La contribution du territoire aux émissions de GES
En France, en 2010, les émissions de gaz à effet de serre représentaient environ
510 millions de tonnes équivalent CO 2 contre 560 millions en 1990. Depuis les en-
gagements de Kyoto de 1997, l’Etat s’est engagé dans un scénario ambitieux de
diminution des gaz à effet de serre (GES), et le SRCAE d’Alsace fixe les objectifs au
niveau régional.

 

 

 

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Le gaz carbonique CO 2 est principalement issu de la combustion des énergies fos-
siles (charbon, pétrole, gaz) par les transports, les activités industrielles et le chauf-
fage des bâtiments. Le méthane CH 4 provient des activités agricoles, de l’élevage,
des exploitations pétrolières et gazières et des décharges d’ordures. Le protoxyde
d’azote N 2 O vient des engrais azotés et de divers procédés chimiques.
Sur le territoire du SCOTERS, la majorité des gaz à effet de serre émis est du CO 2 .
Fortement liées aux consommations d’énergie (en particulier les émissions de CO 2 ),
les émissions de GES suivent le même tracé.

 

 

Répartition par secteurs des émissions de GES sur le territoire
du SCOTERS
L’Alsace, ramenée au nombre d’habitants se situe à peu près dans la moyenne
française, mais elle est la quatrième région française en terme d’émission de GES
par hectare. En 2012, les émissions de la région Alsace atteignaient 11 226 kt CO 2 e 1 ,
en majorité dues au secteur industriel. Avec des émissions de 2691 kt CO 2 e, le
SCOTERS participe pour 24 % des émissions alsaciennes. Il se situe au 2 ème rang en
Alsace après le SCoT de la Région Mulhousienne.

 

 

En dehors des variations liées aux aléas climatiques et ainsi à des demandes en
énergie plus ou moins importantes, les émissions de GES (directes et indirectes) di-
minuent en raison d’une consommation moindre de produits pétroliers, en particulier
dans le résidentiel-tertiaire, au profit de l’électricité, du gaz naturel et du bois-énergie,
qui émettent moins voire pas du tout de GES.
Les émissions de GES issues du transport routier sont en légère baisse depuis l’année
2005 et ce malgré une augmentation annuelle du parc roulant (incorporation des bio-
carburants, amélioration de l’efficacité des moteurs, poursuite de la « diésélisation »
des voitures particulières, développement des véhicules hybrides et électriques).
Enfin, le niveau d’émissions de GES le plus faible observé en 2012 est lié à la ferme-
ture de la raffinerie de Reichstett. De ce fait, le transport routier est à cette date le
secteur le plus émetteur. La diminution de la part de la branche énergie donne lieu
non seulement à une augmentation de la part des émissions liées au transport routier
mais aussi la part liée aux bâtiments