Le piégeage du CO 2 sur le territoire du SCOTERS
Il est important de noter que le territoire du SCOTERS participe également au pié-
geage du CO 2 , principal gaz à effet de serre. En effet, on appelle « puits de car-
bone » ou « puits CO 2 » un réservoir, naturel ou artificiel qui absorbe le carbone de
l’atmosphère donc contribue à en diminuer la quantité atmosphérique, et participe
ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique à l’échelle locale. L’arbre, à travers
le processus de photosynthèse, séquestre le carbone de l’atmosphère et le stocke
pour produire une nouvelle biomasse végétale. Le territoire ne possède que peu
d’espaces forestiers sur son territoire : 16 660 ha, soit 4,7 % des espaces forestiers
alsaciens. Cela représente 15,7 % de la surface totale du SCOTERS.

 

A l’échelle de la ville de Strasbourg, une étude 2 a permis de chiffrer les capacités
de stockage des arbres situés sur les espaces végétalisés gérés par les services
municipaux de la Ville. L’étude estime que les arbres gérés par les services tech-
niques de la ville de Strasbourg ont séquestré entre juillet 2012 et juin 2013 4059,75
tonnes de carbone/an (plus ou moins 157,36 tonnes de carbone/an). Le taux net 3 de
séquestration annuelle a été estimé à environ 3745 tonnes de carbone. Au total, le
taux de séquestration du carbone par m 2 de couvert arboré a été estimé en moyenne
à 0,3 kg/an/m 2 de couvert arboré. Les taux de séquestration les plus élevés sont
enregistrés au niveau des espaces végétalisés situés dans la partie centrale de la
ville, au niveau des forêts rhénanes. Certaines zones de carence apparaissent : Cro-
nenbourg, Koenigshoffen, Neudorf et Neuhof, le Port principalement.
De même, une étude du Commissariat Général du Développement Durable (CGDD)
de 2010 4 a estimé que les zones humides et les tourbières jouent également un rôle
de stockage du carbone et contribuent ainsi à la diminution de l’effet de serre. Cela
représente un service de régulation non négligeable sur le territoire du SCOTERS qui
abrite la plus grande surface de zones à dominante humide de l’Alsace (34 000 hec-
tares, soit 32 % de la superficie totale du SCOTERS et 19,3 % des ZDH en Alsace) et
qui abrite 168 hectares de tourbières. Le CGDD a estimé que la valeur de stockage
de carbone par les tourbières était de 375 tonnes de carbone par hectare.