L’ADN d’un champion

N os gènes portent notre hérédité (c‘est la génétique). Mais le fait que ces gènes s‘expriment ou pas, c'est—à-dire qu'ils soient traduits ou non en protéines, dépend de l‘environnement (c'est l'épigénétique). Ainsi, pratiquer régulièrement un sport modifie l‘expression de gènes dans les cellules musculaires. Les chercheurs de l'équipe du Pr Carl Johan Sundberg (Stockholm) ont demandé à des individus jeunes de pédaler 45 mn,

quatre fois par semaine, avec une seule jambe. Trois mois à ce rythme ont créé des différences entre les deux jambes sur plus de 5000 sites de l’ADN des cellules musculaires. Ces gènes sont impliqués dans la formation des muscles, l'inflammation, l'apport d'énergie et les procesus immunitaires. Mais l'épiqénétique ne concerne pas que les muscles.

En 2013 déjà, le Pr Charlotte Ling, à Malmë (Suède), avait observé chez des hommes

proches de la quarantaine, peu actifs et ayant pour la moitié d‘entre eux des antécédents familiaux de diabète, que deux séances d’activité sportive par semaine durant 6 mois avaient réduit leur rapport tour de taille/tour de hanche, amélioré leur condition physique, abaissé leur pression artérielle et leur fréquence cardiaque, et modifié aussi l’expression de plus de 7 000 gènes de leurs cellules adipeuses, les protégeant ainsi du diabète.

 

L’ADN d’un champion

N os gènes portent notre hérédité (c‘est la génétique). Mais le fait que ces gènes s‘expriment ou pas, c'est—à-dire qu'ils soient traduits ou non en protéines, dépend de l‘environnement (c'est l'épigénétique). Ainsi, pratiquer régulièrement un sport modifie l‘expression de gènes dans les cellules musculaires. Les chercheurs de l'équipe du Pr Carl Johan Sundberg (Stockholm) ont demandé à des individus jeunes de pédaler 45 mn,

quatre fois par semaine, avec une seule jambe. Trois mois à ce rythme ont créé des différences entre les deux jambes sur plus de 5000 sites de l’ADN des cellules musculaires. Ces gènes sont impliqués dans la formation des muscles, l'inflammation, l'apport d'énergie et les procesus immunitaires. Mais l'épiqénétique ne concerne pas que les muscles.

En 2013 déjà, le Pr Charlotte Ling, à Malmë (Suède), avait observé chez des hommes

proches de la quarantaine, peu actifs et ayant pour la moitié d‘entre eux des antécédents familiaux de diabète, que deux séances d’activité sportive par semaine durant 6 mois avaient réduit leur rapport tour de taille/tour de hanche, amélioré leur condition physique, abaissé leur pression artérielle et leur fréquence cardiaque, et modifié aussi l’expression de plus de 7 000 gènes de leurs cellules adipeuses, les protégeant ainsi du diabète.