Sanofi refuse d’indemniser Un an et demi après la création du fonds Dépakine, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) a rendu ses premières décisions en faveur de l'indemnisation pour plusieurs familles d'enfants nés malformés ou touchés par des troubles du développement enraison de l'exposition in utero au Valproate de sodium (Dépakine, Dépakote, Dépamide, etc.), un antiépileptique. L'Oniam a d'abord déterminé si l'état de santé de l'enfant était bien lié au médicament, avant d'estimer, pour chaque dossier, la part des responsabilités entre l'État, les médecins et Sanofi, le principal laboratoire à commercialiser la molécule. C'est maintenant à ces trois protagonistes de proposer des indemnisations.
Sanofi a déjà annoncé sa décision de ne pas payer, au prétexte que sa responsabilité serait surestimée. l'industriel fait valoir qu'il a dûment informé l'administration des effets de son médicament, mais que ses demandes de modifications de la notice ont été plusieurs fois rejetées. Face à ce refus, il reviendra à l'Oniam d'indemniser Les victimes dans un premier temps, puis de se retourner contre Sanofi.