LUMIÈRE BLEUE 

Pas de quoi voir rouge ! (Que Choisir 03/2019)

Les alertes autour de la lumière bleue des écrans se multiplient dans Les médias. Pourtant, au vu des connaissances scientifiques actuelles, il n’y a pas de quoi s'inquiéter outre mesure.

Par FABIENNE MALEYSSON, avec AISSAM HADDAD 

Au travail ou pour vos loisirs, vous êtes souvent sur des écrans ?

Qui n’a pas entendu cette question au moment d'acheter une paire de lunettes? Le plus souvent, la réponse est oui! De nombreuses personnes travaillent sur ordinateur et, hors cadre professionnel, les adultes passent en moyenne 5 heures par jour à regarder des écrans. Immanquablement, l’opticien(ne) embraye alors sur les dangers pour l'œil de la lumière bleue avant de proposer des verres conçus pour s’en prémunir.

Un discours auquel beaucoup d’entre nous sont sensibles, déjà alertés par des informations pour le moins alarmantes qui font régulièrement le buzz. 

  • « La lumière bleue des écrans peut rendre aveugle » (passeportsante.net), 
  • «La lumière bleue des écrans provoque l'autodestruction de la rétine » (sciencesetavenir.fr). 
Des perspectives angoissantes qui incitent à s’équiper sans hésiter. Mais que savons-nous ? La question est : de très faibles doses tout au long d'une vie présentent-elles un risque ?

Le monde doit-il vraiment choisir entre renoncer à la révolution numérique et se préparer à une épidémie de cécité ?

LA LUMIÈRE BLEUE, QU'EST-CE QUE C’EST ?

Il s'agit d'une composante de la lumière visible par nos yeux.

Les différentes lumières que nous percevons ont un spectre lumineux qui leur est propre. Ce spectre est plus ou moins riche en diverses couleurs, du bleu au rouge en passant par le vert et le jaune, qui correspondent à différentes longueurs d'onde. La lumière émanant des écrans d'ordinateurs et de téléphones est particulièrement riche en bleu, tout comme celle des ampoules LED. Mais la lumière extérieure contient également beaucoup de bleu, même si le ciel est gris! Or, cette lumière naturelle est incomparablement plus intense. 

  • «En extérieur, nos yeux sont exposés à 100 à 200 fois plus de lumière que devant un écran dans une pièce sans fenêtre dotée d’un éclairage artificiel», précise Coralie Barrau, ingénieur de recherche en optique chez Essilor.

QUE SAIT-ON DES RISQUES POUR L'ŒIL ?

Des expériences en laboratoire montrent qu’en soumettant des cellules rétiniennes à un faisceau de lumière bleue, celles-ci subissent, via différents mécanismes, un vieillissement accéléré. Il est tentant d’en conclure que cette lumière peut être délétère et favoriser notamment la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Mais ces études sont menées avec des faisceaux d’une intensité très largement supérieure à celle qui émane des écrans. Celle-ci demeure très faible comme le confirme notre test, et sans commune mesure avec celle de la lumière du jour. 

  • Toute la question est de savoir si ces très faibles doses, reçues pendant des temps quotidiens d'exposition très longs et durant la vie entière, peuvent être nocives. 
Dans un rapport rendu en juin dernier, le comité d'experts européens chargé d'évaluer les risques émergents semblait sceptique: 

  • «il n'y a pas de preuve d'effets indésirables sur la santé dans des conditions normales d'utilisation pour la population générale en bonne santé. Il est reconnu que l'exposition aux radiations optiques venues des LED (éclairage et écrans, ndlr) est probablement insignifiante comparativement à l'exposition à la lumière naturelle, même si tout nouvel effet sur la santé doit être pris en compte. » 
Comme d’autres experts, le comité recommande cependant une prudence particulière chez les jeunes enfants, dont le système visuel est en voie de maturation jusqu’à trois ans environ. Une raison supplémentaire de leur proposer d’autres activités que celles sur écrans.

Pour résumer, aujourd’hui on constate une toxicité en conditions expérimentales. On ne peut pas dire si cela a une signification en conditions réelles et, si cela en avait, quelles seraient les conséquences concrètes. 

En tout cas, probablement pas celle de favoriser la DMLA si l'on en croit Éric Souied, chef du service ophtalmologie à l’hopital intercommunal de Créteil et président de la société savante Fédération France Macula:

  • «Ces expériences, dit-il, sont menées soit in vitro, soit sur des animaux dont les yeux sont maintenus ouverts et qui n'ont pas de macula, on ne peut donc en tirer aucune conclusion concernant la DMLA. D'ailleurs, toutes les études épidémiologiques ayant cherché à établir un lien entre cette maladie et l'exposition au soleil tout au long de la vie ont échoué. À ce jour, il n'existe pas de preuve d'effets indésirables sur la santé Elle est essentiellement d'origine génétique et les facteurs de risques environnementaux, bien connus aujourd'hui, sont le tabagisme et une alimentation trop pauvre en antioxydants. On ne peut pas faire croire aux gens qu'en portant des “verres protecteurs”, ils auront moins de risques d'être touchés. » 

Enfin, la sécheresse ou la fatigue oculaire ressenties devant un écran sont sans lien avec la lumière bleue.

ET LES AUTRES RISQUES POUR LA SANTE ?

Une composante de la lumière bleue, celle qui tire sur le turquoise, agit sur notre rythme chronobiologique. Elle est bénéfique dans la journée mais indésirable le soir, quand notre organisme est supposé se préparer à dormir et ne devrait donc pas être exposé à une lumière qui évoque pour lui le jour. Des expériences menées en conditions réelles montrent que consulter des écrans dans les heures qui précèdent le coucher peut perturber le rythme chronobiologique, en augmentant le délai avant endormissement, en diminuant le taux de mélatonine, l'hormone du sommeil, et en affectant la vigilance le lendemain. Or, notre horloge biologique commande de nombreuses fonctions, de la température corporelle à la pression artérielle en passant par différents processus cellulaires. Il est donc important de ne pas la dérégler. En revanche, l’éventuel effet sur la peau de la lumière bleue aux doses reçues devant nos écrans n’est pas documenté et l'intérêt d'utiliser une crème promettant de la bloquer demeure plus que douteux.

LES DISPOSITIFS DE PROTECTION SONT-ILS EFFICACES ?

Les verres de lunettes, en tout cas, ne le sont que très peu.

C'est ce qu’indique notre test et ce qu'ont conclu, selon un protocole différent, deux scientifiques grenoblois, Sylvie Zanier et Julien Delahaye, avec deux autres références de verre (disponible sur 123couleurs.fr/articles/lumièrebleue).

Comme nous ils ont constaté une efficacité très limitée, ce qui ne les à pas étonnés. «Ilest impossible de filtrer la lumière bleue avec un verre transparent. Pour absorber efficacement la composante bleue de la lumière, il faut un verre jaune, c'est une notion de physique tout à fait basique », explique Sylvie Zanier, professeure agrégée de physique à l’université Grenoble Alpes. Sauf que les verres jaunes sont inesthétiques et ne restituent pas fidèlement les couleurs. 

  • «Sans surprise, les tests que nous avons faits montrent que ces verres ne filtrent quasiment pas la lumière bleue des écrans», ajoute Julien Delahaye, chercheur en physique au CNRS (Centre national de la recherche scientifique). «De toute façon, les fabricants sont confrontés à un casse-tête : la lumière bleu violet, qui serait responsable d'un vieillissement prématuré de la rétine, devrait être filtrée en permanence, tandis que la bleu turquoise, qui a un impact sur le rythme veille-sommeil, ne devrait l'être que le soir. » Chez Essilor, on s'est concentré sur la lumière bleu violet.

Mais de l’aveu même du fabricant, ses verres ne la filtrent qu’à hauteur de 20%. Une performance bien modeste quand le site Internet de la marque parle de «protection optimale ». Autre révélation surprenante dans la bouche de Coralie Barrau : « Ce ne sont pas du tout des verres spécifiques pour les écrans, ils filtrent une partie de la lumière bleue quelle que soit la source. » Mais le marché de ceux qui utilisent ordinateurs, tablettes et smartphones, que ce soit pour des raisons professionnelles ou personnelles, est pléthorique et en expansion constante. Une cible marketing beaucoup plus intéressante que les agriculteurs ou les travailleurs du BTP, qui passent leur vie à l'extérieur.

COMMENT RÉAGIR DANS L'ÉTAT ACTUEL DES CONNAISSANCES ?

Si le danger éventuel représenté par la lumière bleue des écrans est encore très mal cerné, en particulier concernant la toxicité rétinienne, on peut souhaiter s’en prémunir par précaution, et surtout en préserver ses enfants. Des solutions simples et gratuites sont à la portée de tous.

Puisque les verres antilumière bleue ne la filtrent que très peu, il faut agir à la source. On peut diminuer la luminosité de son écran autant que faire se peut sans altérer le confort visuel. Ce qui, au passage, favorisera une décharge beaucoup plus lente de la batterie. Certains programmes intégrés dans les appareils le permettent (voir notre test).

D’autres abaissent la teneur en bleu, en particulier le soir pour minimiser l'impact des écrans sur le cycle veille-sommeil. C’est le cas de Night Shift sur iPhone ou de l’appli Flux pour les appareils sous Android (gratuit sur Google Play). Pour finir, lorsqu'on a le choix, rien de mieux, pour les adultes comme pour les enfants, de se détourner des écrans au profit d’autres activités. @& Que valent les solutions contre la lumière bleue ?

Nous avons évalué le niveau de luminosité de 9 écrans avec ousans filtre intégré, appli ou protection antilumière bleue.

SMARTPHONES, TABLETTES, ORDINATEURS: quelle est l'intensité de la lumière bleue qui en émane ?

Sur chacun des appareils testés, nous l'avons mesurée à l'aide d'un spectromètre en téléchargeant la page derecherche de Google et en réglant la luminosité au maximum.

Nous avons respecté la norme


IEC 62778 sur l'évaluation du risque lié à la lumière bleue. Ensuite, selon le même protocole, nous avons mesuré l'efficacité des filtres, soit disponibles sur les appareils, soit achetés séparément, ainsi que celle de deux paires de lunettes.


LA DURÉE D’EXPOSITION MAXIMALE est calculée en tenant compte du «temps avant dangerosité » exprimé par lanorme.

Cen'est pas une donnée à prendre au pied de la lettre, car l'état actuel de la science ne permet pas de savoir quel est l'effet exact de très faibles doses à long terme, ni si le fait de cesser le visionnage a un effet. Pour prendre l'exemple de l'iPad,onne regarde jamais l'écran 648 h d'affilée (27jx24h). Ces données servent toutefois à comparer les appareils


et aussi l'efficacité des filtres.

L'EFFICACITÉ DES FILTRES est exprimée, dans chaque fiche, en temps qu'il est possible de passer devant l'écran pour atteindre le même niveau d'exposition que sans filtre.

Selon que les couleurs sont restituées fidèlement ou moins bien (restitution aussi mesurée selon la norme),


nous portons une appréciation.

TABLETTES APPLE iPad


Pleine luminosité Durée d'exposition max.:27 jours Avec filtre


- Mode Night Shift: durée d'exposition max. x5 Efficacité: xx


Restitution des couleurs: SAMSUNG Galaxy Tab 3 Pleine luminosité Durée d'exposition max.:26 jours Avec filtre


- Mode luminosité auto: durée d'exposition max. x 47 Efficacité: xxx


Restitution couleurs: xxx - Appli Android Mode nuit de Leap fitness group: durée d'exposition max. x7 Efficacité: xx


Restitution couleurs: es deux tablettes testées L ont une intensité


lumineuse moyenne, moins élevée que la plupart des smartphones évalués mais deux à quatre fois plus que les ordinateurs. Sur Samsung Galaxy, il suffit de régler sa tablette en luminosité auto pour diminuer nettement l'exposition sans aucune modification des couleurs.

On peut aussi baisser la luminosité à sa guise sur iPad.

Enrevanche, les filtres Night Shift et l'appli Mode nuit de Leap fitness group jouent moins sur la luminosité mais leur utilisation se concrétise par un rendu bien plus jaune.

Logique, puisque c'est aussi sur la richesse en bleu de la lumière qu'ils agissent.

SMARTPHONES SAMSUNG Galaxy À 8 Pleine luminosité Durée d'exposition max.:31jours Avec filtre


- Luminosité auto: durée d'exposition max. x 34 Efficacité: xxx


Restitution couleurs: xxx - Filtre de lumière bleue Samsung: durée d'exposition max. x 2 Efficacité: x


Restitution couleurs: ASUS Zenphone 3 Pleine luminosité Durée d'exposition max.:14 jours Avec filtre


- Filtre bleu ZenUl: durée d'exposition max. x1,4 Efficacité: x


Restitution couleurs: *x APPLE iPhone 7


Pleine luminosité Durée d'exposition max.:10 jours Avec filtre


- Luminosité auto: durée d'exposition max. x1,7 Efficacité: x


Restitution couleurs:


- Écran de protection Force Glass: durée d'exposition max. x1,05 Efficacité: HR


Restitution couleurs: xxx LG G7 Thinq


Pleine luminosité Durée d'exposition max.:12 jours Avec filtre


- Luminosité auto: durée d'exposition max. x 85 Efficacité: xxx


Restitution couleurs: xxx x l'exception du Samsung


À Galaxy, les smartphones sont les appareils les


plus émissifs du test en pleine luminosité. Et les programmes «luminosité auto » ne sont pas toujours très efficaces: Apple et ASUS sont moyens sur ce point, d'autant quelarestitution des couleurs déçoit. En revanche, ceux de Samsung et surtout LG offrent une forte baisse de luminosité sans modification des couleurs. L'écran de protection pour iPhone «anti-lumière bleue » de Force Glass protège peut-être des chocs, mais son impact sur la lumière est quasi nul avec seulement 5% de temps gagné. À noter que, sur les iPhone récents, on peut également utiliser le filtre Night Shift (voir tablettes).

| ORDINATEURS DELL Latitude 3350 (ordinateur portable) Pleine luminosité


Durée d'exposition max.:57 jours


PACKARD BELL référence TJ75-JN-142 (ordinateur portable)


Pleine luminosité


Durée d'exposition max.:53 jours


DELL 27” Ultrafin LCD (écran ordinateur fixe) Pleine luminosité


Durée d'exposition max.:50 jours


Avec filtre


- Mode confort: durée d'exposition max. x2 Efficacité: xx


Restitution des couleurs: x rois ordinateurs ont | été testés. Ce sont les


appareils dont la luminosité est la plus faible.

Même si on ne peut pas généraliser à tous les ordinateurs, c'est une bonne nouvelle dans la mesure où ce sont des appareils qu'on n'utilise pas toujours par choix. De plus, le mode «confort » du Dell se montre assez efficace.

LES LUNETTES Elles sont décevantes Mêmesivousne portez pas de lunettes de vue, sivous passez votre journée de travail devant Un écran, vous serez peut-être tenté d'acheter une paire de lunettes affectées à cette activité. Plusieurs enseignes d'optique en proposent, dont Krys (eProtect au prix de 39 €) et Afflelou (Blueblock, 39 € aussi).

Nous avons testé ces deux paires en mesurant la différence entre l'intensité lumineuse émanant d’un écran d'ordinateur et d'unetablette sans, puis avec, ces verres filtrants.

Les résultats sont décevants: avec les Afflelou,on gagne 17% de temps d'exposition, avecles Krys 14%. Autrement dit, si le temps avant dangerosité calculé selon la norme est de 1 heure Sur Un écran, il sera de à peine 1h10 avec ces lunettes. Il était difficile pour nous de tester les traitements de verre Essilor, qui sont appliqués sur les lunettes de vue, caril aurait fallu mesurer sur les mêmes verres avec et sans traitement. Mais le fabricant lui-même avance une efficacité de 20 % pour ses verres Eye Protect System, en phase avec nos résultats sur ses concurrents.Côté prix, il annonce un surcoût de 15 à 20 € par paire. Les programmesinstallés d'office sur les appareils et les applications gratuites sont bien plus efficaces que tous ces dispositifs payants.

Sciences et avenirs



L'exposition à la lumière bleue provoque la formation de molécules chimiques toxiques pour la rétine, ce qui favoriserait le risque de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).

Critiquée pour ses méfaits sur le sommeil, la lumière bleue des écrans des appareils numériques, pourrait également nuire à la santé oculaire et causer dommages irréversibles. Une nouvelle étude parue dans la revue Nature met en garde contre l'exposition à la lumière bleue. Celle-ci pourrait favoriser le risque de cécité nocturne et de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Cette maladie invalidante se caractérise par la dégradation d'une partie de la rétine (la macula), pouvant mener à la perte de la vision centrale.

Le Dr Ajith Karunarathne, un des chercheurs de l'Université de Toledo dans l'Ohio (Etats-Unis) auteurs des travaux, explique les humains sont continuellement exposés à la lumière bleue mais que la cornée et le cristallin de l'œil ne peuvent ni la bloquer ni la refléter. Problème, l'exposition prolongée à la lumière bleue provoque la formation de molécules chimiques toxiques pour les cellules photoréceptrices, le tissu photosensible de la rétine, selon les chercheurs.

Les cellules de la rétine aident à convertir la lumière en signaux électriques qui voyagent ensuite le long du nerf optique jusqu'au cerveau, où les informations sont traitées par le cortex visuel. Sans la rétine et ses cellules photoréceptrices, les informations visuelles ne peuvent être traitées correctement, explique l'étude. Or l'étude montre que la lumière bleue affecte le rétinal, une molécule produite par les cellules photoréceptrices.

Pour s'en rendre compte, les chercheurs ont exposé le rétinal aux lumières bleues, rouges, jaunes et vertes. Le contact avec la lumière bleue a déclenché une réaction néfaste pour le rétinal : celui-ci s'est mis à libérer des molécules chimiques toxiques qui tuent les cellules photoréceptrices. " Si vous faites briller la lumière bleue sur la rétine, le rétinal tue les cellules photoréceptrices", a déclaré Kasun Ratnayake au site Mother nature network. Or les cellules photoréceptrices ne se régénèrent pas dans l'œil. Une fois qu'elles sont mortes, "elles sont mortes pour de bon", pointe un autre chercheur.

"Ce n'est un secret pour personne que la lumière bleue nuit à notre vision en endommageant la rétine de l'œil", observe le Dr Ajith Karunarathne. "Nos expériences expliquent comment cela se produit, et nous espérons que cela conduira à des thérapies qui ralentissent la dégénérescence maculaire, comme [par exemple] un nouveau type de collyre", conclut la scientifique.

DES LUNETTES FILTRANTES POUR SE PROTÉGER DE LA LUMIÈRE BLEUE

Comment se protéger contre la lumière bleue ? Les chercheurs recommandent d'éviter de regarder les téléphones portables ou les tablettes dans le noir et de porter des lunettes qui filtrent la lumière bleue.