Aliments: Poissons

Men's, 60MC, Science et Avenir;

Les experts du World Cancer Research Fund (WCRF) suggèrent un lien entre la consommation de poisson et une diminution du risque de cancer colorectal et du foie. Cet effet protecteur, non encore avéré, pourrait être lié à la présence:

  • de vitamine D et de sélénium ainsi que 
  • des acides gras polyinsaturés (oméga 3), comme l'acide eicosapentaénoïque (EPA) et l'acide docosahexaénoïque (DHA). Ces derniers pourraient moduler la production d'eicosanoïdes inflammatoires (dérivés d'oméga 6), atténuer le stress oxydatif et réduire la croissance des cellules tumorales. 
Le poisson doit être consommé au moins deux fois par semaine, en alternant:
  • poissons maigres (cabillaud, julienne, merlan, lieu noir) et 
  • ceux à forte teneur en EPA et en DHA (sardines, maquereau, hareng, etc) 
Mieux vaut privilégier les produits issus de la pêche responsable pour préserver la biodiversité et éviter les produits pouvant être contaminés par:
  • des dioxines et les PCB (anguille, silure, carpe) ou par 
  • du méthyl-mercure (lotte, bar, raie, thon, dorade, sabre).


Maquereaux et sardines.

Poissons gras les moins pollués (issus de la pêche plutôt que de l'élevage), ils procurent des oméga 3 et sont l’une des rares sources alimentaires de vitamine D.

et les autres devenus toxiques

de pire en pire: sauvage, élevage du chili, élevage, élevage de Norvège, eau douce -catastrophique- !

Choisissez des poissons jeunes et petits, moins susceptibles d'accumuler les contaminants, retirez La peau, le gras des filets et les viscères avant la cuisson : ils renferment la plus grande quantité de contaminants. Cuisez Les poissons sur un gril ouvert, qui permet à la graisse de s'écouler. Faites cuire à cœur Le poisson frais, afin de tuer les parasites. Diversifiez Les origines et Les espèces (poissons sauvages et d'élevage, poissons maigres et gras). Cela permet de ne pas cumuler les mêmes produits dangereux.

La méfiance s'est installée : en 2013, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a tiré la sonnette d'alarme, recommandant de se limiter à 2 repas de poisson par semaine.

DES COQUILLAGES MALADES DE LEUR ENVIRONNEMENT

En 2016, les produits de la mer étaient responsables de 15 % des toxi-infections alimentaires collectives signalées aux agences régionales de santé, ce qui reste relativement modeste. 
Mais les coquillages, à eux seuls, étaient à l'origine d'un tiers des infections alimentaires par virus ! 
Le risque d'infection le plus courant provient des norovirus, qui provoquent des gastro-entérites, les rotavirus, l'hépatite.

UN RÉSEAU DE SURVEILLANCE MIS EN PLACE PAR L'ÉTAT 

Pour limiter le risque, la contamination d'origine fécale des zones de production est étroitement surveillée par le Réseau de contrôle microbiologique (Remi) de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), qui contrôle environ 400 points du suivi sur les côtes françaises et permet leur classement par les services de l'État en 3 catégories : 
À, les coquillages sont propres à la consommation ; 
B, ils doivent être purifiés en trempant dans des bassins ; 
C, ils sont interdits à la vente. 
Cela assure, par exemple, que les produits mis sur le marché ne seront pas contaminés par des salmonelles.

D'autres services de l'Ifremer, les réseaux de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (Rephy et Rephytox), se chargent de contrôler la présence des microalgues toxiques et des toxines dans les coquillages de nos littoraux. Leurs données sont publiées sur Internet (Envlit.ifremer.fr/resultats/syntheses_et_outils) et transmises à l'Administration, qui se charge d'interdire la pêche en cas de dépassement des seuils réglementaires. Car certaines de ces microalgues ont des effets dévastateurs — et la cuisson n'a aucun effet sur elles. Elles se répartissent en 3 familles, qui prolifèrent le plus souvent l'été, avec l'augmentation de la température des eaux. Les plus courantes, les Dinophysis, présentes sur l'ensemble du littoral, notamment en Bretagne, provoquent de simples gastroentérites. Mais les A/exandrium produisent des neurotoxines paralysantes et peuvent se révéler mortelles pour le consommateur. || en existe deux espèces, l'une vivant du côté des côtes bretonnes, l'autre dans l'étang de Thau (Hérault. Enfin, les microalgues Pseudo-nitzschia peuvent entraîner des troubles neurologiques, dont une amnésie irréversible. Elles sont surtout présentes au large de la Normandie et de la Bretagne Sud, où elles affectent les coquilles Saint-Jacques.

LES PLASTIQUES SE RETROUVENT DANS L'ASSIETTE 

Outre ces risques “immédiats” —la maladie se déclenche juste après l'ingestion, ou dans les 2 jours pour les norovirus —, il faut compter avec des effets plus insidieux, comme l'accumulation de contaminants tels que les microplastiques dans l'organisme des consommateurs réguliers.
puisque environ 8 millions de tonnes de plastiques sont chaque année rejetées dans l'océan, parmi lesquels 1 % de microplastiques (de moins de 5 mm). Selon une étude menée à l'université de Gand (Belgique), les consommateurs de fruits de mer, en particulier d'huîtres et de moules, peuvent ainsi ingérer jusqu'à 11 000 fragments de plastique par an. Si 99 % d'entre eux sont éliminés, le reste passe dans le sang et s'accumule dans le corps. L'effet à long terme est encore mal connu, mais on craint des dommages sur le système hormonal.

LES REJETS DE L'INDUSTRIE CONCENTRES DANS LES EAUX

En outre, ces plastiques peuvent servir de support à d'autres polluants organiques persistants (POP), dont ils accroissent la concentration non seulement dans les coquillages, mais aussi dans les poissons qui les absorbent. Parmi ces POP figurent des hydrocarbures rejetés dans l'eau de mer, notamment lors des dégazages, dont l'ingestion répétée à long terme est potentiellement cancérigène, et aussi les polychlorebiphényles (PCB), des isolants électriques utilisés dans l'industrie, cancérigènes probables et perturbateurs endocriniens, interdits en France depuis 1987 mais encore présents dans de nombreuses rivières.

L'activité industrielle présente ou passée est en effet l'un des facteurs principaux de contamination des poissons et des coquillages : les produits toxiques imprègnent les sols, puis ils s'écoulent dans les rivières proches et finissent par rejoindre la mer. C'est pourquoi l'embourchure des grands fleuves peut présenter des teneurs préoccupantes en PCB ou métaux lourds, les bassins français le plus concernés étant Rhône-Méditeranée et Seine-Normandie.
Dans la baie de Seine, par exemple, il arrive que la pêche soit ponctuellement interdite par arrêté préfectoral. Au niveau européen, la mer Baltique, aux abords très urbanisés, est particulièrement polluée du fait de la stagnation de ses eaux. Dans un rapport de 2012, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a ainsi estimé que ses harengs, saumons et truites étaient plus contaminés par les PCB que ceux des autres régions.

LES MÉTAUX LOURDS POLLUENT EN SURFACE ET EN PROFONDEUR 

Les métaux lourds rejetés par l'industrie (exploitation minière, métallurgie...) constituent en effet une autre pollution préoccupante qui touche les coquillages comme les poissons. En particulier, le methylmercure peut, à haute dose, avoir un effet toxique sur les systèmes nerveux, digestif et immunitarre, ainsi que sur les poumons et les reins. Une étude menée entre 2006 et 2011 dans l'Atlantique Nord, l'une des principales zones de pêche pour le marché français, a montré des teneurs anormalement élevées, non seulement dans les eaux de surface, mais aussi dans les eaux profondes.
« Depuis la révolution industrielle, le développement exponentiel des activités humaines a fait tripler la concentration en mercure dans les eaux de surface des océans », précisent les chercheurs. 
D'autres métaux lourds se retrouvent dans les mers et les océans, comme le plomb et le cadnium Bien qu'inférieures aux seuils, des teneurs importantes en plomb, perturbateur endocrinien, ont été observées dernièrement dans la rade de Brest ou du côté de Toulon, et de fortes teneurs en cadmium, toxique pour les reins, ont été enregistrées dans la Gironde.

LES AUTORITÉS DE SANTÉ APPELLENT À LA PRUDENCE 

Tous les animaux marins ne sont pas égaux face à ces substances, qui présentent la particularité de s'accumuler dans les poissons gras et les espéces prédatrices.
C'est pourquoi l'Anses recommande d'en limiter la consommation, notamment pour les personnes fragiles. Ils sont par exemple fortement déconseillés aux femmes enceintes, car le méthyimercure menace le développement de l'enfant à naître. Cette recommandation a été renouvelée en décembre 2017 par l'agence Santé publique France, qui s'est alarmée des niveaux d'imprégnation des femmes enceintes françaises par le mercure et l'arsenic, supérieurs à ceux d'autres pays. L'organisme attribue ces résultats à des « différences de comportement {consommation de produits de la mer) ».
Du côté des coquillages la probabilité d'accumuler des polluants chimiques dépend de plusieurs facteurs. Tout d'abord, du taux de filtration, qui varie en fonction de l'espèce (il est plus important pour les huîtres que pour les moules, par exemple), de l'âge (les individus jeunes filtrent davantage que les plus vieux), de la maturité sexuelle (le taux de filtration est maximal à la fin de l'hiver et au début du printemps). L'environnement de l'animal joue aussi : les fouisseurs (coques, palourdes), qui vivent dans les fonds marins riches en sédiments, accumulent davantage de particules que ceux qui vivent sur des rochers.
Pour l'ensemble de ces contaminations chimiques, les concentrations les plus fortes dans les coquillages se trouvent en hiver, lorsqu'ils sont “maigres” et elles sont minimales à la fin de l'été, quand l'émission de semence éjecte les polluants. 
« Mais tous les polluants que nous suivons déclinent depuis le début des mesures, dans les années 1980, rassure Anne Grouhel, chargée du Réseau d'observation de la contamination chimique (Rocch) à l'Ifremer. Et la pêche étant interdite dans les zones trop polluées, il est normalement impossible de trouver des coquillages dépassant les seuils de contamination dans le commerce. »
En revanche, la prudence est de mise si vous pratiquez la pêche à pied : renseignez-vous auprès de votre agence régionale de santé, chargée de surveiller les principales zones de pêche récréative. Les résultats pour la Bretagne sont consultables sur le site Pecheapied-responsable.fr.

LE POISSON D'ELEVAGE EST-IL PLUS RECOMMANDABLE ?

Pour contoumer la pollution des milieux naturels, estäl judicieux de se tourner vers les poissons d'élevage ? 
Pas forcément. Car si on trouve, en règle générale, davantage de polluants tels que les métaux lourds dans les poissons prédateurs sauvages, il y a plus d'intrants, tels que dans les poissons d'élevage.

Ainsi, notre enquête de 2014 sur le saumon mettait en évidence des pesticides dans 5 des 7 échantillons d'élevage testés. 
Une nouvelle enquête, que nous avons menée en 2016 a même mis en évidence la présence de pesticides dans les pavés de saumon bio... et une contamination au mercure, bien qu'en deçà de la limite réglementaire (0,5 mg/kg de poisson frais), plus importante pour les saumons bio que pour les autres ! Est en cause leur alimentation riche en farines et huiles de poissons, qui concentre les polluants. On trouve notamment dans cette nourriture l'éthoxyquine, un conservateur dont l'innocuité n'est pas prouvée : en 2015, un rapport de l'Efsa concluait que l'on manquait de données pour estimer son risque.

VERS UNE DIMINUTION DU RECOURS AUX ANTIBIOTIQUES 

Les pratiques varient cependant d'un élevage à l'autre. Faut-il, dans ce cas, privilégier une origine précise ? 
En 2013, les élevages de saumon de Norvège — premier fournisseur du marché français — ont par exemple été épinglés pour leur utilisation contre le pou de mer du diflubenzuron, un pesticide interdit en France en raison de ses effets potentiellement cancérigènes. On les a aussi accusés d'exposer leurs poissons à des pesticides issus de l'agriculture intensive en les nourrissant à l'aide de végétaux tels que le soja. Mais, depuis ce scandale la filière a réagi, privilégiant la nourriture à base d'huiles de poissons et éliminant pratiquement l'usage des antibiotiques. Les élevages français suivent le mouvement : en 2016, la pisciculture française a consommé 2,54 t d'antibiotiques, contre 5,55 t en 2006.

VARIER LA CONSOMMATION POUR LIMITER LES RISQUES

Une évolution salutaire quand on sait que « l'excès d'utilisation des antibiotiques en aquaculture [...] augmente la susceptibilité aux infections et la présence de bactéries antibiorésistantes » chez l'homme, d'après l'Académie de pharmacie. Plus que la provenance, ce sont les conditions d'élevage (intensif où non, nature de l'alimentation et des traitements sanitaires) qui déterminent la qualité d'un poisson. Mais, afin de “diluer" le risque d'accumuler un même contaminant, il est recommandé de varier les lieux d'approvisionnement ainsi que les espèces consommées. #

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Comment puis-je préparer du poisson sans me servir de graisse ?
Comparé à la viande, le poisson est pauvre en graisse. Pour préserver cette qualité, faites-le cuire au four en papillote avec des légumes, du citron, des fines herbes et du vin blanc. Un cuiseur-vapeur est un autre excellent mode de cuisson.

2013-Quels poissons manger ?

Au nom de ses atouts nutritionnels, il faudrait régulièrement manger du poisson. Sauf qu’il n'est désormais plus question d’en abuser, en raison de risques de surexposition aux contaminants chimiques. 
  • Méthylmercure, 
  • arsenic 
  • et autres métaux lourds, 
  • polychlorobiphényles (PCB), 
traces de pesticides... nombre de polluants, du fait de leur persistance dans l’environnement global, sont susceptibles de se retrouver dans la chair des poissons sauvages, en particulier ceux qui se situent en fin de chaîne alimentaire. Or ces substances ingérées en excès ou sur le long cours peuvent avoir diverses conséquences sur la santé ; c'est le cas du mercure, reconnu toxique pour le système nerveux de l’homme.

La surpêche

L'avis publié en juin 2013 par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), préconise de ne pas consommer « plus de deux portions par semaine », dont un poisson gras (saumon, thon, maquereau, hareng, sardine).  Il en va autrement du point de vue de la direction des affaires maritimes et pêches de la Commission européenne qui considère que dans les mers européennes, 
«trois stocks de poissons quatre sont surexploités : 
  • 82% des stocks de la Méditerranée et 
  • 63 % des stocks de l'Atlantique ». 
Une partie de la solution tient à l'aquaculture. Son pari est désormais de se développer sans altérer la biodiversité ni la qualité intrinsèque de ses poissons. 
« Il y a dix ans, la situation était catastrophique, note Olivier Le Pape, spécialiste en écologie halieutique à l'Agrocampus de Rennes. Les pêcheurs ont été contraints de réduire de 40 % leurs prélèvements, et il va falloir attendre encore quelques années avant d'en tirer des bénéfices en termes d'écologie et d'économie. » 
Fruits d’âpres négociations entre les États membres, les quotas de capture en 2014 restent, de fait, stables pour plusieurs espèces commerciales comme:
  • le lieu jaune, 
  • la limande-sole et 
  • la julienne, 
diminuent de 33 % pour 
  • l’églefin 
tandis que 
  • le merlu voit, quant à lui, ses taux de capture augmenter de 49 %, signe de la bonne santé recouvrée de ses stocks.
Le Parlement européen a en effet voté, en décembre, pour le maintien de ce type de pêche - accusé d’être destructeur pour les écosystèmes et les habitats des espèces juvéniles. Cinq espèces représentent la quasi-totalité des captures : la lingue franche, le congre, le sabre noir, la lingue bleue et le grenadier de roche. Or ces poissons seraient pour certains experts proches de l'extinction et pour d’autres, à l'instar du Comité scientifique, technique et économique de la pêche, loin d’être surexploités. Dans le doute, le consommateur peut les éviter au profit d’autres espèces dont les stocks sont en bonne santé.

L'Aquaculture

L’aquacutture devrait assurer près des deux tiers de la production mondiale de poissons d'ici 2030, selon une récente étude prospective menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque mondiale. Si on tient là une solution durable, elle n’est pas sans conséquences environnementales: 
  • rejets de déjections et 
  • déchets alimentaires, 
  • épandage de substances médicamenteuses... 
De plus, l'alimentation des poissons carnivores comme le saumon est en partie composée de farines et d’huiles de poissons issus de la pêche minotière. 
« Avec une progression de 8 % par an, l'aquaculture ne disposera plus assez d'huiles de poissons d'ici à vingt ans», explique Jean-François Baroillier, spécialiste de l'aquaculture au Centre de recherche agronomique pour le développement (Cirad). 

La solution ? 

Remplacer ces huiles et farines par des ingrédients d’origine végétale (soja, gluten de blé...), voire par des protéines animales transformées, que l'Europe autorise à nouveau depuis juin 2013. Ce qui n’est pas du goût de tous, en particulier des consommateurs. C’est peut-être le prix à payer pour manger des poissons d'élevage carnivores, à moins d'opter pour leurs homologues herbivores tels que la carpe... Il et pour d’autres, à l'instar du Comité scientifique, technique et économique de la pêche, loin d’être surexploités. Dans le doute, le consommateur peut les éviter au profit d’autres espèces dont les stocks sont en bonne santé.

Les recommandations officielles sont formelles : n’abusons pas du poisson, non seulement pour épargner les stocks et l'environnement, mais aussi pour préserver notre propre santé ! C’est bien le paradoxe de cet aliment. Reconnu sain pour ses acides gras essentiels et ses protéines de bonne qualité, il peut nous exposer en cas de consommation excessive - à de nombreuses substances chimiques telles que les pesticides. Largement utilisés par l’agriculture et souvent très persistants dans l'environnement, ces derniers, via le ruissellement, rejoignent les eaux côtières où les poissons sont élevés et, pour d’autres, pêchés. On retrouve même certains pesticides organochlorés comme le DDT, dont l’utilisation est aujourd’hui interdite dans de nombreux pays.

DES POLLUTIONS SPÉCIFIQUES À L'AQUACULTURE

À cela s'ajoutent, pour les poissons d’aquaculture, les traitements pesticides contre le pou de mer, ennemi n°1 des élevages intensifs. Mais surtout, ceux ci sont exposés aux intrants chimiques destinés aux grandes cultures et qui se retrouvent dans leur alimentation enrichie en végétaux (celle des saumons norvégiens serait aujourd’hui composée à plus de 60 % de végétaux, soja et gluten de blé principalement). 
« Des limites maximales de résidus existent pour l'alimentation animale et nous sommes généralement très en dessous de ces valeurs grâce à la sélection des fournisseurs de matières premières », affirme Marine Levadoux, directrice du Comité interprofessionnel des produits de l'aquaculture.

Dans les élevages, la forte densité d'animaux favorise la transmission de pathologies contre lesquelles les éleveurs luttent à coup d’antibiotiques. Utilisées en préventif, ces molécules viennent polluer inutilement l’environnement et, surtout, favoriser l'apparition de bactéries multirésistantes aux antibiotiques.
Aujourd’hui, l'aquaculture semble vouloir réduire l'usage de ces molécules. Entre 2009 et 2010, on est ainsi passé au Chili de 13,6 à 10,6 tonnes pour le saumon, grâce à l’amélioration des pratiques d'élevage.

Mais la réglementation n’est pas uniforme au niveau de tous les pays producteurs. Certains autorisent des antibiotiques comme les quinolones, qui constituent l'unique traitement de certaines maladies infectieuses chez l'Homme. Selon les recommandations européennes, ces antibiotiques doivent être réservés aux traitements curatifs. Le risque est de créer un effet de sélection des bactéries résistantes et une pression favorable à leur développement. Quant à l’ingestion de résidus d’antibiotiques, elle n’est pas anodine non plus, en contribuant à développer des résistances à notre insu.

Le gouvernement norvégien a reconnu que son saumon d'élevage présente des risques pour la santé, plus particulièrement chez les femmes enceintes et les enfants, à cause des polluants de l'environnement tels les dioxines et les polychlorobiphényles (PCB), interdits en France depuis 1987. Ils sont reconnus cancérigènes avérés pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) ainsi que perturbateurs endocriniens.

Les PCB

S’accumulant dans les sédiments marins et de rivières, les PCB se concentrent dans les tissus graisseux de poissons gras comme le saumon, ainsi que dans des espèces sauvages « bio accumulatrices ». C'est pourquoi l’Anses a mis en garde vis-à-vis d'une consommation excessive des poissons d’eau douce et de mer, sachant que « toutes lea zoneA de pêche ne 4ont pas équivalentes en pollution PCB. Cela dépend en partie de la proximité des activités indstrielles ayant utilisé ces substances, explique Jean-Paul Cravedi, directeur de recherche à l’Inra. La tendance est toutefois à la baisse, les teneurs mesurées dan: les poissons ont été divisées par trois depuis l'interdiction des PCB même Ai actuellement, on a atteint un seuil.

Le méthyimercure 

Il est un autre motif d'inquiétude : toxique à haute dose pour le système nerveux central de l’homme, en particulier durant son développement, son apport vient principalement de la consommation de poissons prédateurs. Si les autorités sanitaires estiment que:
« pour l'ensemble de la population, cette consommation ne présente pas de risque pour la santé au regard du risque lié au méthylmercure», elles se montrent plus réservées sur l’arsenic, un autre composant classé parmi les métaux lourds. 

L'étude de l’alimentation totale française (Eat 2), datant de juin 2o11, pointait « des risques de dépassement des seuils toxicologiques, pour certains groupes de la population » et révélait qu'en France, « le plus forts contributeurs à l'exposition l’arsenic ont les produits de la pêche ».
D'où l'importance de garantir la transparence et une information correcte des consommateurs sur ces enjeux. Concernant la sécurité alimentaire des poissons d'élevage, la réglementation européenne se base sur le “paquet Hygiène” (un ensemble de six règlements sanitaires relatifs aux denrées alimentaires et animales instaurés en 2004). De plus, pour les produits de la mer, il existe des limites maximales pour le plomb, le cadmium, le mercure, les dioxines, les PCB et autres hydrocarbures aromatiques polycycliques. Aucune norme, en revanche, n’a encore été établie pour les pesticides retrouvés dans la chair de poisson...
Des risques limités. Pour autant, ce n’est pas parce qu’une personne mange du poisson plusieurs jours d'affilée qu'elle prend des risques inconsidérés pour sa santé. De toute façon, la tendance n’est pas vraiment à la surconsommation : 70 % des Français se contentent d’une seule portion de poisson hebdomadaire. Or les nutritionnistes sont formels : c'est trop peu pour retirer tous les bénéfices de cet aliment aquatique. Il

Variété set modération

Pour profiter de leurs bienfaits sans les risques, ne pas dépasser une portion hebdomadaire de poissons gras — saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée. Limiter à deux fois par mois la consommation de poissons d'eau douce fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure).
Concernant les fillettes et les adolescentes, les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants de moins de 3 ans, l’Anses recommande de ne pas dépasser une portion tous les deux mois de poissons d'eau douce fortement bio-accumulateurs. On conseille aussi de limiter la consommation des prédateurs sauvages (anguille, dorade, flétan, lotte, loup, raie, thon...) et d'éviter l'espadon, la lamproie, le marin, le requin, le siki en raison du risque lié au mercure.
Dans tous les cas, varier les espèces et les origines. Choisissez des poissons de petite ou moyenne taille, qui auront accumulé moins de toxiques.
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Des conseils et des guides e La plupart des espèces se raréfient lors des périodes de reproduction et de frai. Respecter cette saisonnalité aide à préserver les stocks. Suivez les conseils de Mr Goodfish sur www.mrgoodfish.fr.

e Acheter les poissons ayant les tailles minimales imposées par la réglementation (wwz.ifremerfr/peche/Le-monde-de-la-peche/La-gestion/combien/Tailles-minimales).
e Éviter les espèces menacées comme le thon rouge, le turbot d'Atlantique, le marlin, etc.
Des listes détaillées sont établies par l'Ifremer, la Fondation Nicolas Hulot, le WWF.

e Du fait des impacts environnementaux de l'aquaculture, le mieux est d'alterner poissons sauvages et poissons d'élevage.

mercredi 21 novembre 2018

  « Le poisson contient peu de calories (100 g de lieu noir ne font que 65 calories), mais plein d’iode et d'acides gras oméga-3. Votre taux métabolique de base peut être perturbé si vous souffrez d’un déficit en iode, lequel peut conduire à une chute de la dépense d'énergie, à une prise de poids et à des régimes moins efficaces. Mangez du poisson régulièrement (une ou deux fois par semaine) et utilisez du sel iodé. » Men's

samedi 24 novembre 2018

  « Une étude suédoise a montré que les gens qui mangeaient du poisson au déjeuner consommaient 11 % de calories en moins par rapport à ceux qui avaient pris un repas équivalent de viande. Les protéines du poisson mettent plus de temps à être digérées, de sorte que vous vous sentez rassasiés plus longtemps. » Men's