L'Ozone

A la différence des indicateurs de pollution précités (dioxyde d’azote, particules et benzène), les niveaux maximaux de concentration en ozone ne sont pas spécifiquement observés dans le centre urbain des agglomérations mais dans les périphéries et en milieu rural.

Cet indicateur de pollution, qui est formé à partir des oxydes d’azote et composés organiques volatils à proximité des sources de pollution lors d’épisodes ensoleillés et de fortes chaleurs, se déplace à l’extérieur des villes où il est difficilement détruit en l’absence de monoxyde d’azote (qui ne se retrouve en concentrations importantes qu’à proximité des routes).

Il peut donc s’accumuler à la campagne et dans les Vosges. Il convient de noter que l’ozone représente la pollution photochimique qui est de dimension interrégionale, voire parfois continentale.

La pollution à l’ozone présente un risque tant pour

  • la santé (gaz agressif pénétrant dans les voies respiratoires provoquant toux, altérations pulmonaires, irritations oculaires) que pour la végétation (baisse des rendements de culture),
  • les forêts,
  • l’effet de serre,
  • les pluies acides.

L’échelle géographique des mécanismes de création, de dispersion, de destruction de l’ozone est régionale, en raison des multiples influences qui concourent à la création de ce polluant.

Les dioxydes d’azote émis lors de la combustion des carburants fossiles dans les transports routiers et le chauffage sont parmi les principaux gaz précurseurs d’ozone.

Santé humaine, 32/25 jours (130%)

La valeur cible pour la protection de la santé humaine2 est dépassée sur une large partie du territoire du SCOTERS, avec un nombre de journées de dépassement compris entre 15 et 39 jours (moyenne : 32 jours) en 2013.

Vegétation, indice AOT40: 19'000/6'000 µg/m3 (310%)

Concernant la valeur limite pour la protection de la végétation, les dépassements sont assez généralisés.

Le territoire du SCOTERS ne présente pas, au niveau des concentrations de cet indicateur de pollution, de particularités par rapport au reste de l’Alsace.

L’indice AOT40 (exprimé en µg/m3 .h) est basé sur la notion de surcharge en ozone. Cette surcharge est calculée pour la période de croissance végétale soit de mai à juillet et pour les heures de la journée où la photosynthèse est la plus active. L’AOT40 est en effet un paramètre directement en relation avec le rendement des terres agricoles et des prairies. Sur le territoire du SCOTERS, l’indice AOT40 en 2013 a oscillé entre 12 000 et 23 000 µg/m3 .h, la moyenne annuelle étant d’environ 19 000 µg/m3 .h. Aussi, la valeur cible de l’AOT40 pour la protection de la végétation a été dépassée.


Seuil de protection de la santé, pour le maximum journalier de la moyenne sur 8 heures : 120 µg/m³ pendant une année civile.

Seuil de protection de la végétation, AOT 40* de mai à juillet de 8h à 20h : 6 000 µg/m³.h