Le Crédit immobilier

Par crédit immobilier, la loi entend non seulement le financement d’un logement construit ou à construire, d'un terrain à bâtir destiné à la construction d'une habitation, mais également tout crédit d'un montant supérieur à 75 000€ dès lors qu‘il finance des dépenses de réparation, d'amélioration ou d‘entretien d’un logement.

C'est le règne de la libre concurrence: chaque banque fixe comme elle l'entend les conditions de ses crédits immobiliers:

  • taux d’intérêt,
  • apport minimal,
  • niveau de revenus,
  • durée maximum,
  • frais de dossier, etc.

La protection des emprunteurs est toutefois uniforme, ils ont tous droit à la protection de:

  • la loi sur le crédit immobilier (loi Scrivener) intégrée dans le code de la consommation.
  • Le code de la construction et de l’habitation (CCH) y ajoute sa touche protectrice pour le particulier qui achète ou fait construire une habitation.

Autre obligation commune à tous les banquiers : 

  • remplir leur devoir de mise en garde à l'égard de l‘emprunteur profane sur le risque de surendettement compte tenu de ses revenus et charges.

L'offre préalable de crédit

Vous avez négocié, discuté, simulé avec plusieurs banquiers, ensuite vous avez choisi celui avec lequel vous voulez faire affaire. Bien évidemment, vous n‘allez pas « taper là » pour formaliser votre accord.
La mise en place du crédit immobilier suit un chemin rigoureux balisé par la loi, applicable quel que soit l'établissement prêteurret quels que soient le ou les crédits proposés. Sinon, gare aux sanctions!

Étape indispensable: la délivrance d'une ofi‘re préalable de crédit par la banque prêteuse  et cela, même si votre prêt a été déniché par un intermédiaire en crédits, Établie par écrit, l'offre préalable de crédit vous est adressée par voie postale à votre domicile. Il n'est pas possible de vous la remettre en mains propres au guichet. La plupart des banques ont, pour des raisons de preuve, choisi l'envoi sous la forme recommandée, mais les tribunaux estiment que la forme de l'envoi importe peu: ils refusent les demandes d'annulation dès lors que l'offre de crédit a été réitérée (rappelée) dans l’acte notarié qui y fait clairement référence.

Bon à savoir

En cas  de regmupememdecrèdiu àlafoisimmuhiliusetàla consommafiM.l‘opèrafion—impmmerfl appelée «rachat de créditu - est iur‘ldiquementun créditimmohifior
si letmal des crédits immobiliers. au sens de la loi, représente 60% du mouvanttotal de l'opération de regroupement de crédits. Il n‘existe pas de droit au crédit
immobilier. la banque peut et même doit. au besoin. reluser le prêt si la situation financière de celui qui souhaite emprunter apparaü instable ou hasardeuse

L'offre préalable de crédit immobilierdaitmnteniruu minimum sept mentians {article L312—8, Code de la consummati0n},  notamment: l'identité des par» ties, la nature, l'objet, les modalités du prêt ; s'il s'agit d'un prêt à taux fixe, un échéancier comportant, pour chaque mensualité, le montant du capital remboursé et celui des inté“ts ; le coût total du crédit, les frais d’assurances obligatoires assurance décès) et l'indication qu'elles peuvent être souscrites ailleurs que chez la banque prêteuse, etc.

Trente fleurs pour dire oui... ou non

Recevoir une offre de crédit, c'est bien, c'est rassurant. Mais inu— tile de foncer tête baissée pour l’accepter dans le but de signer plus vite chez le notaire, la loi ayant prévu trois délais en forme de gardefous protecteurs: dix jours, trente jours, quatre mois.

  • La banque prêteuse est obligée de maintenir san offre de crédi t pendant trente jours, un délai légal pour vous laisser le temps de réfléchir, voire de rechercher (sans lui dire bien sûr) une offre plus avantageuse chez un établissement concurrent.
  • Le délai de dix jours est un minimum absolu, irréductible: vous ne pouvez accepter l'offre de crédit que dix jours après l’avoir reçue, jamais avant. Et après l'avoir acceptée (en pratique datée et signée), vous devez l'adresser à la banque prêteuse par voie postale, le cachet de la Poste faisant foi.

Concrètement, l'ofire de crédit est acceptée par l 'empmnteur à un moment compris entre dix et trente jours à compter de sa réception.

L'offre de crédit devient caduque (nulle, sans valeur) si, au plus tard dans les trente jours suivant la date où vous l'avez reçue, vous ne l’avez pas retournée à la banque appuyée de votre signature et de la date.

Le code de la consommation précise que l'offre de crédit est toujours acceptée sous la condition résolutoire de la non-conclusion, dans un délai de quatre mois a compter de son acceptation, du contrat pour lequel le prêt est demandé. Les parties pouvant convenir d’un délai plus long. Traduction : comme les yaourts, l'offre de crédit comporte une date de validité, en réalité une date de péremption.

Vous disposez ainsi d'un délai de quatre mais pour concrétiser votre acquisition et demander le versement de l'argent du crédit en une seule fois ou le déblocage progressif si le prêt finance la construction d'une maison individuelle ou l’achat d'un logement sur plans.

Si le délai de quatre mois passe sans que vous ayez demandé le versement total ou partiel des fonds, le prêt est annulé. Mais la banque peut toujours à votre demande prolonger ce délai de quatre mois.

Cette hypothèse peut se produire lorsque le vendeur demande le report de la signature de la vente, quand un événement imprévu empêche la concrétisation de la transaction, etc. Il ne faut donc pas oublier de demander à la banque de prolonger ce délai de quatre mois si, pour quelque raison que ce soit, vous n'êtes pas en mesure de demander le déblocage des fonds.Jjusqu’à l’acceptation de l'ofire, aucun frais ni versement à quelque titre que ce soit ne peut vous être demandé par le prêteur (ni par un intermédiaire en crédit), Cette interdiction couvre aussi les frais de dossier, les cotisations des assurances, etc.

Lorsque vous avez signé une autorisation de prélèvement sur votre compte bancaire, les prélèvements ne doivent commencer que lorsque l'argent du prêt est débloqué en tout ou partie. Et si vous espérez recevoir un contrat de prêt, vous risquez d'attendre longtemps: c'est l'offre de crédit qui, une fois acceptée par vos soins, change de nom et devient le contrat de crédit. D'où la nécessité de conserver soigneusement ce document durable, vous pourriez avoir a le relire en cas de litige avec la banque.

Le remboursement du crédit

La banque prêteuse vous remet obligatoirement un échéancier indiquant la date de paiement de la mensualité de remboursement du crédit immobilier qui vous a été accordé.

En lisant l'échéancier, vous constaterez que les premières années, vos versements rembourse… principalement les intérêts du prêt.
Il faut attendre plusieurs années pour que le gras du capital commence enfin à être entamé par vos remboursements.
En revanche, en fin de prêt, la situation s'inverse, le remboursement du capital accapare la plus grosse part de vos versements.

Pendant la durée de l'emprunt de sept, dix, quinze, vingt ans, selon celle que vous avez choisie, votre crédit va suivre son petit bonhonune de chemin, rythmé par vos remboursements mensuels. La vie n'étant pas un long fleuve tranquille, des imprévus peuvent faire… trébucher vos capacités de remboursement.

Il faut agir tout de suite et contacter le banquier prêteur dès le premier impayé au, mieux, antiriper si vous connaissez à l'avance votre incapucife' à honorer l’échéance, Vous devez absolument trouver avec la banque une solution amiable avec des délais de paiement des échéances impayées. Si elle accepte de vous accorder des délais de paiement, la banque est autorisée à maiorer de 3 % le taux d'intérêt du prêt, jusqu'au moment où vous respecterez de nouveau vos obligations et recommencerez à payer les échéances aux dates prévues.

Quand aucun accord amiable n'est trouvé, l'établissement prê teur peut décider l'annulation du prêt et vous demander de:

  • rembourser immédiatement la totalité du crédit restant dû, ainsi que les intérêts échus mais non encore payés (sur les échéances impayées donc) mais pas les intérêts à venir;
  • lui verser une indemnité dont le montant est plafonné à 7% du capital restant dû et incluant le montant des intérêts échus mais non réglés.

Même si lu banque se montre intruitable et dit mm à toutes vos propasi tions umiables d'étalement au de report des échéan— ces impaye'es, il vous reste quelques solutions pour essayer de sortir la tête de l'eau.

Ainsi, vous pouvez (sans avocat) demander au juge d'instance de vous accorder des délais de paiement pouvant atteindre deux ans.

Face à des difficultés financières extrêmement sérieuses, des délais de puiement ou un repart des échéances impayées ne suffisent pas. Il est alors judicieux de saisir la Commission de surendettement du département où se situe votre domicile. Elle pourra renégocier le remboursement de votre crédit, l’étaler sur une plus longue période, vous accorder (rare en pratique) une remise sur les sommes restant dues et réduire le taux d'intérêt s'il lui semble excessif.

Rembourser avant la date, c'est possible

Certes, il y a les jours de galère, quand les finances fondent ou disparaissent et vous empêchent de rembourser à la bonne date l'échéance du prêt. Il y a aussi des moments positifs où l’on est en mesure de se débarrasser en tout ou partie du crédit immobilier en le rembou rsant avant la date prévue, par anticipation. Un héritage, une donation, une grosse prime permettent de réaliser un remboursement partiel ou total du prêt. Le cas le plus fréquent reste celui où le logement acquis à crédit est vendu notamment parce que le ou les propriétaire (s) espèrent réaliser d’autres projets. Il arrive aussi que la décision de vendre soit subie par suite d'un divorce.
' Le principe, c’est que le prêteu1ne peutm aucun cas interdire le remboursement anticipé d'un crédit immubilifl. Une clause insé— rée dans le contrat de crédit (en pratique l'ofire de prêt acceptée) peut toutefois refuser les remboursements égaux ou inférieurs à 10% du montant initial du prêt, sauf s‘il s’agit de son solde.
' À candih‘on d’uvair été prévue dans le contrat de crédit, une indemnité de remboursement anticipé (Im) peutêhe réclamée par le prêteur à l'emprunteur.
L'article R312-2 du code de la consomv mation indique que l'Ira ne peut excéder la valeur d'un semestre d’intérêt sur le capital remboursé par anticipation, sans pouvoir dépasser 3% du capital restant dû avant le remboursement.
' Pour les crédits obtenus depuis le 30juin 1999, aucune indemnité de remboursement anticipé ne peut être réclamée à l’emprunteur lorsque la vente du logement a lieu pour l'une des trois raisons suivantes: changement du lieu de travail, cessation forcée de l'activité professionnelle, décès de l'emprunteur ou de son conjoint. Même limitée par la loi, l'indemnité de remboursement anticipée peut afficher un fort embonpoint, il est donc judicieux de négocier sa suppression au mo— ment où vous négodez le prêt immobilier que vous espérez obtenir pour financer votre acquisition immobilière.

Bon à savoir

L‘acquls' ond'unlozememalieu sous la : difion suspensive d‘obtomiond crédit. Cela signifie que si la banq e reh1se lefinancemem ‘al'aoh ur, la pmmesædevome ou le co at préliminaire ou tout avant—co atsignèparl‘acheteur estannu ' (article L312-16, code de la co sommation). L‘indem ité d‘immobilisation et toutes | s sommes qu'il : vor- séas so ( alors resfituées à celui qui esp rait revêtir le manteau de prop 'ètaire immobilier. Mais
encore aut-il qu‘il ait effectué toutes I s diligences utiles en vue de déc cher un crédit. La condition su ensive ne s‘applique pas si, par ne mention écrite de sa maln s r l'avant—contrat, le futur acqué ur indique qu‘il finance son bi au comptant.

Bon à savoir

Les litiges portant sur un crédit à la consommation sont de la compétence du tribunal d'instance, quel que soit le montant de l‘enjeu, quelle que soitla nature du diflérend. Est un crédit à la consommation, le prêt dont le montant n'excède pas 75 000 €.


2017 Les taux immobiliers encore en baisse

Les acquéreurs ont de quoi avoir
le sourire. Les taux de crédit im-
mobilier n’ont jamais été aussi
faibles. Au début du mois d’août,
les banques prêtaient à un taux
de 1,70 % en moyenne sur vingt
ans, et même 1,40 % sur quinze
ans, selon le courtier en prêts
immobiliers VousFinancer.com
(voir tableau). Soit un point de
moins qu’en août 2015 ! Or cette
tendance devrait se poursuivre
dans les prochains mois. Au
niveau macroéconomique, la
Banque centrale européenne
compte maintenir une politique
monétaire très accommodante
au moins jusqu’au début de 2017.
« En outre, les établissements de
crédit tenteront de rattraper un
début d’année morose et d’égaler
2015, une période record en
termes de volumes de prêts », an-
ticipe Maël Bernier, porte-parole
du courtier Meilleurtaux.com.
Les acquéreurs sont donc en po-
sition de force pour négocier.
Pour les hauts revenus. Il en ré-
sulte des taux d’emprunt excep-
tionnels pour les meilleurs dos-
siers : 1 % sur quinze ans, jusqu’à
0,90 % sur vingt ans. « Néanmoins,
seuls des couples avec des revenus
annuels d’au moins 70 000 à
100 000 euros obtiennent de telles
conditions », précise Sandrine Al-
lonier, responsable des relations
banques chez VousFinancer.com.
Enfin, les temps sont toujours
propices à la renégociation de
crédit. Selon Maël Bernier, « un
taux minoré de 0,80 point peut
être avantageux, y compris sur un
crédit récent ». Reste à savoir si
ce plongeon des taux entraînera
mécaniquement une hausse des
prix de l’immobilier.

Nina Le Clerre
Des taux autour de 1 % pour les excellents dossiers Taux d’emprunt
au 1 er août 2016 15 ans Durée du crédit
20 ans 25 ans
Taux le plus bas 1,00 % 0,90 % 1,40 %
Taux moyen 1,40 % 1,70 % 2,00 %
Taux le plus haut 2,15 % 2,40 % 2,80 %


60 millions 

Crédit immobilier
Crédit immobilier

EMPRUNTER, AU TAUX
LE PLUS INTERESSANT

Une fois le bien choisi, il faut obtenir le
financement approprié. Rien ne sert de trouver
un logement à un bon prix si cet avantage

est perdu en souscrivent un‘ crédittrop cher.

Pour économiser sur un crédit, deux
maîtres mots : comparaison et négo-
ciation ferme. Cette comparaison doit,
bien entendu, passer par votre banque
habituelle, mais surtout ne pas se limi—
ter à celle—ci. Les courtiers et les sites
en ligne peuvent vous aider à trouver
d'autres interlocuteurs compétitifs, Autre
moyen de faire baisser le taux du crédit,

mettre en concurrence les partenaires
pour l'assurance emprunteur, que vous
pouvez obtenir à un moindre coût. Une
fois la promesse de vente signée, vous
disposez d'environ 1 mois pour procé—
der a toutes ces démarches.

Le parcours
de l’emprunteur

Au 1°' trimestre 2012, les taux des cré
dits immobiliers variaient entre 3,65 et
4,7 % (hors assurances). Les différences
sont importantes et peuvent représenter
finalement plusieurs milliers d'euros. Il
est donc indispensable de ne pas signer
le premier contrat de prêt proposé.
Étape incontournable dès que vous avez
signé la promesse de vente de votre
futur logement, passez à votre banque
pour connaître votre capacité d‘emprunt.
Le montant de la somme prêtée variera
en fonction de la durée de rembourse—
ment : 10, 15 ou 20 ans, voire davantage.
m Plus la durée du prêt est
longue, moins les mensualités sont
onéreuses, mais plus le coût final du
crédit est élevé.
Parallèlement, vous pouvez confier
votre dossier à un courtier en crédits,
qui sera chargé de trouver l'établisse-
ment qui vous accordera les meilleures
conditions. Il ne sera rémunéré que
si vous souscrivez l'un des produits
qu’il vous a proposés. Pensez égale-
ment à demander une simulation de
prêt a La Banque postale, qui dispose
souvent de propositions concunentîelles.
- Une fois toutes les offres entre vos
mains, comparez—les en vous assu-

rant qu'elles portent sur une même durée.
fiez—vous au taux effectif global (TEG) et
au coût total du crédit. Ensuite. retournez
voir votre banquier, afin de négocier avec
lui (voir Bon à savoir page 40).

Prêt à taux fi>_<e
ou à taux révrsable ?

Sur le marché, les prêts à taux variable
(ou révisable) sont susceptibles d'évo—
luer, à la hausse comme à la baisse, en
fonction du marché monétaire. Ils sont
attrayants, car ils sont toujours moins
chers au départ que les prêts à taux fixe.
Ainsi, au ier trimestre 2012, alors que
les crédits immobiliers à taux fixe pou-
vaient débuter à 3,65 %, ceux a taux
variable pouvaient se négocier à partir
de 3,15 % (toui0urs hors assurances),
… Au moment où vous vous
) engagez, vous ne connaissez pas le coût
, total du crédit. Dans tous les cas, mieux
vaut choisir un prêt "capé',’ c'est—àldire
avec un plafond d'augmentation. La
limite est généralement de 2 points, et
le risque est alors limité.
Engagez—vous dans un prêt à taux révi—
sable sans plafond uniquement si vous
êtes certain de pouvoir le rembourser
très vite grâce à une rentrée d'argent
(donation, héritage à venir…).

Des échéances
modulables

Pratiquement tous les crédits, à taux fixe
ou variable, permettent des modulations
du montant des échéances. A condition
de rester dans vos possibilités de ram—
boursement, vous pouvez diminuer la
durée de votre prêt en augmentant vos
versements de 10 %, 20 % ou 30 %,
voire 100 %. Si, au contraire, vous
demandez à diminuer le montant des
échéances de 10 %, 20 % ou même
30 % par rapport à l'échéance initiale,
le crédit courra sur une période plus
longue, et vous paierez au total plus cher.

Certains établissements comp
tent des frais quand on use de ce droit
de modulation. Certains limitent égale-
ment le nombre de modulations pendant
la durée du prêt, d'autres pas.

Une période sans emploi, une sépara-
tion ou simplement un "mauvais" mois
peuvent vous plonger dans des difficul-
tés financières passagères. Pour ré—
pondre à ce souci, certaines banques
autorisent des reports d'échéance.
m Il faudra toutefois continuer
à payer le montant de l'assurance.

Les assurances utiles...
et inutiles

Pas de crédit immobilier sans un mini-
mum d'assurances. Certaines sont
incontournables, comme celles qui cou—
vrent le décès et l'invalidité de l'em—
prunteur. Vous pouvez également vous
garantir contre l'incapacité temporaire
totale de travail (arrêt de travail de
plus de 90 jours ou de 180 jours, selon
les contrats et selon les assureurs).
L'étendue dela couverture et le taux de
cette assurance diffèrent selon votre âge

et votre état de santé. La prime d'assu-
rance d'une personne âgée de moins
de 50 ans sans soucis de santé repré-
sente en moyenne de 0,35 à 0,4 % du
capital emprunté Mais ce taux peut
doubler et même dépasser 2 % si l'em—
prunteur déclare une pathologie ou tout
simplement s'il est âgé.

Vous n'êtes pas obligé de souscrire
cette assurance auprès de l'établisse
ment bancaire qui vous prête l'argent.
Cependant. si vous vous situez dans la
moyenne d'âge ou si vous avez dépassé
la cinquantaine, vous ne trouverez guère
moins cher ailleurs.

Faites jouer la concurrence en vous
adressant à divers assureurs, surtout si
vous êtes jeune (moins de Ia quaran-
taine) et en bonne santé. Vous pourrez
ainsi faire baisser le montant de vos
mensualités de plusieurs dizaines
d'euros. Ce qui, multiplié par le nombre
d'années de l'emprunt, peut permettre
de vous faire réaliser un économie vrai—
ment intéressante.

m L'assurance perte d'emploi
n'est jamais obligatoire, et elle est rare-
ment intéressante compte tenu de son
coût et des conditions dans lesquelles
elle s'exerce (délai de carence de 2 à
24 mois, pendant lequel, à partir de la
souscription du contrat, vous ne serez

pas couvert ; période d'indemnisatio
limitée à 6, 12 ou 24 mois ', exclusio
des dépens négociés...).

Les prets aides sont—Hs
vraiment interessants ?
Parallèlement aux crédits classiques,
existe des prêts d‘accession social
(PAS) et à taux zéro+ {voir Repères
dessous), destinés à l‘acquisition de vot
résidence principale et bénéficiant du
aide de l'État. Vous pouvez égaleme
avoir accès à des prêts conventionn
quand l'établissement financier 3 pass
une convention avec l'État. Quant au pr
Action logement (anciennement 1
Logement. aussi appelé prêt patronal
prêt employeur), il est réservé à ceux q
travaillent dans une entreprise privé
(hors secteur agricole).

[mm En dehors du PTZ+ et d
prêt Action logement (1,75 % d'intérê
hors assurance), les prêts aidés ne 50
pas toujours plus intéressants que ce
du secteur libre. Par exemple, selon
durée, un prêt conventionné offre un te
de 5,65 à 6,1 % ; un prêt à I’accessi
sociale (PAS), de 4,75 à 5,2 %. Leur ato
cependant, est d'ouvrir droit à l’aide p
sonnalisée au logement (APL).

Quand vous souscrivez des prêts aidé
ils sont souvent de durée plus court
Pour ne pas vous retrouver avec de
traites trop importantes les première
années, les banques proposent d
lisser les mensualités. En clair, l'étain
sement calcule une mensualit
constante sur toute la durée du prêt a
tenant compte des autres crédits.
Pour en savoir davantage sur les pré
aidés, adressez-vous à l'associatio
départementale d’information sur |
logement (Adil) la plus proche de ch
vous (www.anil.org) ; pour le prêt Acti
logement, renseignez—vous auprès de
comités interprofessionnels du log
ment (CIL), dont les coordonnées so
disponibles au 01 44 85 81 00 ou sur |
site www.actionlogement.fr.

CE fill! Est
NEGUEIABLE

Négociez serré avec
votre banquier. Tout
est pratiquement tits-
cutattle 1 le taux, bien
sûr, mais aussi la sun-
uressiun des frais de
dossier (comptez envi-
run ) %), l'indemnité
en cas de rembourse-
ment anticipé. les
cenditiuns de modula-
tinn des échéances,
les frais d'assurance.

Taux du crédit

'ÏŸHÉSITEZ EÀs À RENÉGOCIER !

, Èn renégociant le taux de votre crédit, vous
'_gquvez économiser quelques milliers d’euros.
|EIügæmandez à votre banque ou à un autre
Weblissement de se prêterà ce jeu gagnant.

Si vous avez souscrit il y a quelques
années un crédit immobilier à plus de
5 %, vous pouvez escompter une ris-
tourne. Les meilleurs taux au début de
2012 étaient autour de 3,7 % (hors assu—
rance). La question de la renégociation
ne se pose que si le taux auquel vous
avez emprunté est supérieur de plus de
1 % aux taux actuels. Par ailleurs, pour
rentabiliser l'opération, mieux vaut que
vous soyez dans le premier tiers de votre
durée de remboursement que vers la fin.

, .
Le mode d emplou
Première démarche, négocier avec
votre banquier. Il n'est pas obligé d'ac-
cepter, car, bien entendu, cette opéra-
tion signifie une perte sèche pour lui.
Vous aurez plus de poids dans la dis—
cussion si vous êtes un bon client et si
vous mettez dans la balance la sous—
cription de produits financiers.

Si votre banquier refuse, n'hésitez pas
à pousser la porte de banques concur-
rentes. Vous pouvez vous adresser à un
courtier pour élargir le choix. Vous sous—
crirez un nouveau prêt, qui servira à
rembourser l'emprunt initial.

Si une partie de votre prêt immobilier
est constituée d'un prêt à taux zéro
(PTZ), il est préférable de garder ce
dernier dans la banque initiale et de
ne faire racheter que le prêt principal.
Dans tous les cas, vous disposez d‘un
délai de réflexion de 10 jours à compter

de la réception de la nouvelle offre
avant de l'accepter définitivement.
MVous pouvez profiter de cette
renégociation pour revoir aussi l'assu-
rance et la souscrire auprès d'un éta-
blissement différent du prêteur.

Les frais a prevon

Les frais de dossier peuvent atteindre
environ 1 % de la somme empruntée.
Vous pouvez négocier pour les diminuer
ou les faire disparaître. L‘établissement
financier peut aussi réclamer l'indemnité
de remboursement anticipé si elle est
prévue dans le contrat initial. Ce n'est
pas automatique : au moment de sous-
crire le prêt, vous avez pu négocier pour
qu'elle ne soit pas appliquée. Le mon-
tant de l'indemnité est de toute façon
plafonné à 6 mois d'intérêts des som—
mes remboursées au taux moyen du
prêt, dans la limite de 3 % du capital res-
tant dû avant le remboursement anticipé.
Autres frais à prévoir : ceux qui sont liés
à la garantie sur le nouveau prêt (hypo—
thèque, caution...), sans oublier la main—
levée d'hypothèque sur le prêt initial.
En tout, plusieurs centaines d'euros
seront à débourser immédiatement,
mais vous les rattraperez rapidement au
fil des remboursements si vous obtenez
un meilleur taux. .

ABAISSER LA MENSUAUTÉ OU LA DURÉE ?

>>> Après avoir oh—
tenu un meilleur taux,
vous avez le choix
entre faire baisser le
montant des mensua-
lités et diminuer la
durée du prêt. t‘est

la seconde option qui
se révèle la ulus ren-
table, car elle lait iti-
minuer plus fortement
le nom du crédit.
>>>Si vos revenus
se sont améliorés,

vous unuvez aussi
choisir d’augmenter
les mensualités

et de diminuer

la durée. Un hun
moyen d'être gagnant
sur tous les ironts.