) dans les biberons en France a été adoptée en juin 2010.
Le texte est fondé sur les récentes études de l’AFSSA ainsi que sur des enquêtes de l’INRA (Institut
National de Recherche Agronomique) et de la revue « Environemental health perspectives ». Ces études et enquêtes « mettent en évidence l’impact du bisphénol A sur les troubles du comportement, la fertilité, le développement de cancers, le diabète et l’obésité ».
L’AFSSA a récemment rendu un rapport sur la période critique d’exposition des humains aux effets nocifs du Bisphénol, qui s’étend d’après ses conclusions à la période de la naissance à l’âge de trois ans (période, est-il besoin de le rappeler, pendant laquelle les enfants sont censés être supplémentés en lait maternisé, via un biberon, s’ils ne sont pas allaités naturellement.)
Mais que penser de l’utilisation de tous les autres plastiques alimentaires que nous utilisons dans notre quotidien ?


60 MC, 2016 + Théma ARTE.TV du 18 décembre. Documentaire "Jouets toxiques - Le danger invisible" de Tuan Lam, Joanna Michna et Nicole Probst. ref:


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