Des restes à charge de plus en plus élevés pour les patients Les ophtalmologistes font partie des spŽcialistes qui pratiquent de gros dŽpassements dÕhonoraires.
Depuis le 1 er janvier 2016, la plupart des complŽmentaires santŽ ne couvrent plus compl•tement les dŽpassements dÕhonoraires des mŽdecins de secteur 2 (pratiquant des dŽpassements dÕhonoraires) qui nÕadh•rent pas au Contrat dÕacc•s aux soins (CAS).
LÕobjectif de cette mesure prise par le Gouvernement est de contenir les dŽpassements, particuli•rement ŽlevŽs dans les grandes villes.
Tarifs mŽdicaux en hausse. Or, selon le courtier en assurances Mercer, le dispositif est inefficace.
Une Žtude quÕil a menŽe rŽv•le que tr•s peu de mŽdecins de secteur 2 ont fait le choix de signer le CAS. Ils sont 27 % au total, avec de fortes disparitŽs chez les spŽcialistes : seuls 10 % dÕophtalmologistes signataires et 15 % des chirurgiens, par exemple. Par ailleurs, le CAS a provoquŽ un vŽritable effet dÕaubaine du cTMtŽ des praticiens non adhŽrents.
Sur les prix moyens des consultations, ceux qui facturaient moins de 34,50 euros ont augmentŽ leurs tarifs de plus de 50 %.
La hausse est supŽrieure ˆ 25 % entre 34,50 et 46 euros, et ˆ 26 %, de 60 ˆ 75 euros.
Les grands perdants, ce sont les patients, avec la baisse des remboursements complŽmentaires.
Entre les premiers semestres 2015 et 2016, ils sont passŽs en moyenne de 87 euros ˆ 41 euros pour les frais dÕhospitalisation, soit - 53 %. Pour les consultations de spŽcialistes, cÕest - 10 %. Les restes ˆ charge sont donc de plus en plus lourds (voir tableau). Des assurŽs doublement pŽnalisŽs car, souligne lÕUFC-Que Choisir, les dŽserts mŽdicaux sÕŽtendant, il nÕest pas toujours possible de changer de praticien.
■ Silvia Simao