Maladie de Lyme

Scandale sanitaire ?

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| es premiers signes ont fait leur apparition quelques jours après avoir fait une sortie à la campagne. « J'ai sentl des brûlures au niveau du bas-ventre, côté gauche, et au niveau de la cuisse. Trois nymphes de tiques étaient visibles sur le haut de celle—ci. J'ai commencé à avoir une rougeur indolore de plus en plus grande qui a fini par faire une vingtaine de centimètres. Ayant à cette même époque déménagé, j'ai cru m'être cognée. J'ai commencé à avoir de grands moments de fatigue (comme si j'avais pris un somnifère) que j'ai mis sur le compte de mon travail. Mon généraliste a minimisé cette fatigue et à aucun moment n'a évoqué la maladie de Lyme. l'avais également des trous de mémoire. Bref, j'ai senti qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Finalement, je me suis rendu aux urgences et j'ai ”appris qu'il s'agissait probablement de la maladie de Lyme. Depuis 2012, date des faits, on m'a fait trois fois le test Elisa, à des périodes différentes. Il s'est toujours avéré négatif. On m’a tout de même donné des antibiotiques durant cinq jours.» Ce témoignage, celui de Marlène, est loin d'être le seul. Et pourtant, la maladie de Lyme, due à une bactérie, la barré/ie (Barre/ia), n'est toujours pas ‘ reconnue en France. Sous-diagnostiquée à cause d'un test jugé par les médecins inefficace (test Elisa), de plus en plus de médecins, menés par le professeur Christian Perronne", chef du service infectiologie de l'hôpital de Garches (92), s'élèvent contre “le traitement de défaveur“ que les pouvoirs publics font subir à cette maladie! Devant le nombre de plus en plus important de personnes atteintes,

le gouvernement a commencé à jrevoir sa copie. Pour autant, le chemin est encore parsemé d'embûches; le premier d'enlre eux concerne les tests de dépistage.

La Moreno rmwcœmm rouen” Christian Perronne, qui travaille sur cette maladie depuis plus de 20 ans, est surpris de constater que seul le test Elisa continue d ‘être utilisé, et remboursé (environ 80 €), alors que son efficacité est loin d'être prouvée : « Le test Elisa fonctionne mal. Un autre test, le Western blot, est un peu meilleur. Mais ce n'est pas parce qu‘il est négatif que l'on est sûr qu'un patient n'est pas atteint. De plus, le Western blot est remboursé uniquement si le test Elisa est positif ! Un troisième test existe, l'Elispot : mais lui aussi, n'est pas parfait. En réalité, le seul test qui fonctionne très bien est celui utilisé en médecine vétérinaire. Mais pour l'heure, les pouvoirs publics interdisent toujours son utilisation. Au final, on se retrouve avec un très grand nombre de personnes atteintes (plus de 30 000 diagnostiqués officiellement) et l'Alsace fait partie des régions les plus touchées même si, selon moi, le chiffre évoqué est nettement en dessous de la réalité. » Concernant les médecins, ils sont souvent peu informés. « De par les recommandations de la Haute autorité de santé, continue Christian Perronne, le médecin traitant est tenu devant un érythème migrant {NDLR : rougeur en cocarde autour dela piqûre, présent dans 50 % des cas) de retenir le diagnostic de la maladie de Lyme et de donner un traitement antibiotique de deux à trois semaines. Cela dit, dans les faits, beaucoup de médecins n'administrent pas ce traitement, plus par ignorance que par négligence car on leur a appris que la maladie de Lyme était rare. Pour les formes plus tardives de la maladie. les médecins ne traitent le plus souvent que si le test Elisa est positif et pour des durées insuffisantes. Et ceux qui seraient susceptibles de traiter quand même sont sanctionnés par la Sécurité sociale qui les taxe de charlatans, traitant des cas qui ne sont pas prouvés. » O

'éga/emcnt cx—wce président d'un groupe de travail sur la vacanation à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)

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Selon les recommandations du rapport (2014) du Haut conseil de la santé publique, les tests utilisés ne sont pas fiables (lire plus haut) et si des signes de maladie de Lyme tardive sont présents (troubles de mémoire, douleurs, grande fatigue, paralysie...), il est indispensable de voir son médecin traitant afin que celui-ci prescrive un vrai traitement antibiotique. Il s'étalera sur une période comprise entre trois et quatre semaines minimum.

La position de la Caisse primaire d‘Assurance maladie d’Alsace : « A certains stades, la maladie de Lyme peut être multi-symptômes et risque d'être confondue avec des pathologies neurologiques telles que la sclérose en plaques. D'où, (si le test de diagnostic n'est pas rigoureux), le risque d'égarer le diagnostic avec perte de chance pour les patients. La recherche des pratiques dangereuses entre dans le cadre des missions de l'Assurance maladie et du Service médical. Ce qui a conduit à des condamnations à l’encontre de professionnels de santé par les juridictions ordinales (Ordre des médecins) pour ces motifs.»