2016-Alimentation: Pesticides

Dossier Que Choisir octobre 2016.

Pesticides: peu de fruits épargnés.

Raisins, pommes, poires, fraises, les fruits analysés renferment souvent de multiples résidus de pesticides à des doses plus ou moins préoccupantes.

Le protocole

Nous avons acheté les fruits au fil des mois pour nous rapprocher de leur saison habituelle de commercialisation: 
  • les raisins en octobre, 
  • les pommes et poires en novembre—décembre, 
  • les fraises en avril-mai. 
Les achats ont été réalisés en grandes surfaces et enseignes hard—discount, mais aussi en magasins bio. Selon les fruits, entre un sixième et un tiers de nos échantillons sont bio. Les variétés sont très diverses. Les pommes sont françaises à une exception près, tandis que les autres fruits ne le sont que pour environ la moitié de leurs échantillons. Pour l'autre moitié, les raisins sont italiens (un espagnol), les fraises espagnoles et les poires de diverses origines européennes. 
Plus de 500 molécules différentes, liées à l‘utilisation de pesticides, ont été recherchées dans les échantillons. Notre notation prend en compte plusieurs paramètres. D'abord, le nombre de molécules détectées et quantifiées, ainsi que les teneurs mesurées (notamment pour vérifier leur conformité aux limites maximales de résidus fixées par la réglementation). Il est souhaitable de retrouver le moins de molécules possible, non seulement à cause de l‘effet potentiel de chacune, mais aussi du fait de l'effet cocktail éventuel. Ensuite, les effets connus de chaque molécule sont considérés. 
Certaines ont montré des propriétés de perturbation endocrinienne soit in vitro, soit, plus probant encore, sur des modèles animaux. 
Par ailleurs, certaines sont cancérogènes, mutagènes (elles ont des effets sur le génome) et/ou toxiques pour la reproduction et, ce, de façon certaine, probable ou possible selon les cas. Enfin, nous avons aussi vérifié que les molécules retrouvées étaient autorisées en France ou dans le pays d'origine de l’échantillon, ce qui n'est pas toujours le cas.

RÉSULTATS 

80% des échantillons renferment au moins un résidu de pesticide. Sur les 20% restants, soit 31 échantillons, 30 sont bio, 1 conventionnel. 
A noter que 6 échantillons bio (4 raisins, 1 pomme et 1 fraise) renferment une à deux substances, mais à de très faibles niveaux qui peuvent évoquer des contaminations croisées à la culture.
  • En moyenne sur un échantillon, selon le type de fruit, 5 à 7 molécules sont retrouvées dont 3 à 4 à une teneur suffisante pour être quantifiée.
Les records par fruit: 
  • 15 molécules sur du raisin, 
  • 14 sur des fraises, 
  • 12 sur des poires, 
  • 11 sur des pommes.
85 substances différentes ont été retrouvées. D'un point de vue réglementaire, tous les échantillons sont conformes, à l'exception d'un lot de fraises espagnoles pour lequel nous avons constaté un dépassement de limite maximale de résidus.


Nocifs pour la santé et l'environnement, les pesticides sont utilisés en quantités démesurées et de nombreux résidus sont retrouvés dans les aliments. Il est temps de repenser tout le système.

Un échec cuisant. 
Lancé par le gouvernement en 2008, dans la foulée du Grenelle de l’environnement, le plan Ecophyto a totalement raté son objectif. Il faut dire que le programme était ambitieux:  il s’agissait de réduire de moitié en dix ans, soit avant 2018, l’usage de produits phytosanitaires (les pesticides).
Dans un premier bilan publié fin 2014, le gouvernement constatait que loin de diminuer, le recours à ces produits avait augmenté de 5 % par an en moyenne de 2009 à 2013.
Entre 2012 et 2014, on passait à 9% par an. Pas découragé, le ministère de l’Agriculture lançait, en 2015, la version 2 du plan avec le même objectif de réduction de moitié en dix ans.

Car les conséquences délétères de l’abus de pesticides ne peuvent plus être ignorées. Notre environnement en fait les frais: 
  • 92% des cours d’eau français sont contaminés par des résidus de produits phytosanitaires, dix différents au moins dans plus de la moitié des cas.
  •  La faune en souffre et 
  • ce n’est qu’au prix de traitements coûteux que l’eau est rendue potable avant son arrivée au robinet des consommateurs. 
Même si les données de synthèse manquent concernant l’air et les sols, les études se succèdent pour montrer qu’ils ne sont, comme on peut logiquement s’y attendre, pas à l’abri de la pollution. Sans compter les effets plus directs sur les populations. 
La plus concernée: celle des agriculteurs, qui manipulent et respirent des pesticides à longueur d’année. Outre les intoxications aiguës, ils sont plus fréquemment atteints de diverses pathologies, notamment des maladies neurodégénératives et certains cancers.
Plusieurs, comme la maladie de Parkinson ou le lymphome non hodgkinien, ont été officiellement reconnues maladies professionnelles. 

Degré d’exposition des agriculteurs aux pesticides : « un déficit de données »

Dans un rapport consacré aux effets des pesticides, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pointe un « déficit de données » sur le degré d’exposition des agriculteurs, qui pourrait « faire croire à l’absence de problème et induire un sentiment de sécurité ». Les Echos soulignent que de nombreuses études épidémiologiques ont démontré le lien entre les expositions aux pesticides et certaines pathologies chroniques. Le quotidien rappelle que les chercheurs de l’Inserm signalaient déjà, il y a trois ans, des « excès de risque » de développer certains types de cancers et de maladies neurologiques au sein de la population agricole française, ainsi que des troubles de la reproduction.

Les Echos, 02/08

Quant aux femmes enceintes exposées, les études sur le sujet suggèrent une augmentation significative des fausses couches mais également des malformations congénitales, des leucémies et des tumeurs cérébrales chez leurs enfants.

La toxicité pour l’homme reste encore mal cernée Ces résultats n’ont rien d’étonnant: n’oublions pas que, contrairement à d’autres composés nocifs au hasard, l’amiante ou le tabac les pesticides sont conçus pour tuer ou a minima perturber le métabolisme d’un organisme vivant (insecte, champignon, etc.). Leur potentialité toxique pour l’homme est donc particulièrement importante, comme le souligne l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) dans un rapport publié en 2013  dossier : 
«Les organismes vivants partagent des processus et mecanismes pbysiologigues partiellement communs [ . .] les pesticides constituent un risque pour les organismes non cibles, l’homme est évidemment concerné. » 
Et ce qu’il soit paysan, riverain ou simple consommateur. 
Pour le professeur Robert Barouki, chercheur en toxicologie et pharmacologie à l’Inserm, 
« extrapoler les résultats qu’on a sur les agriculteurs et en tirer des conclusions pour les consommateurs serait hasardeux, mais il s’agit d’alertes qui doivent nous préoccuper ». 
L’argument selon lequel on utilise des pesticides depuis des décennies pour traiter les végétaux que nous mangeons sans avoir constaté de lien avec une quelconque maladie ne tient pas. 
«Si on n'a jusqu'ici pas montré d'effet sur les consommateurs, ce n'est pas parce qu'il n'y en a pas, c'est parce que c'est extrémement difficile à prouver, poursuit Robert Barouki, On sait peu ou prou à quoi chaque agriculteur a été exposé, ce n’est pas le cas pour les consommateurs, et les éventuelles pathologies peuvent mettre très longtemps à se déclarer » 
Comment savoir à quoi attribuer un cancer ou un Parkinson apparu chez un sexagénaire ? 

«Le seul moyen d’établir des liens, c’est de mettre sur pied des cohortes : on suit les mêmes personnes pendant des décennies pour connaître les toxiques auxquels elles sont exposées. Plusieurs ont été mises en place en France ou ailleurs, mais on aura les reponses dans cinquante ans ! » 

Prise de conscience progressive Paul François, lui, n’a pas eu à attendre cinquante ans pour connaître les raisons de l’intoxication aiguë qui, en 2004, suite à une manipulation inappropriée du Lasso, un herbicide désormais interdit, l’a conduit à l’hôpital. Victime de séquelles neurologiques, ce cultivateur a fédéré les agriculteurs concernés dans l’association Phytovictimes et a entamé une conversion progressive de son exploitation vers l’agriculture biologique.
Comme Pascal Clavier (voir reportage, p. 48), il admet avoir travaillé sans état d’âme avec les produits chimiques: 
« Toute mon exploitation était basée [ci—dessus. Comme la majorité des agriculteurs, je n’y voyais que du bénefice, c’est tellement plus simple ! Mais c’était un piège et il s’est rejèrmé sur nous. » 
La plupart des acteurs en sont conscients: la fuite en avant vers un recours toujours accru à ces remèdes parfois pires que le mal ne peut plus durer. 
«Aujourd’hui, nombreux sont les cultivateurs qui réfléchissent davantage à leurs pratiques et elles sont‘mieux encadrées, reconnaît le céréalier. Par exemple, on a longtempspu mélanger des pesticides entre eux sans limites, désormais c’est fini. Terminé également, les commerciaux envoyés dans les exploitations par les firmes de “plsytos” et les pourcentages qu’ils empocbaient sur les ventes. L’évaluation de la toxicité est, elle aussi, menée plus sérieusement. » 
A l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), on souligne que, de un millier de substances actives autorisées dans les années 90, on est passé à moins de 400.

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60 millions: 

Quels poissons manger ?
Il est réputé bon pour la santé, mais renferme parfois beaucoup de polluants.
Ses ressources sont menacées mais on nous recommande d'en manger.
Difficile de ne pas nager dans les contradictions, quand on choisit son poisson.
es experts nous l’intiment depuis L des années, au nom de ses atouts

nutritionnels, il faut régulièrement manger du poisson. Sauf qu’il n'est désormais plus question d’en abuser, en raison de risques de surexposition aux contaminants chimiques. Méthylmercure, arsenic et autres métaux lourds, polychlorobiphényles (PCB), traces de pesticides... nombre de polluants, du fait de leur persistance dans l’environnement global, sont susceptibles de se retrouver dans la chair des poissons sauvages, en particulier ceux qui se situent en fin de chaîne alimentaire.
Or ces substances ingérées en excès ou sur le long cours peuvent avoir diverses conséquences sur la santé ; c'est le cas du mercure, reconnu toxique pour le système nerveux de l’homme.
TOUT EST QUESTION

DE MODÉRATION

Pas question, cependant, de sacrifier le poisson...
tout est histoire de modération. C’est le sens de l'avis publié en juin 2013 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), qui préconise de ne pas consommer « pluA de deux portions par Aemaine », dont un poisson gras (saumon, thon, maquereau, hareng, sardine).
Suivre cette recommandation a des effets positifs, pour aider à prévenir les maladies cardio-vasculaires, pour le développement et le bon fonctionnement du cerveau, etc.
Il en va autrement pour la ressource halieutique, victime de la surpêche. La direction des affaires maritimes et pêches de la Commission européenne considère que dans les mers européennes, «trois Atocks de poissons ur quatre ont Aurexploités : _ 82% des Atocks de la Méditerranée et _ 63% des atocka de l'Atlantique ». Une __ partie dela solution tient à l’aquaculture.

Son pari est désormais de se développer sans altérer la biodiversité ni la qualité intrinsèque de ses poissons. C’est d’ail_ leurs ce que nous avons vérifié en analy__ sant une vingtaine de filets de saumons __ d'élevage. Etles surprises ont été plutôt...
bonnes! Il Protéger la planète Le dilemme pêche-aquaculture Poisson sauvage ou poisson d'élevage, lequel consommer pour celles et ceux qui ont le souci

de protéger la planète ? Chacun a ses avantage et ses inconvénients.
Pêche illégale, augmentation de la taille des flottes, rejets importants...
concourent à la raréfaction des stocks.
Encore faut-il relativiser l'impact de la pêche à outrance, d’abord parce que la production mondialereste relativement stable depuis quelques années, ensuite parce que nombre d’études montrent que l'abondance des populations varie aussi indépendamment de la pêche.
+ Quoi qu'il en soit, les efforts commencent à porter leurs fruits, notamment en Europe. « 1ly a dix an, la aituation était catastrophique, note Olivier Le Pape, spécialiste en écologie halieutique à l’Agrocampus de Rennes. Les pêcheurs ont été contraints de réduire de 40 % leurs prélèvement, et il va falloir attendre encore quelques années avant d'en tirer des bénéfices en termes d'écologieet d'économie. » Fruits d’äpres négociations entre les États membres, les quotas de capture en 2014 restent, de fait, stables pour plusieurs espèces commerciales comme le lieu jaune, la limande-sole et la julienne, diminuent de 33 % pour l'églefin tandis que le merlu voit, quant à lui, ses taux de capture augmenter de 49 %, signe de la bonne santé recouvrée de ses stocks.
> Mais le chalutage en eau profonde continue malgré une forte mobilisation citoyenne. Le Parlement européen a en effet voté, en décembre, pour le maintien de ce type de pêche - accusé d’être destructeur pour les écosystèmes et les habitats des espèces juvéniles. Cinq espèces représentent la quasi-totalité des captures : la lingue franche, le congre, le sabre noir, la lingue bleue et le grenadier de roche. Or ces poissons seraient pour certains experts proches de l'extinction et pour d’autres, à l'instar du Comité scientifique, technique et économique de la pêche, loin d’être surexploités. Dans le doute, le consommateur peut les éviter au profit d'autres espèces dont les stocks sont en bonne santé.

+ L’aquaculture devrait assurer près des deux tiers de la production mondiale de poissons d’ici 2030, selon une récente étude prospective menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque mondiale. Si on tient là une solution durable, elle n’est pas sans conséquences environnementales : rejets de déjections et déchets alimentaires, épandage de substances médicamenteuses... De plus, l'alimentation des poissons carnivores comme le saumon est en partie composée de farines et d'huiles de poissons issus de la pêche minotière. « Avec une progreasion de 8 % par an, l'aquaculture ne dispoaera plus azsez d'huiles de poisson: d'ici à vingt ana », explique Jean-François Baroillier, spécialiste de l'aquaculture au Centre de recherche agronomique pour le développement (Cirad). La solution ? Remplacer ces huiles et farines par des ingrédients d’origine végétale (soja, gluten de blé...), voire par des protéines animales transformées, que l'Europe autorise à nouveau depuis juin 2013. Ce qui n’est pas du goût de tous, en particulier des consommateurs. C’est peut-être le prix à payer pour manger des poissons d'élevage carnivores, à moins d'opter pour leurs homologues herbivores tels que la carpe... Il greasion de 8 % par an, l'aquaculture ne dispoaera plus azsez d'huiles de poisson: d'ici à vingt ana », explique Jean-François Baroillier, spécialiste de l'aquaculture au Centre de recherche agronomique pour le développement (Cirad). La solution ? Remplacer ces huiles et farines par des ingrédients d’origine végétale (soja, gluten de blé...), voire par des protéines animales transformées, que l'Europe autorise à nouveau depuis juin 2013. Ce qui n’est pas du goût de tous, en particulier des consommateurs. C’est peut-être le prix à payer pour manger des poissons d'élevage carnivores, à moins d'opter pour leurs homologues herbivores tels que la carpe... Il Éviter les polluants | Pesticides et PCB à table Le poisson, c’est bon pour la santé, mais il ne faut pas en abuser.
En raison des risques d’exposition aux contaminants chimiques | de l’environnement des poissons sauvages, mais d'élevage aussi.
Les recommandations officielles sont formelles : n'abusons pas du poisson, non seulement pour épargner les stocks et l'environnement, mais aussi pour préserver notre propre santé ! C’est bien le paradoxe de cet aliment. Reconnu sain pour ses acides gras essentiels et ses protéines de bonne qualité, il peut nous exposer en cas de consommation excessive - à de nombreuses substances chimiques telles que les pesticides. Largement utilisés par l’agriculture et souvent très persistants dans l'environnement, ces derniers, via le ruissellement, rejoignent les eaux côtières où les poissons sont élevés et, pour d’autres, pêchés. On retrouve même certains pesticides organochlorés comme le DDT, dont l'utilisation est aujourd’hui interdite dans de nombreux pays.
DES POLLUTIONS SPÉCIFIQUES

À L'AQUACULTURE

À cela s'ajoutent, pour les poissons d’aquaculture, les traitements pesticides contre le pou de mer, ennemi n°1 des élevages intensifs. Mais surtout, ceuxci sont exposés aux intrants chimiques destinés aux grandes cultures et quiseretrouvent dans leur alimentation enrichie en végétaux (celle des saumons norvégiens serait aujourd’hui composée à plus de 60 % de végétaux, soja et gluten de blé principalement). « Des limites maximales de résidus existent pour l'alimentation animale et nous sommes généralement trè en deasous de ces valeurs grâce à la Aélection des fournisseurs de matières premières », affirme Marine Levadoux, directrice du Comité interprofessionnel des produits de l'aquaculture.

+ Dans les élevages, la forte densité d'animaux favorise la transmission de pathologies contre lesquelles les éleveurs luttent à coup d’antibiotiques. Utilisées en préventif, ces molécules viennent polluer inutilement l’environnement et, surtout, favoriser l'apparition de bactéries multirésistantes aux antibiotiques.
Aujourd’hui, l'aquaculture semble vouloir réduire l'usage de ces molécules. Entre 2009 et 2010, on est ainsi passé au Chili de 13,6 à 10,6 tonnes pour le saumon, grâce à l’amélioration des pratiques d'élevage.
> Mais la réglementation n’est pas uniforme au niveau de tous les pays producteurs. Certains autorisent des antibiotiques comme les quinolones, qui constituent l'unique traitement de certaines maladies infectieuses chez l'Homme.
Selon les recommandations européennes, ces antibiotiques doivent être réservés aux traitements curatifs. Le risque est de créer un effet de sélection des bactéries résistantes et une pression favorable à leur développement. Quant à l’ingestion de résidus d’antibiotiques, elle n’est pas anodine non plus, en contribuant à développer des résistances à notre insu.

Le gouvernement norvégien a reconnu que son saumon d'élevage présente des risques pour la santé, plus particulièrement chez les femmes enceintes et les enfants, à cause des polluants de l'environnement tels les dioxines et les polychlorobiphényles (PCB), interdits en France depuis 1987. Ils sont reconnus cancérigènes avérés pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) ainsi que perturbateurs endocriniens.
+ S'accumulant dans les sédiments marins et de rivières, les PCB se concentrent dans les tissus graisseux de poissons gras comme le saumon, ainsi que dans des espèces sauvages « bio accumulatrices ». C’est pourquoi l’Anses a mis en garde vis-à-vis d'une consommation excessive des poissons d’eau douce et de mer, sachant que « toutes lea zone de pêche ne 4ont pas équivalentes en pollution PCB. Cela dépend en partie de la proximité des activités indu4trielles ayant utilisé ces Aubatances, explique Jean-Paul Cravedi, directeur de recherche à l'Inra. La tendance eat toutefoia à la baisse, les teneurs mesurées dan: les poissons ont été divisées par trois depuis l'interdiction des PCB même Ai actuellement, on a atteint un 4euil. » + Le méthyimercure est un autre motif d'inquiétude : toxique à haute dose pour le système nerveux central de l'homme, en particulier durant son développement, son apport vient principalement de la consommation de poissons prédateurs. Si les autorités sanitaires estiment que « pour l'ensemble de la population, cette consommation ne présente pas de risque pour la 4Aanté au regard du risque lié au méthylmercure», elles se montrent plus réservées sur l’arsenic, un autre composant classé parmi les métaux lourds. L'étude de l'alimentation totale française 2 (Eat 2), datant de juin 2o11, pointait « dea risques de dépassement des seuils toxicologiques, pour certains groupes de la population » et révélait qu'en France, « les plus forts contributeurs à l'exposition à l'arsenic 4ont les produits de la pêche ».

+ D'où l'importance de garantir la transparence et une information correcte des consommateurs sur ces enjeux. Concernant la sécurité alimentaire des poissons d'élevage, la réglementation européenne se base sur le “paquet Hygiène” (un ensemble de six règlements sanitaires relatifs aux denrées alimentaires et animales instaurés en 2004). De plus, pour les produits de la mer, il existe des limites maximales pour le plomb, le cadmium, le mercure, les dioxines, les PCB et autres hydrocarbures aromatiques polycycliques. Aucune norme, en revanche, n’a encore été établie pour les pesticides retrouvés dans la chair de poisson...
+ Des risques limités. Pour autant, ce n'est pas parce qu’une personne mange du poisson plusieurs jours d'affilée qu'elle prend des risques inconsidérés pour sa santé. De toute façon, la tendance n’est pas vraiment à la surconsommation : 70 % des Français se contentent d’une seule portion de poisson hebdomadaire.
Or les nutritionnistes sont formels : c'est trop peu pour retirer tous les bénéfices de cet aliment aquatique. Il Détecter les fraudes Mensonges sur les étiquettes Échaudés par différentes crises alimentaires, les consommateurs aimeraient être certains que ce qu’ils achètent est bien le poisson indiqué sur l'étiquette. Or les fraudes existent depuis des années.
En 2010 déjà (voir n°451, juillet-août), nos analyses menées sur 39 poissons vendus au détail avaient pointé près d’un tiers de non-conformités. Qu'en est-il quatre ans plus tard ?

PAS PLUS DE 4 % DE FRAUDES AVÉRÉES SUR L'ÉTIQUETAGE

Les plans de contrôles des services de la Répression des fraudes, renforcés sur l’année 2013 suite à l'affaire de la viande de cheval, montrent un mieux avec pas plus de 4 % de fraudes avérées sur l'étiquetage. C’est une bonne nouvelle, même si certaines espèces - cabillaud, dorade royale, flétan d’Atlantique, saint-pierre, sole commune... - continuent à être régulièrement substituées par d’autres moins cotées. Autre petite “arnaque” : des appellations approximatives telles que des soles tropicales que l’on présente sous l'étiquette “soles”, d'emblée plus

nobles mais aussi plus chères.
Sy, Et que penser de la mention “sauvage”. alors que la bête a été élevée dans un bassin aquacole ? La valse des étiquettes s est d'autant plus tentante pour des industriels peu scrupuleux que le volume des poissons d'élevage ne cesse de croître et qu’il existe une différence de prix non négligeable. Cela étant, certaines espèces comme la truite et le panga proviennent exclusivement de fermes aquacoles : méfiance sur l’un de ces deux poissons

qui serait vendu comme sauvage.

> À la décharge des poissonniers, il peut s’agir d'erreurs liées à une méconnaissance de leurs produits ou au fait que le poisson supposé sauvage s'est en fait échappé de son enclos, phénomène relativement courant dans les zones d’aquaculture.
+ Tout aussi difficile à déceler, la pratique de l“ajout d’eau” permet de gonfler le poids des filets de poissons frais ou surgelés. C'est pourquoi le Syndicat national du commerce extérieur des produits congelés et surgelés a mis en place, via l'étude “Fraud’Filets”, des critères fiables pour détecter la présence d’eau ajoutée.
Cette analyse a révélé que l’eau pouvait atteindre 10 %, voire 30 % du volume des produits, des pangas notamment. Près d’un tiers du colin et 18 % du cabillaud seraient concernés par cette fraude, alors que les saumons semblent épargnés. || PATRICIA CHAIROPOULOS Entiers plutôt qu’en filets e Pour éviter les “erreurs” d’étiquetage, l'idéal est de savoir reconnaître les poissons : ainsi la sole commune est de couleur grise uniforme tandis que la sole tropicale a une peau marron, tachetée et est proposée presque toujours en filets. Méfiez-vous des soles à moins de 10 €/kg, c'est louche.
e Préférer les poissons entiers plutôt qu’en filets, impossibles à identifier.

e Seules des analyses complexes permettent de trancher entre un poisson sauvage et un poisson d'élevage. Pour certaines espèces comme le bar, le fait de le trouver en calibres standard — 250 g, 300 g, 400 g — indique qu'il est d'élevage. En revanche, les pièces de 1 à 2 kilos ont probablement été pêchées.
Le saumon entre deux eaux D'élevage ou sauvage, surgelé ou frais, s’il est un poisson suspecté d'être pollué, c'est bien le saumon.
Nous avons recherché des résidus de pesticides, de métaux lourds, d’antibiotiques dans 23 filets de toutes origines. Nos analyses réservent quelques bonnes et mauvaises surprises.
acile à préparer, sans arêtes ou presque, jouissant d’une bonne réputation nutritionnelle et doté d’un goût apprécié à tous les âges, le saumon a longtemps été le poisson préféré des Français.
Tout allait bien pour lui jusqu’en 2012, avec une progression record cette annéelà de 30 % des volumes. Et puis patatras!
Selon le dernier bilan de consommation des Français, publié en mai par l’organisme public France Agrimer, notre consommation de produits de la mer a reculé de 5 % entre mars 2013 et mars 2014. La principale “victime” de cette chute est le saumon frais. Avec un quart d'achats en moins, il laisse sa première place au cabillaud sur le podium de nos poissons favoris. Un tel désamour s'explique d’abord par la hausse de son prix, liée à une demande mondiale de plus en plus forte. Soit. Mais on ne peut occulter une autre raison, peut-être plus importante : l'inquiétude du consommateur vis-à-vis du saumon, surtout d’élevage, accusé de contenir des polluants non anodins pour la santé.

LES CONSOMMATEURS INQUIETS Sur le banc des accusés, on trouve l’aquaculture intensive de certains pays producteurs, en particulier la Norvège.

Le saumon est-il tout de même bon pour la santé ? Renferme-t-il, comme on peut l'entendre, des métaux lourds, des pesticides et autres antibiotiques ? Des reportages très critiques comme celui de l'émission Envoyé Apécial mettant en cause le saumon norvégien aux études contradictoires en passant par les actions de communication de l’industrie du saumon, il est difficile d'y voir clair...

Il nous semblait, de fait, nécessaire de mener nos propres analyses, sur des saumons d'élevage et sauvages. Loin d’être catastrophiques, nos résultats n’en sont pas moins contrastés, en particulier sur les pesticides. Et pour qui privilégie les labels de qualité, la déception peut être grande avec certains saumons d’aquaculture. Il Nostests Nos analyses ont porté sur

18 filets de saumon d'élevage (Chili, Écosse, Irlande, Îles Féroé, Norvège) et cinq filets de saumon sauvage pêchés dans le Pacifique. Elles ciblaient :

— la présence de métaux lourds (cuivre, zinc, cadmium, arsenic et mercure) ; la teneur en astaxanthine, pigment

de type caroténoïde, et

trois de ses isomères ;

— plusieurs familles d'antibiotiques (nitrofuranes, quinolones, etc.) et antibiotiques {chloramphenicol, thiamphe nicol, florphenicol) recherchées par chromatographie

liquide couplée à deux spectromètres de masse ;

— les PCB de type dioxine

et les PCB indicateurs

(18 au total) ;

— l'éthoxyquine, dosée

avec une limite de quantification de 20 ug/kg ;

— la présence de

192 molécules de pesticides, notamment organochlorés

et pyréthroïdes recherchées par extraction puis

par chromatographie

en phase gazeuse ;

— la teneur en acides gras essentiels (oméga 3 et rapport oméga 6/oméga 3) et le profil des autres acides gras.
La grande déception avec le saumon bio fin de refléter la diversité de l'offre,

notre échantillonnage comprend des

saumons frais préemballés — tous issus d'élevages d'Europe du Nord -— et des filets surgelés. Ces derniers se partagent entre saumons d'élevage d'origines variées et saumons sauvages, tous pêchés dans le Pacifique. Le label de qualité le plus fréquent sur l'ensemble des produits est caui de l'agriculture biologique ; difficile, en revanche, de trouver en rayon du label Rouge, surtout en surgelé. Les prix sont particulièrement variables au rayon surgelé, allant de 11,10 € le kilo pour le saumon sauvage Leader Price à 34,75 € pour le Picard Bio.
Jusqu'à cinq pesticides dans un même pavé D'abord une bonne nouvelle pour le consommateur : aucun des produits issus de l'élevage ne contient de résidus d'antibiotiques quantifiables. L'autre constat rassurant, cette fois sur le front des fraudes, est d'avoir vérifié que les cinq saumons sauvages le sont vraiment, notamment au vu de leur teneur en oméga 6.
+ Parmi les saumons d'élevage, sept références contiennent jusqu'à cinq pesticides différents. À l'inverse, quatre produits en sont exempts. Reste que les quantités retrouvées sont relativement faibles. Comme la réglementation européenne ne mentionne — curieusement — pas de teneurs maximales autorisées pour le poisson, nous avons choisi la limite la plus faible appliquée à une denrée d'origine animale. Résultat : la contamination peut aller jusqu'à 30 % de cette limite, et ce pour le saumon frais Carrefour agir bio !

+ Que des pesticides se retrouvent aussi bien dans les saumons standard que bio pose question. Selon nos experts, cette contamination a très probablement une origine environnementale. On sait notamment que les fermes de poissons bio peuvent, dans certains États membres de l'Union européenne, être installées au voisinage d'élevages conventionnels. avec le risque d'échange d'eau entre les deux unités. Et si les saumons élevés au Chili sont particulièrement “propres”, il faut peut-être y voir les résultats des efforts de ce pays sur l'aquaculture, après la catastrophe sanitaire ayant touché cette activité il y a quelques années.
Parmi les métaux lourds, l’'arsenic est préoccupant

+ Nous avons recherché la présence de mercure ainsi que de cadmium, de cuivre, de zinc et d'arsenic. S'ils sont omniprésents au sein de l'échantillonnage, ces métaux lourds affichent des teneurs très variables. Ainsi, celle du mercure - largement en deçà de la limite réglementaire (de 0,5 mg/kg de poisson frais) — n'a globalement pas de quoi inquiéter dans le cadre d'une consommation modérée.
Le produit le “plus” contaminé est le saumon frais Carrefour Agir bio, tandis que le Pescanova en contient près de sept fois moins.
+ Pour l’arsenic, les résultats sont nettement moins bons, en sachant qu'il n'existe aucune limite maximale : l'évaluation des teneurs a été faite d'après la dose joumalière tolérable JT) pour l'homme, ramenée à un poids moyen de 60 kg. La plus mauvaise note revient au pavé Casino bio dont la teneur en arsenic atteint 9 % de la DIT : là encore, les bio ne sont pas exemplaires. Sinon, quatre produits écopent d'un “insuffisant” avec des teneurs avoisinant 8 % de ce seuil.

Trop d’éthoxyquine

dans les saumons d'élevage Cette substance antioxydante est incorporée aux huiles de poissons servant à nourrir les saumons. Or l'innocuité de l'éthoxyquine pour l'homme n'est pas établie (voir encadré ci-contre). Nous l'avons recherchée dans les saumons d'élevage, bien qu'il n'existe pas de limite réglementaire maximale de résidus dans la char du saumon consommée (alors qu'elle existe pour l'alimentation animale !). Non seulement l'éthoxyquine a été retrouvé dans six références sur les dix-huit de notre panel, mais l'une d'elles, le saumon frais Cora label Rouge, a été jugée “très insuffisante” (six fois supérieure à la limite de quantification). Deux autres références écopent d'un “insuffisant”.
Les PCB sont omniprésents, mais en faibles teneurs

Aucun produit n'affiche des teneurs égales ou supérieures aux seuils réglementaires. Dommage que les PCB soient présents dans tous les saumons de l'essai.

+ Comme pour les métaux lourds, les saumons Sauvages sont les plus vertueux, peut-être parce que les zones de pêche du Pacifique sont très éloignées des zones industrielles. Si plusieurs produits d'élevage s'en sortent également très bien, les moins bons sont en majorité biologiques : l'essentiel de la contamination en PCB pourrait alors provenir de leur aimentation plutôt riche en huiles et farines de poissons, eux-mêmes susceptibles d'être contaminés

Un colorant nommé astaxanthine Un saumon d'élevage contient en moyenne 5 mgkg d'astaxanthine, un pigment de type caroténoïde qui donne une jolie couleur rose orangé au saumon. Selon l'Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa), cet additif ingéré dans les limites de sécurité — 8,4 mg/ pour un homme de 60 kg -— ne présente pas de risque pour le consommateur.

En rapportant nos résultats à la consommation d'un pavé de 140 9, il s'avère que tous les saumons d'élevage de l'essai sont largement dans les clous. Seul le produit surgelé Leader Price du Chili est jugé “insuffisant”, avec une teneur en astaxanthine atteignant 24% de la imite de sécurité.

Les saumons d'élevage,

riches en acides gras essentiels Outre ses polluants, nous nous sommes intéressés à la qualité nutritionnelle du saumon, mise en avant par les nutritionnistes. Nos analyses ont porté sur les matières grasses des saumons d'élevage et sauvages.
+ Satisfecit pour les saumons sauvages, dont la teneur moyenne en matières grasses totales ne dépasse pas les 2,4g/100 g, avec un record à 0,7g/100 g détenu par Picard.
Surgelés ou frais, les produits d'élevage sont en moyenne cinq fois plus gras que les sauvages, une différence liée à leur alimentation enrichie en matières grasses.
> Les acides gras essentiels sont très recherchés. Sur ce critère, la note englobe la teneur en oméga 3 et le rapport oméga 6/ oméga 3 : les résultats sont plutôt bons pour les dix-huit produits d'élevage tandis que les saumons sauvages pêchent sur ce critère, du fait de leur faible teneur en matières grasses.
+ Pour le profil des autres acides gras, notre notation favorise les types mono-insaturés, reconnus bons pour la santé, et pénalise les acides gras saturés et trans. Quasiment tous nos saumons ont été jugés “bon” à “très bon”, excepté les deux surgelés Carrefour bio et le saumon sauvage d'intermarché qui affichent une teneur en acides gras trans un peu élevée. Il PATRICIA CHAIROPOULOS.
Ingénieure : ANNE-LAURE BEQUET-LEFEBVRE

lundi 01 janvier 2018

  « Objectif: zéro résidu
A chaque publication de données sur les résidus de pesticides dans les aliments, on assiste au même échange: les « anti » s’indignent de leur omniprésence tandis qu’industriels du secteur, syndicats agricoles et pouvoirs publics rassurent en soulignant que les quantités retrouvées sont inférieures aux limites maximales de résidus (LMR) réglementaires. C'est d’ailleurs le cas de notre test (pp.46-47): il ne montre aucun dépassement de ces fameuses LMR à une exception près. Doit—on s’en satisfaire? Ce serait faire peu de cas des incertitudes de la science. Certes, les limites maximales de résidus sont fixées, pour chaque couple pesticide/végétal, en mesurant la dose sans effets toxiques sur les animaux de laboratoire et en appliquant des facteurs de sécurité importants (souvent de l‘ordre de 100). Pour autant, de nombreuses inconnues subsistent.
«La question de l’exposition à des petites doses et long terme est extrêmement complexe, souligne le professeur Robert Barouki, chercheur en toxicologie et pharmacologie à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).
L‘effet cocktail est également un problème considérable.» Il pourrait être comparé à celui de deux médicaments incompatibles qui, pris en même temps, vous rendent malade.
Plusieurs résidus de pesticides «consommés» de concert pourraient avoir un effet toxique supérieur à l‘addition de leurs effets respectifs, voire différent.
Le phénomène a été observé par une équipe de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) sur un mélange de 5 pesticides fréquemment retrouvé sur les fruits. Il n‘est nullement pris en compte dans les tests avant la mise sur le marché des phytosanitaires, qui se font sur un produit pris isolément. Enfin, de nombreux pesticides sont considérés comme des perturbateurs endocriniens: leur toxicité n‘est pas a priori proportionnelle à la dose. Pour la cerner, il faudra remettre en question des méthodes d‘évaluation ancrées depuis des lustres.
Conclusion, plutôt que de se contenter d‘un respect des LMR, l‘absence totale de résidus de pesticides, toute utopique qu’elle soit, est l‘objectif vers lequel il faudrait tendre. » Que Choisir

lundi 01 janvier 2018

  « Lavage et épluchage: un effet minime
Laver les fruits et légumes, éplucher ceux pour qui l‘opération est possible, cela suffit-il pour éliminer en tout ou partie les pesticides?
Etonnamment, ni le Centre technique des fruits et légumes, ni les autorités sanitaires françaises ni leurs homologues européennes n’ont de données précises sur la question…. Nous avons voulu nous faire une idée de la réponse en pratiquant un «mini-test» sur huit lots de pommes.
Chacun a été divisé en trois groupes. Le premier a été analysé à l'état brut, le deuxième après avoir été lavé et le troisième après avoir été épluché.
Précisons que pour le lavage, nous avons frotté les pommes sous un filet d’eau pendant environ 10 secondes.
RÉSULTATS Ils sont décevants: Echantillons bruts: 9 molécules en moyenne sont détectées (5 sont quantifiées).
Echantillons levés: le chiffre ne tombe qu'à 8 molécules et la quantité globale diminue peu (12%).
Pommes épluchées: eHesconüennenten moyenne 6 molécules (3 quantifiées) et la quantité diminue de moitié.
INŒRPRÉTATION Il semble que deux obstacles s’opposent à l’élimination des pesticides par ces méthodes. Certains sont des produits dits « systémiques ».
Appliqués notamment en enrobage des semences ou dans le sol et conçus pour pénétrer à l’intérieur de la plante, ils restent ensuite dans le fruit. D’autres, parmi les pesticides de contact présents sur l’extérieur du fruit, sont difficilement solubles dans l'eau.
(1) L'effet de la cuisson n’est pas mieux documenté. » Que Choisir