Le territoire se situe à un nœud hydrographique exceptionnel : 

 

  • l’Ill, 
  • la Bruche, 
  • le Rhin, 
  • la Zorn, 
  • la Mossig 
constituent l’ossature principale de ce réseau, à laquelle se connectent de nombreux canaux, cours d’eau, et fossés. 

 

Bien qu’omniprésente, l’eau n’est pas toujours perceptible (urbanisation des berges, ripisylves,

 

digues...) et pas toujours valorisée dans le paysage.

 

Le réseau hydrographique dense dans la plaine est à l’origine de paysages diversifiés :

 

- paysages verdoyants des zones humides et des rieds ;
- paysages linéaires du Rhin où se côtoient des séquences naturelles et industrielles ;
- paysages intimistes de certains cours d’eau ;
- paysages ouverts des plans d’eau et gravières...

 

Les très nombreux canaux jouent également un rôle important : canal du Rhône au

 

Rhin, canal de la Bruche, canaux urbains au sein de l’agglomération de Strasbourg,
canaux villageois.

 

Le Rhin

 

Jusqu’en 1840, le Rhin est un fleuve sauvage qui étend ses innombrables bras sur plusieurs kilomètres. Puis, l’augmentation de la navigation et l’apparition de l’hydroélectricité conduisent à des travaux de régularisation et à la canalisation du fleuve. Le régime du fleuve est aujourd’hui assez régulier avec un débit moyen de 1 053 m 3 /s, mais peut subir des crues en juin et juillet faisant augmenter le débit jusqu’à 5 000 m 3 /s et des périodes de sécheresse faisant diminuer la hauteur d’eau.

L’Ill

Affluent du Rhin, l’Ill est un cours d’eau de 223 km de long qui traverse la région de Mulhouse à Strasbourg.
L’Ill a un régime pluvio-évaporal : hautes eaux en hiver et au printemps et basses eaux en fin d’été et début d’automne. La confluence avec la Bruche, son principal affluent bas-rhinois, se situe au niveau de Strasbourg, avec la Souffel au sud de Brumath, avec l’Ehn au niveau de Geispolsheim, avec l’Andlau et la Scheer au niveau de Fegersheim, et avec la Lutter au niveau de Benfeld.
Au sud de l’Eurométropole de Strasbourg, un système de canaux de décharge et d’alimentation situé à Erstein et Plobsheim régule les débits de l’Ill. La majeure partie des débits de crues est dirigée vers le Rhin. Les inondations liées aux débordements de l’Ill sont donc principalement situées en amont d’Erstein, et en aval de Strasbourg suite aux crues de la Bruche.

 

La Bruche
La Bruche est le plus important affluent de l’Ill dans le Bas-Rhin. Prenant sa source
dans les Vosges, elle a encore aujourd’hui gardé des caractéristiques torrentielles qui
préservent son aspect « sauvage ». Les deux tiers de son cours s’écoulent en milieu
montagneux.
Dans la plaine, elle a souvent changé de cours, créant ainsi une large vallée, main-
tenant un ried écologique très riche. Sur ce tronçon, l’épaisseur des alluvions de la
plaine qu’elle traverse permet une infiltration efficace qui amortit les ondes de crue.
Après Molsheim, son cours difflue en plusieurs bras et se reforme en un lit unique à
Entzheim.
Son régime est de type pluvio-océanique (hautes eaux en hiver, basses eaux en été)
mais les moyennes de référence varient beaucoup suivant les caractéristiques de
l’année, allant d’un débit moyen en année sèche de 5,30 m 3 /s à 12,10 m 3 /s en année
humide. Les crues ont lieu principalement en mars-avril et peuvent être spectacu-
laires (en février 1990, les débits transitant à travers Strasbourg étaient estimés à
195 m 3 /s).
Les crues sont essentiellement recensées à la fin de l’hiver, lorsque de fortes pluies
sont combinées à la fonte des neiges. Cependant, il arrive de plus en plus fréquem-
ment que seule le facteur « pluie » provoque des crues en été lors de gros orages.
La Bruche a pour caractéristique une montée des eaux très brutales et des décrues
rapides. (Source : CD 67)
Le canal de la Bruche longe en léger surplomb d’est en ouest le cours de la Bruche
entre Avolsheim et Strasbourg, puis rejoint l’Ill en aval de la confluence entre la
Bruche et l’Ill. Le canal est essentiellement alimenté par la Mossig, par sa prise sur
la Bruche et par ses muhlbachs. Il est parfois envahi par les eaux de la Bruche lors
des inondations.
• L’Ehn, l’Andlau, la Scheer
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L’Ehn prend sa source à 920 m d’altitude au Neuntelstein sur la commune de Hohwald.
Il parcourt 36 km avant de se jeter dans l’Ill à l’aval de Geispolsheim.
L’Andlau prend sa source sur le versant est du Champ du Feu. Il conflue avec l’Ill au
niveau de Fegersheim.
La Scheer naît de la confluence de plusieurs fossés drainant le vignoble. C’est un
petit cours d’eau semi-artificiel de 37 km. Il possède une dérivation vers l’Andlau au
niveau de Kertzfeld et se jette dans l’Andlau à Fegersheim, juste avant la confluence
de ce dernier avec l’Ill.
Ces trois cours d’eau sont caractérisés par des crues brutales et rapides. Les sec-
teurs inondés en zone urbaine ont nettement baissé grâce à des ouvrages de régu-
lation ou d’autres travaux pour lutter contre les crues. Lors de crues, la surcharge de
l’Ehn passe par un canal de décharge où les inondations peuvent s’étendre sur des
prairies permanentes.

 

 

La Zorn
La Zorn nait de la confluence entre la Zorn Jaune et la Zorn Blanche. La Zorn Jaune
prend sa source en Lorraine, au sud de Dabo et la Zorn Blanche dans le massif de
Hengst.
La Zorn se jette dans la Moder à Rohrwiller après un parcours de 102 km. Le ter-
ritoire du SCOTERS est concerné par la vallée moyenne de la Zorn, un secteur de
méandres de Saverne à Geudertheim.
L’un de ses principaux affluents est le Rohrbach à Hochfelden.
Le bassin versant de la Zorn est très touché par les inondations. De lourds travaux ont
été entrepris pour lutter contre les crues. La quasi-totalité du linéaire de la Zorn dans
son cours moyen est perché en surplomb par rapport au lit d’origine.
• La Mossig
La Mossig prend sa source à 600 m d’altitude sur le versant nord du Baerenthal, à
l’amont de Wagenbourg-Engenthal. Elle parcourt 33 km jusqu’à sa confluence avec
la Bruche et draine un bassin versant de 169 km 2 . Ses eaux alimentent en quasi-tota-
lité le Canal de la Bruche, lors de forts étiages.
Les crues sont essentiellement recensées à la fin de l’hiver, lorsque de fortes pluies
sont combinées à la fonte des neiges. Cependant, il arrive de plus en plus fréquem-
ment que seule le facteur « pluie » provoque des crues en été lors de gros orages.
Avec la Bruche, elle a pour caractéristique une montée des eaux très brutales et des
décrues rapides