Aliments: Alcool

Science et Avenir

L'alcool est-il cancérogène ?

Cela fait plus de trente ans que l'alcool est classé comme agent cancérogène de groupe 1 (« certain ») pour l'humain par le Centre international de recherche sur le cancer (Cire). Une fois ingéré, l'éthanol, présent dans les boissons alcoolisées, est dégradé par les cellules du foie (hépatocytes) et transformé en acétaldéhyde puis en acétate

Or des travaux britanniques de l'équipe du biologiste Ketan Patel de l'université de Cambridge, ont montré que ces derniers pouvaient endommager l'ADN cellulaire. Mais d'autres mécanismes sont à l'œuvre comme la production de radicaux libres, très réactifs, responsables de réactions inflammatoires — potentiellement à l'origine de tumeurs — ou de modifications des concentrations d'hormones sexuelles: l'augmentation du taux d’œstrogènes devient ainsi un facteur de risque de cancer du sein. 

Très récemment, une étude menée chez la souris, publiée dans la revue Nature par la même équipe du laboratoire de biologie moléculaire, vient de montrer que l'alcool agit aussi sur les cellules souches sanguines en modifiant leur ADN et en empêchant ainsi sa réparation.

Tous les alcools se valent-ils ?

Quel que soit le type d'alcool consommé dans un verre « standard », qu'il s'agisse d'un demi de bière (25 cl), d'un verre de whisky 5 cl), d'un ballon de vin ou d'une coupe de champagne (10 cl), tous contiennent la même quantité d'alcool pur, soit environ 10 grammes (une unité d'alcool). 

Le risque est donc strictement le même. L'indication en degré (ou en %) que l'on trouve sur les bouteilles correspond quant à elle à la quantité d'alcool pur contenue dans 100 ml, Ainsi, dans 100 ml de whisky, une boisson qui affiche 40°, on trouve 40 ml d'alcool pur. Plus le degré d'une boisson est élevé, plus celle-ci est donc concentrée en alcool.
Les puristes pourront calculer leurs doses d'alcool en multipliant le volume (en centilitres) de leur verre par le degré d'alcool, puis en multipliant ce total par 8 et en le divisant par 1000. Ainsi, une bouteille de bière à 10° (50 cl) représente 4 unités d'alcool, soit quatre verres standards. Mais attention, les étiquettes sont parfois trompeuses ! 

Une étude (1) de l'université de Californie (États-Unis) menée en 2015 sur 127000 bouteilles produites à travers le monde suggérait que le degré d'alcool contenu dans le vin est souvent supérieur à celui indiqué sur l'étiquette :+ 042 % en moyenne pour 60 % des bouteilles analysées avec un décalage parfois important (1,5 %). En outre, les verres « maison » sont en général plus généreusement servis que les verres « standards »!

Peut-on vraiment boire un verre d'alcool par jour ?

N'en déplaise aux adeptes des pouvoirs protecteurs du verre quotidien, la plupart des études (2) le martèlent: la consommation d'alcool, même modérée, est associée à un risque accru de cancer. La controverse est toutefois nourrie régulièrement par la publication d'autres travaux (3), plus tolérants.
Néanmoins, une très vaste étude récente (4), publiée dans la revue The Lancet, enfonce néanmoins le clou. Menée dans 195 pays et soutenue par la Fondation Bill & Melinda Gates, elle a permis aux épidémiologistes de calculer avec précision l'impact d'une consommation quotidienne :

918 personnes. sur 100'000 buvant un seul verre d'alcool par jour seront touchées par un cancer chaque année contre 

914 chez les non-buveurs. 

Cela peut paraître modeste, mais le chiffre monte à:

977 personnes à 2 verres, et à:

1252 à 5 verres. 

En France,en 2017, les recommandations — pas plus de 2 verres par jour — ont été revues à la baisse. Pour rappel. 15000 personnes décèdent chaque année des suites d'un cancer en lien avec l'alcool, dont les localisations sont variables (bouche, pharynx, larynx, œsophage, foie, sein, côlon, pancréas). 

DOIS-JE BANNIR L'ALCOOL DURANT MON RÉGIME MINCEUR ?

L'alcool pose des problèmes sur tout un tas de plans. En dehors de leurs RO SENTE OENNENNOETE coolisées ne vous coupent pas la CETTE TTO TOR LNT SeLTO LT 2e CA manger — à moins de boire jusqu’au coma. Pire encore, l’alcool diminue la capacité de votre corps à brûler les lipides et l’incite à les stocker. L’alcool peut aussi faire baisser votre production de testostérone et d’hormones de croissance, les deux contribuant à brûler les lipides. Une étude portant sur plus de 15 000 hommes et femmes, menée par l’Institut national sur l’abus d’alcool et l’alcoolisme, aux États-Unis, a montré que les gens qui boivent moins d'alcool ont tendance à mieux s’alimenter.
Mais ce n’est pas tant le choix de la COCO TTEEUNTIONTOEENENT de boire. Dans les pays où l’on boit la bière comme du vin (lentement, à petites gorgées, en mangeant), le vin perd son prétendu avantage nutritionnel. Une explication vraisemLAURENT ENT: de cette façon mangent sans doute de la même manière, ce qui les fait CRT TRE OU ORE UT CUT 

Quel est l'impact réel de l'alcool 

PAR MARK GILBERT, NUTRITIONNISTE DIÉTÉTICIEN 

SI VOUS ÊTRE SOUCIEUX DE VOTRE CONDITION PHYSIQUE ET DE VOTRE SANTÉ, vous savez que vous devez passer plus de temps à la salle qu'au bar, mais la plupart des pratiquants de musculation aiment les soirées arrosées. En fait, plusieurs grandes études montrent que:
  •  les gens qui font plus d'exercice boivent aussi plus d'alcool, et les chiffres révèlent que plus on fait d'exercice, plus on boit (ou plus on boit, plus on fait d'exercice, selon l'angle que l’on adopte).
Une importante étude réalisée en 2014 sur la santé reproductive des hommes a montré une corrélation directe entre le taux de testostérone total et libre et la quantité d'alcool consommée. Les sujets ayant un taux de testostérone plus élevé buvaient plus (ou à nouveau, ceux qui buvaient plus avaient un taux de testostérone plus élevé).

D'un autre côté, on sait que l'alcool entrave la prise de masse et de nombreux articles ont été consacrés à ses effets négatifs sur la récupération. Il a aussi des effets sur la santé, qui peuvent être positifs ou négatifs, selon qu’on aime savourer quelques verres de vin ou de bière par semaine ou faire le plein de tequilas paf. 

Il est maintenant relativement clair que pendant au moins quelques heures après la consommation d'alcool, la construction musculaire s'arrête. On a longtemps ignoré si cela se produisait vraiment, et dans quelle mesure, mais des recherches assez récentes apportent quelques éléments de réponse. 

De nombreux lecteurs auront entendu parler du mTOR. C’est la célèbre protéine stimulée par les hormones et nutriments alimentaires qui active d’autres molécules intervenant dans la construction des protéines, et donc (entre autres) du muscle. Le mTOR est souvent présenté comme le déclencheur magique et tout-puissant de la synthèse protéique, ou processus de construction musculaire, et dans des circonstances normales, c'en est en effet la voie principale. Les études ayant des résultats contradictoires sur l'effet de la consommation d'alcool sur le mTOR, on ignorait si l'alcool diminuait vraiment la synthèse protéique.

Cependant, d’autres études s'intéressant aux voies en aval du mTOR ont montré une interruption de la construction des protéines. Plus spécifiquement, la traduction des protéines et l'élongation peptides par les ribosomes, qui passent sans doute par la suppression de pS6K1 et de 4E-BP1, sont fortement entravées par l'alcool.
L'étude la plus récente qui semble montrer un tel effet a été réalisée par les scientifiques de la faculté de physiologie cellulaire et moléculaire de l’école de médecine de Penn State. Ils ont exposé des souris à un exercice avec charge, ont donné de l'alcool à la moitié d’entre elles deux heures plus tard, et ont examiné toutes les grandes voies qui stimulent la synthèse protéique dans le muscle deux heures après la consommation d’alcool.
Comme on pouvait s'y attendre, les souris qui n'avaient pas bu d’alcool ont affiché une augmentation substantielle de la synthèse protéique, mais cela n’a pas été le cas pour les souris légèrement éméchées. Comme nous l'avons déjà dit, aucune des autres voies de signalisation du mTOR n'a été touchée.

Maintenant que nous savons ce qui se passe chez les souris à jeun (l'estomac vide), qu’en est-il des hommes habitués aux séances lourdes suivies d’un shake protéiné ?
Heureusement, j'ai trouvé une étude capable de nous éclairer à ce sujet. Des experts en science du sport du Canada, de l'Australie et du Royaume-Uni ont demandé à des sujets de réaliser trois séances d'entraînement de résistance avec des charges lourdes, l'une après avoir consommé des protéines, la deuxième de l'alcool et des protéines et la troisième de l'alcool avec des glucides. Les sujets ayant pris des glucides avec de l'alcool affichaient une synthèse protéique 37% inférieure à celle des sujets ayant consommé des protéines sans alcool. Quand ils prenaient de l'alcool avec des protéines, la synthèse protéique diminuait de 24% par rapport aux protéines sans alcool.

La même séance a été réalisée à chaque fois: elle consistait en huit séries de leg extension avec des charges lourdes suivies d'environ une heure d’intervalles très intenses au vélo stationnaire. Aucun doute, cela suffirait à entraîner une réaction majeure au niveau de la prise de masse et de la réparation musculaire ! Juste après, ils ont pris soit : 
  • 1) 25 g de whey, puis une autre dose quatre heures plus tard ; ou 
  • 2) 25 g de whey, puis une autre dose quatre heures plus tard, mais avec l'équivalent d'environ 12 verres de vodka orange ; 
  • 3) 25 g de whey, puis une autre dose quatre heures plus tard, mais avec des glucides au lieu des protéines. 
La synthèse protéique a été mesurée pendant les 8 heures qui ont suivi la séance. Le plus avec cette étude, c’est qu’elle a mesuré la construction musculaire réelle, et pas le mTOR.

Quand on considère l’activité dans le muscle après un exercice intense avec des charges lourdes, il est conseillé de limiter la consommation d'alcool après la séance si on souhaite optimiser la récupération et la prise de la masse.

Alcool et Testotérone 

il existe plusieurs rapports sur les effets de l'alcool sur la testostérone.
Une énorme étude sur 8 000 hommes a révélé que:
  • les gars qui boivent le plus affichent le taux de testostérone le plus élevé (à la fois actif et total). 
Les auteurs de l'étude suggèrent que c'est dû au fait que l'alcool altère le métabolisme de la testostérone dans le foie. 

Deux études croisées sur les humains ont montré une élévation significative de la testostérone et de la testostérone libre après la consommation d'alcool, et l’une d’entre elles comprenait une séance d'exercice de résistance. 
Une autre étude, qui s’intéressait au taux de testostérone après un effort intense, ne décelait aucun changement de la testostérone chez les sujets ayant ou non bu de l'alcool. 

Si la testostérone augmente après la consommation d'alcool, comment expliquer la baisse de la synthèse protéique ? Après tout, nous savons que la testostérone est l'un de ses plus puissants stimulateurs

Je n’ai pas trouvé de données sur les humains, mais en revanche, une étude sur les rats montre qu’une consommation d’alcool chronique très élevée réduit substantiellement le nombre de récepteurs androgènes dans les fibres musculaires de type IIb à contraction rapide

Cela pourrait expliquer le taux de testostérone élevé sans stimulation de la synthèse protéique: une diminution du nombre de récepteurs androgènes pourrait éliminer les effets de l'augmentation du taux de testostérone. L'alcool entravant aussi les actions anabolisantes de l'insuline et de l'IGF-1, cet effet pourrait-il bloquer l'élévation du taux de testostérone ?
 
Il est intéressant de noter qu’une étude a utilisé une consommation d'alcool ‘modérée’, soit environ un litre de bière pour un gabarit normal (la plupart des études utilisaient une quantité au moins deux fois supérieure). Elle n’a décelé aucun effet sur les mesures de récupération de la performance musculaire.

Enfin, l'étude qui était peut-être la plus intéressante se penchait sur la prise de masse réelle chez les souris plus de deux semaines après que les rongeurs aient subi une opération spéciale pour retirer une partie des muscles de leur jambe. Elle a révélé des adaptations très fortes, dont une synthèse protéique très élevée pour rebâtir rapidement le muscle.
Toutes les souris ont suivi le même régime, mais la moitié d’entre elles ont consommé une partie substantielle de leur régime sous forme d'alcool. En dépit du fait que l'alcool stoppe complètement la synthèse protéique chez les souris soulevant des charges lourdes, le groupe ayant pris de l'alcool a connu une prise de masse équivalente à celle du groupe sans alcool. Cela semble démontrer que la réponse à une blessure causant de forts dégâts musculaires ne peut pas être stoppée par une importante consommation d'alcool (chez les souris, tout du moins).

ALCOOL ET SANTÉ

De nombreuses recherches, y compris des réévaluation d’études antérieures, montrent cl qu'une consommation d’alcool modérée est associée à une vie plus longue et plus saine. L'incidence de
  • cardiopathies, 
  • de diabète et de 
  • plusieurs formes de cancer 
est plus faible chez les buveurs modérés (un à trois verres par jour) que chez ceux qui s’abstiennent complètement. 
Cependant, il faut savoir que la consommation d'un grand nombre de verres par jour a un impact négatif sur la santé.

Certains types d’alcools ont des avantages spécifiques: la bière, le cidre et le vin (surtout le vin rouge) contiennent plusieurs nutriments, polyphénols et autres substances chimiques.
Le vin, et dans une certaine mesure la bière, ont fait l'objet d'études qui ont montré qu'ils offrent certains avantages. En fait, c’est ironique, mais la recherche suggère que le vin rouge pourrait même être bon pour le foie (à nouveau, avec une consommation modérée), sans doute à cause de sa teneur en resvératrol.

De quoi sommes-nous certains ? 

  1. Une forte consommation d'alcool réduit substantiellement ou même élimine la construction musculaire qui se produirait sinon dans les heures suivant un exercice de résistance intense ; 
  2. Contrairement à ce que suggèrent de nombreux articles, la consommation d’alcool semble élever le taux de testostérone et une consommation régulière plus élevée est associée à un taux de testostérone plus élevé ; 
  3. La récupération de la performance réelle après un effort intense pourrait diminuer après la consommation d'alcool, mais la plupart des études ne vont pas dans ce sens ;
  4. Une consommation d'alcool modérée est bonne pour la santé et la longévité, mais une consommation plus importante a l'effet opposé. 
Le plus important, c'est ce que nous ne savons pas. 
  • La majorité de ces études utilisant des doses d'alcool relativement élevées, nous ignorons si le même effet se retrouve à des doses moins importantes, et dans ce cas, son ampleur.
  • Nous ne savons pas si le corps dispose d’un mécanisme de compensation entraînant la stimulation de la synthèse protéique une fois l'alcool métabolisé, ce qui pourrait avoir un impact sur la prise de masse nette. 
  • Nous ne savons pas non plus l'importance que doit avoir le stimulus de dégradation musculaire pour causer une réponse tellement puissante qu’elle résiste à l'alcool, mais un seuil semble exister, car les souris ayant subi des modifications chirurgicales ont pris du muscle en dépit de la consommation d'alcool.
Il semble donc qu'une consommation d'alcool modérée n’a pas d'effet réel sur la prise de masse tant que l'entraînement est intelligent et intense et qu'on suit un bon plan de nutrition et de supplémentation.

D'un autre côté, boire plusieurs verres après l'entraînement a sans doute des effets au moins modérés sur le taux de construction et de réparation musculaires, car une séance de musculation lourde et intense peut stimuler la synthèse protéique pendant plusieurs jours. Il est donc peut-être recommandé d'éviter une consommation d'alcool excessive un à trois jours après une séance lourde pour éviter tout impact sur les résultats. Si vous devez boire, il vaut donc sans doute mieux vous limiter à un ou deux verres par jour. Enfin, on me demande souvent si l'on peut se prendre une belle cuite de temps en temps, et si cela risque d’entraver les gains. En fait, ce n’est pas certain, mais j'ai passé les 30 dernières années à m'entraîner, à travailler comme coach et à parler avec des athlètes et des experts, et je pense qu'une soirée un peu trop arrosée par semaine n’a pas d'impact sur les résultats, à moins qu’elle n’oblige à rater une séance. En fait (ne dites pas que je vous l'ai dit), je connais un ou deux bodybuilders et des athlètes de physique célèbres qui aiment bien se prendre une ou deux cuites par semaine, et d’autres se laissent aller encore plus souvent. 

dimanche 25 novembre 2018

  « Selon des études récentes, si un petit verre quotidien n'a pas d'effet néfaste sur votre santé, boire sans modération peut entraîner le durcissement de vos artères. Il a été démontré que vous descendre deux bières bien fraîches ou savourer un ou deux cocktails pouvait contribuer à votre santé cardiaque, mais aller plus loin - c'est-àdire plus d’un ou deux verres par jour = peut augmenter votre risque de pression artérielle, d'obésité et d'attaque. Une étude récente a montré que le fait de boire sans modération pouvait également rigidifier les parois artérielles, augmentant ainsi le débit sanguin et le risque de maladie cardio-vasculaire. Les chercheurs ont analysé les habitudes en matière d'alcool de près de 4000 Anglais sur une période de vingt-cinq ans et ont découvert qu'une consommation modérée était liée à une diminution du risque de maladies cardio-vasculaires, tandis qu'une consommation immodérée - plus de 11 centilitres d'alcool pur par semaine - produisait l'effet inverse. » Men's