2001-Manger-Bouger

PNNS; Science et Avenir

Si l'activité physique ne guérit pas le cancer, elle peut grandement y contribuer, et prévenir les récidives selon de très nombreuses études. On estime qu'en moyenne la réduction du risque est de 20 %, et celui de rechute de 40 %. À condition bien sûr d'une pratique régulière après le diagnostic. 

Or, selon une étude américaine, 3 % de la population seulement seraient au courant de ces bienfaits. Les chercheurs ont aussi établi que plus l'activité est importante et régulière, plus la protection est importante. Trente minutes par jour d'activité physique supplémentaire réduisent ainsi le risque de cancer du côlon de 12 % supplémentaires et — avec une heure de plus par semaine — celui du cancer du sein de 6 % pour une femme ménopausée. Les modes d'action protecteurs, multiples et imbriqués, font encore l'objet de recherches. Réduction de la masse grasse et de l'inflammation chronique sont en jeu. Tout comme celle du taux de certaines hormones — œstrogènes, insuline - ayant tendance à favoriser la prolifération cellulaire.

Dans le cancer du côlon, l'accélération du transit intestinal provoquée par l'effort physique permettrait de diminuer le temps d'exposition de la muqueuse digestive aux cancérogènes d'origine alimentaire. 

Pour le cancer du poumon, c'est l'augmentation de la fonction respiratoire qui pourrait réduire la concentration d'agents cancérogènes issus du tabac dans la muqueuse des bronches (3).

Quels sont les organes concernés ?

« Bouger » réduit le risque de développer un cancer, c'est prouvé. Il s'agit de tumeurs parmi les plus fréquentes sein, côlon, poumon, utérus... De manière moins certaine, d'autres organes (prostate, ovaire, thyroïde, pancréas) sont aussi concernés. Mais si l'activité physique — c'est-à-dire le sport et toutes les activités physiques de la vie quotidienne (jardinage, vélo, activités ménagères.) — est utile en prévention primaire, elle l'est aussi pendant (prévention secondaire) et même après un cancer pour éviter la récidive (prévention tertiaire). Dans le cas de celui du poumon, son intérêt concerne même le stade avancé de la maladie, selon une toute première étude (4) présentée en octobre 2018.

N'est-ce pas trop tard ?

Pas du tout. La preuve par une vaste étude française menée auprès de 60 000 femmes ménopausées, suivies pendant dix ans. Elle a démontré qu'après 50 ans, marcher quatre heures chaque semaine, soit environ trente minutes par jour, réduit le risque d'être atteinte d'un cancer du sein. Cette réduction augmente de 10 % chez celles qui se sont mises au sport quatre ans avant la ménopause. Avec l'avancée en âge, l'activité physique offre aussi des avantages pour le système cardio-vasculaire (amélioration de la fonction cardiaque, meilleure endurance), locomoteur (augmentation de la masse et de la force musculaire, maintien de la densité minérale osseuse, réduction des chutes, meilleur équilibre), et neurocognitifs (meilleure plasticité cérébrale, diminution du déclin cognitif, de l'anxiété et de la dépression).

Pourquoi au moins 30 mn par jour?

La plupart des études (6) ont confirmé l'intérêt d'au moins 2 heures et demie d'activité physique modérée par semaine. Ce qui se traduit par la recommandation d'au moins 30 minutes par jour, cinq fois par semaine. Ce temps peut être réparti au long de la journée si nécessaire (2 X 15 minutes, 3 X 10 minutes, etc.). L'important étant de s'y mettre et de s'y tenir. Et si possible de combiner plusieurs activités dites aérobies, celles qui consomment de l'oxygène (jogging, vélo, marche nordique...), et musculaires décontractantes (gymnastique, gainage, stretching, yoga... En cas de cancer, l'activité physique peut être évidemment adaptée. Enfin, même si cela peut sembler paradoxal, le meilleur remède antifatigue (7). est justement de se bouger! 

__________________________

50 minutes par semaine pour les adultes âgés de 18 à 64 ans, l’OMS recommande de faire au moins 150 minutes d’exercices d’intensité modérée (jardinage léger, marche rapide, vélo...) par semaine – tels que cinq séances hebdomadaires de 30 minutes – et au moins 75 minutes s’il s’agit d’une activité d’intensité soutenue (tennis, sport collectif...).


Bouger ne suffit pas

 

Pour atteindre un poids qui soit en adéquation avec une bonne santé,

l’activité physique ne suffit pas : il faut surtout manger moins de sucre.

 

Coca-Cola, Nesquik et autres McDonald’s se font

fort de sponsoriser des épreuves sportives.

Leur objectif : pointer le manque d’activité phy-

sique comme facteur principal de l’obésité... Grosso

modo : faites du sport et vous pourrez manger ou

boire ce que vous voulez. « C’est de la supercherie,

dit Jacques Fricker, nutritionniste à l’hôpital Bichat

(Paris). Il faut en réalité beaucoup s’activer pour

une perte minime de calories. »

Si les experts recommandent de bouger tous les

jours, c’est d’abord pour réduire le risque de déve-

lopper une maladie chronique telle que le diabète

ou une pathologie cardio-vasculaire, et aussi pour

maintenir son poids. Pas pour en perdre, comme

le pointe un article paru récemment dans le British

Journal of Sports Medicine. Les auteurs s’appuient

notamment sur le fait que l’on assiste depuis trente

ans à une explosion de l’obésité sans qu’il y ait eu

de véritable changement dans le niveau d’activité

physique des populations occidentales.

 

MIEUX VAUT FAIRE LA CHASSE

À UNE ALIMENTATION DÉSÉQUILIBRÉE

 

« Dans la perte pondérale, le plus important est de

limiter les grands pourvoyeurs de sucre tels que le

pain blanc et,bien sûr,les boissons comme les sodas

et les jus de fruits industriels », dit Jacques Fricker.

En dépit de ce que peuvent suggérer les grandes

marques agroalimentaires, ces aliments favorisent

le stockage des lipides et la sensation de faim. Même

son de cloche du côté de l’Organisation mondiale

de la santé (OMS) : elle recommande aux adultes

et enfants de limiter leur consommation de sucre

à 10 % (soit environ 50 g par jour) de leur apport

énergétique quotidien, afin de réduire le risque de

surpoids et d’obésité.#

PATRICIA CHAIROPOULOS

 

150 minutes

par semaine

Pour les adultes

âgés de 18 à 64 ans,

l’OMS recommande

de faire au moins

150 minutes

d’exercices d’intensité

modérée (jardinage

léger, marche

rapide, vélo...)

par semaine – tels

que cinq séances

hebdomadaires

de 30 minutes – et

au moins 75 minutes

s’il s’agit d’une

activité d’intensité

soutenue (tennis,

sport collectif...).

1 7... intelligent?

Eh bien oui, n‘en déplaise à la fameuse oppo—
sition entre inœilœetsporfifsl Carle sportest
un véritable engrais pour les neurones. Que
l‘on fasse de l‘endurance ou de la musculation,
l'activité physique augmente la production
d'un facteur de croissance neuronal: la BDNF.
Lequel favorise non seulement la création

de micro—vaisseaux sanguins dans le cerveau

— œ qui permet de mieux irriguer et de
prolonger la durée de vie des cellules ner—
veuses —, mais stimule également la création
de nouveaux neurones dans l'hippocampe
(impliqué dans la mémoire) et dans certaines
zones du cortex. siège des fonctions cognitives
complexes. Pour que ces nouveaux neurones
s’intègrent dans les circuits existants, encore
faut—il les utiliser! Pour ce faire, rien de tel que
de placer le ceweau en état d'apprentissage
perpétuel. Vous maîtrisez parfaitement votre
sport? Mettez—vous en difficulté: en changeant
œpœtedanslecædessæmcüiætiæen
eœayam un autre style de jeu au tennis Et
combinez des disciplines qui solliciœnt des
compétences différentes: vous em un pro

du running. complétez avec de la danse. Vous
pratiquez le karaté, tentez le basket... Ac. |

1 8... heureux?
Peu importe la spécialité, le sport apporte
quelques—uns des ingrédients du bonheur: Il
fournit un objectif à atteindre, améliore l'estime
desd,obllgeàsorflrdesondænldæetàcæer
des liens sociaux. etc Mais ce n‘est pas tout
En plus du bienêtæ psychologique éphémère
qu‘elle procure juste après l'effort. la pratique
régulière d'une discipline agit sur notre cerveau
de façon durable. a la manière d'un antidépres—
seur: elle augmente la production de dopamine,
ce œu‘omédlaæur essentiel au plaisir et a la
müvmbn.œsmnœuæeauæilesmœclæet
le foie à libérer un acide aminé, le tryptophane.
Or, ce deer favorise la synthèse de séroto
nine. æsenflelle à la régulation de l'humeur
de l‘anxiété, de l‘appétit et du sommeil. Des
études ont montré que le sport diminuait
l‘activité dans le cortex préhontal au profit de
régions cérébrales impliquées notamment dans
la perœpflon des différentes parties du corps.
Résultat: on rumine moins! Pas étonnant que
l'on dénombre deux fois moins de troubles
anxieux chez les athlètes que dans la popu—
lation générale Mieux : alors que 2,6 % de la
population souffre de dépression, seuls 1 %
des athlètes en sont touchés. Ac. |

, \, ‘
, . .

L amde lactique ?
Tous les sporflfs- même amateurs - ont
déjà ressenti cette douleur lors d’un effort
Intense et prolongé. Les jambes semblent
peser une tonne. les muscles sont en feu
et l‘exercice est de plus en plus difficile.
A l‘origine de ces douleurs muswlalœs,
brûlures et autres crampes la production
d‘acide lactique. Ce déchet métabolique
est produit lorsqu'un muscle est soumis
a un effort … et continu pendant plus
ou moins une minute. La succession de
contractions [finite la circulation sanguine
dans le muscle. Moins oxygéné, Il continue
pourtant d'utlser du glucose pour fonction-
ner. Et c‘est cette consommation anaérobie
(sans oxygène) qui libère de l'acide lactique.
si la circulation sanguine n'est pas suffi—
sante…évaaærœdécflet il lrrite les
termina… nerveuses et crée la sensation
de brûlure. Seule solution pour poursuivre
l‘exercice: diminuer l’Intensité de l'effort
pour pemtefire au sang de bien circuler. LG. |

Une cou rbatu re ?
Corps endoior‘l. membres raides comme
du bois... Ces douleurs musculaires
saisissent généralement au lendemain
d’une bonne séance de sport. dès lors qu'on
manque d'entraînement ou d‘échaufiement
Les contractions musculaires et les chocs
répétés sur le sol génèrent des mlcn>
traumatismes sur les fibres musculaires.
D'où la gêne ressentie. déclenchée par
une réaction inflammatoire pour régénérer
les fibres Un bon 6flrement avant et après
l'effort permet de les éviter. si le mal est fait.
elles disparaissent généralement au bout
de quamntehuit heures. LG.

Un pornt de cote?
c‘est le mal par excellence des )oæeurs du dimanche.Au bout de quelques minutes.
unedouleurbmæbappamüsouslæofllæaàdrflœw àgaudnEnœuse? Une
mauvaise dynamique respiratoire qul entraîne une «rampe du dlaphragme Situé sous
la œge thoracique. celui—d asure l’entrée d‘air dans les poumons en se contactant
sl l‘on resplre mal, le dlaphragme se contracte træ vlte: Il peut passer de 20 contac—
flons à plus d'une centaine pendant l‘effort Comme n'lmporæ quel muscle, Il se
fatigue à cause de cette mauvalse oxygénaflon et la douleur apparaît. Pour faire
dlsparahre le polm de côté, ll faut alors ralentir le rythme ou caser l‘acflvlæ. afin de
retrouver une ræplraflon lente. en prenant soln d'lnslster sur l‘explmflon. LG

Une crampe?
Oh,cecoupdepoignædenpæin
nnlletlLauanœappathæle
næmapræuneflmuopinænæou
mbngmœuædel‘eærüœla
œrmacfimnænætauxæfiwlaüm
œrèallserdæ…næ0ænü
œdma|navæxmüæduoævæu
murm…uflmuænænt
les fibres musculaires ooulissem et
lemœcleræœuœltdeæ%èso%,
puisreviemmpœfifionmmfie
Mals,s'llætmmnmæd'oxyæœ
etd'oligælénmtsmmelemæs—
slum, le sodium ou le ulclum, eu-
minésparlasæuulæflbræræœnt
alorsenposlflonracæuæleale
nusdeœœdéændpæzc'œfla
mœ.Pluäeusfacæuœpeuæm
menæu:œdéshyüaæfim.le
…uedepæpæaflonoulapædæ-
fiond‘acide læüqœ.Ladouleurœut
durer plusieurs mlnutæ.mafisæt
viœsoulagéepardeséfirenænæ
etunebonœréhyüaæflmxu |

Une tendinite?
Aucun sport ou presque n’est épargné
par les tendinites. Du pied pour

les coureurs jusqu‘aux doigts chez

les gymnasæs, en passant par les
adducteurs au football, toutes les
parties du corps y passent. Il s'agit
d‘une inflammation des tendons liée
à un sunnenage physique. car le
tendon est une œrdeiette flbreuse
qui relie le muscle à l'os ettransmet
ainsi la force issue de la contraction
musculaire, à l'origine du mouvement.
si cette mécanique est trop sollici—
tée, une douleur apparaît Dans un
premier temps, l'inflammation est
bénéfique, œr elie permet d'apporter
des globules blancs pour réparer le
tendon. Mais, au bout de quarante—
huit heures. cette réaction peut s‘avé-
rer nuisibie en formant une cicatrice
flbreuse'trop grosse. La tendinite
risque alors de devenir chronique. La
prise d'anti—inflammatoires s‘impose
donc au bout de deux jours La :

Se muscler, mais pour quoi

l y a celui dont les abdominaux res—

semblent à une splendide tablette

de chocolat. Et celle dont le ventre

plat défie magnifiquement la gra-
vitation. Sacré couple que ces deux—
là. Ken et Barbie victimes des diktats
contemporains de la beauté, se dit—on
pour se rassurer. Sous—entendu: au-delà
du spectacle pour les yeux, il ne doit pas
y avoir grand—chose dans le crâne. Ouf.

Le problème, c’est que muscler son
corps ne se résume pas à une simple
affaire d'esthétisme, voire de gonflette,
pour se pavaner sur les plages. Comme
l‘explique Gaël Guilhem, directeur du
laboratoire Sport, expertise et perfor—
mance à l’Insep (Institut national du
sport, de l'expertise et de la performance),
entretenir sa musculature est essentiel à
la qualité de vie. Rien de moins!

]ugez plutôt: notre squelette se ment
grâce à quelque 570 muscles qui consti-
tuent notre masse musculaire et qui, à
eux seuls, génèrent une puissance de
5000 watts, soit l’équivalent de 7 che—
vaux (d'où notre puissance)! Précision:
on parle ici des 570 muscles striés sque—
letfiques, par opposition au muscle car—
diaque (le myocarde) ou aux muscles

lisses présents dans les parois de certains
organes creux, comme l'intestin, la vessie
ou les artères. Ces deux types de muscles
ne comptent pas dans notre masse mus—
culaire, également appelée masse maigre.
Or, même chez les plus sédentaires, les
muscles ne sont jamais totalement inac-
tifs. Heureusement car, sans cette légère
contraction permanente, le squelette
s’efl'ondrerait sous son propre poids. Tenir
droit, lever un bras. marcher, porter une
charge, se baisser, monter une marche. .. à
chaque fois les muscles entrent en action.
UNE … … l£ VIEIL”…
L‘ennui, c'est que ce capital musculaire
fond avec l’âge comme neige au soleil.
A chaque décennie, à partir de 20 ans,
4 % de la masse musculaire disparaît. Un
processus inévitable qui aboutit à 75 ans
à la perte de 50 % du poids des muscles.
Or, si cette fonte n'est pas compensée,
le moindre mouvement devient, avec
l’âge, plus délicat à effectuer. Les plus de
20 ans savent que, si “au plus bel âge”,
on galope après un bus, on grimpe les
escaliers quatre à quatre et on soulève des
charges sans trop grimacer, à 40 ans, “ce
n’est plus la même limonade” et, pire,

cela ne s'améliore pas au fil des ans. Pro—
blème de posture, douleur dans le dos, es—
soufliement à l'exercice, risque de chute,
c’est tout le corps qui trinque, même sans
pathologie, lorsque la masse musculaire
part à vau—l'eau.

Un tableau bien déprimant qui donne
envie de soulever des haltères et d’en-
chaîner les pompes pour préserver son
capital musculaire. “L‘enjeu n‘est pas
tant de faire gonfler ses muscles durant
quelques mois, que de préserver une acti-
vité physique sur le long terme”, précise
Gaël Guilhem. Un jeu qui en vaut la
chandelle, car entretenir sa musculature
permet de réduire de 60 % la perte de
force chez les personnes âgées!

Inutile toutefois de suer comme un
bœuf ou de s'astreindre à un entraîne—
ment de triathlète pour ralentir ce vieillis—
sement. En matière de muscles, un mini—
mum d'etïort peut avoir de nombreux
eEets, à condition que ces derniers soient
bien ciblés. “Cinq a dix minutes par jour
d'exercices, trois à quatre fois parmine,
suffisent :) stresser les tisms musculaires
pour augmenter le diamètre et le volume
deleumfibæa,etaîufigagnæmfoæee£m
endurance”, recommande le spécialiste.

Plus résistants, les muscles stabilisent
alors mieux la colonne vertébrale, le
tronc et les articulations. A la clé: moins
de chute, plus d'endurance à l’effort, de
meilleurs réflexes, une ligne plus svelte
puisque les muscles sont de gros consom-
mateurs d'énergie (ils puisent en partie
dans la graisse pour fonctionner), le tout
garantissant une plus grande mobilité et
donc une meilleure qualité de vie.

Quels exercices alors? En priorité,
des gestes simples qui font travailler les
muscles en profondeur. Par exemple, se
placer en appui sur une jambe, le pied
sur une surface instable (un drap de
bain plié plusieurs fois, un petit mate-
las de mousse, un plateau d'équilibre,
un trampoline), et faire l'avion en agi—
tant les bras tout en essayant de garder
l'équilibre. Cet exercice simple ren—
force les muscles des jambes et améliore
l'équilibre. De même, pour renforcer
le quadriceps, on peut faire des flexions
sur une jambe de manière à travailler
sa force et l’équilibre. Et plus générale—
ment le yoga, dont certaines postures de-
mandent de tenir plusieurs minutes en
équilibre sur une jambe ou en position
de planche. A vous de jouer. . . lu. |

, I - -
L electros‘amulaüon ?
Avürunvenüepætsæsieverleœfit outsisæàænirenpiæxhesuriesd.
doigt...c’e:tlerüœvenduoarlæ amyéswlesm—bræenœnæc-
tèléadtats. avec l'éæcuœfimlafion: tant les abdominaux Placèes à des
une ceinture hantée d‘élecfiodæ endroits stratégiques. les électrodes
autour de la taille, quelques séances. stimulent le ned et obligent le muscle
mhœ,msmzdæaæœenbéæn. àseœnflacter.Læuüliserpæüam
Lehiqc'ætqueoæœintwæ'mi— uæœanœdesponpenætaiœiœ
rades' ne font pas maigrir, pubqu‘ellœ solliciter les fibres musculaires à la fois
œsoilicitentpælewsæmewüo- ensuñaœeten proforfleur. L‘électm—
vasculaire, et ne musclent pas non stimulation est également une bonne
plusàeiles seuæsAuwai. elles solufionenœsdebiæsureetde
…œœmplänmtàuœvéflæbæ réédmfion,poursflmuleriæmæs
activité physique ou à un exerdœ de sans faire de mouvement articulaire
\ musculation, comme le gainage. qui et éviter qu'ils ne s'atmphient. LG. |

A' F

8 À La corde

\

a sauter ?

Rocky a popularisé l'idée que, loin d'être

un jeu réservé aux enfants dans les cours
de récréation, faire de la corde à sauter
est un bon moyen d'entretenir sa forme
— notamment celle des boxeurs Du reste,
cette pratique fait partie intégrante de
l'entraînement de nombreux sportifs. II faut
dire que sauter à la corde est un exercice
physique complet D'une part, cela améliore
la posture, l’équilibre et la coordination des
mouvements. D'autre part, pratiqué avec
une certaine intensité, cela dope les capaci—
tés pulmonaires et la résistance cardiaque,
et affine la silhouette. Il suffit ainsi d’un petit
quart d'heure pour brûler 200 calories. |dêai
donc pour celles et ceux qui ont un emploi
du temps chargé. Encore faut-il avoir les
bons gestes: le dos droit, les coudes près
du corps, les bras lmmobiles (puisque ce
sont les poignets qui font tourner la corde)
et sauter sur la pointe des pieds. Par contre,
cette activité ne sollicite pas une masse
musculaire aussi importante que

la natation ou le vélo. La |

A

Des protemes en poudre?
Læadæœsæbmuwubflon …pæmfieædcsapm
mmujourslefanæmshakaœ uotéfiquesmmœræœdoüèæ
mæinæmlamahllætwäqœ fumiparl’afimenæüon.Deséflflœ
oeiles—cisommnfiellæwdüæœ …quamææläd‘uœœræine
œnærnœæmaæemœæläœæn— quatfitédeuoæinælæéræ,læ
daml'endmdelofislnlæbædm addæamlnéssontoxyüésaulæuœ
mpmælnæmlænæmæmela pæfldperàlasanpmæiqœfi
mbflmgüüab(1.1g/Œ,mh fan…sadœedemfié‘næ
œurlæwlmœmlbg1nmà sebnsonnlveaud‘enfla…
1,83lLesspédälsæsœænmnüeflc mœuaüpæflœdemusdem
que!æpmælnæenpouüœœ dépasantsæbædnsmc |


Selon une étude danoise, pratiquer une activité physique quotidienne de 30 minutes apporterait plus de bénéfices qu'une séance d'entraînement d'une heure. Des résultats surprenants publiés dans la revue American Journal of Physiology.

Durant 13 semaines, une équipe de chercheurs de l'université de Copenhague a suivi 60 hommes en surpoids, mais en bonne santé dans leurs efforts pour perdre du poids.

Trente d'entre eux devaient s'entraîner une heure par jour alors que l'autre moitié se contentait d'une demi-heure de course. Equipés d'un moniteur de rythme cardiaque et d'un compteur de calories, tous les participants devaient s'activer suffisamment pour suer.

Inutile d'en faire trop

Résultat de l'étude : les hommes qui s'entraînaient 30 minutes par jour ont brûlé plus de calories et ont donc perdu plus de poids (3,6 kg en moyenne sur trois mois) que ceux dont la séance durait une heure (2,7 kg sur trois mois). La pratique sportive pendant une heure au lieu d'une demi-heure n'apporte donc aucune perte de poids supplémentaire.

Comment expliquer de tels résultats ? Plusieurs hypothèses sont envisageables. Selon Mads Rosenkilde, étudiant en doctorat au département des sciences biomédicales, la première explication provient de la motivation à s'entraîner. En effet, une séance d'entraînement de 30 minutes paraissait plus accessible et donc moins insurmontable pour les participants qu'une séance d'une heure. Certains sujets de l'étude avaient d'ailleurs encore assez d'énergie pour prolonger leur entraînement au-delà de la demi-heure prescrite.

Une autre explication concerne l'alimentation post-entraînement. Les hommes dont l'entraînement durait une heure avaient peut-être tendance à manger davantage après leur activité physique pour compenser. Du coup leur perte de poids était moins importante que prévue. L'objectif est donc de trouver le bon équilibre entre exercices physiques, énergie et alimentation.

L'équipe de chercheurs ambitionne désormais d'étudier les effets d'autres types d'exercice physique dans un pays où 40 % des hommes sont en surpoids modéré.


’équation paraît simple: pour
maigrir, il suflit que les dépenses
énergétiques soient supérieures
aux apports. A défaut de se serrer
la ceinture à table, reste donc à éliminer
thvantagc de calories, en faisant du sport.
Une simple afinirc d'additions et de sous—
tractions, donc? Dans les faits, les choses
ne sont pas aussi élémentaires: l'équation
comporte de multiples inconnues. En effet,
si les rations quotidiennes d’une personne
selon son âge sont clairement déterminées
(entre 1200 et 2100 kcal/mur pour un
enfant et adolescent, 2000 à 2500 kcal/;
pour un adulte et jusqu'à 2600 kcal/j pour
un senior), calculer les apports caloriques
réellement ingérés est une gageure.

Les dépenses ioumalières restent quant
à elles des estimations. Ainsi, la bonne
marche des fonctions vitales de l'orga—
nisme (cœur, cerveau, température, diges—
tion...) consfit‘ue environ 60 % à 70 % de
ccllœci. A cela s'aioutent tous nos petits
mouvements inconscients et spontanés,
comme agiter les mains en parlant, se grat—
ter, croiser lcs jambes, etc,: ils représentent
entre 8 % et 15 % de l'énergie consommée.
Les 20 % à 30 % restants sont utilisés pour
tous les mouveman volontaires comme
marcher, sauter ou courir. Autant d'actions
modulées par notre mode de vie.

Or, il n'échappera à personne que ratiæer
son jardin est plus énergivore que regarder
la télévision. De même, bavarder debout
consomme 5% à 15 % d'énergie supplé—
mentaire que d‘être assis. Il reste donc une
part non négligeable de œlories mises à
disposition chaque jour qui, si elles ne sont
pas utilisées, concourent à l'empâtement.

Et le sport alors? Eh bien, s’adonner à
une activité fait bien maigrir. .. mais relati—
vement peu. Exemple: courir un marathon
(42,195 km tout de même!) ne brûle que
2000 kœl! la réputation du sport serait—
elle usurpée? Non, car il aide à contrôler la
prise de poids. Pour une raison très simple:
le muscle consomme plus d'énergie que le
gras. Ainsi prendre trois kilos de muscles
augmente d'environ 60 keel/| les dépenses
énergétiques de l'organisme, soit 9000 kcal
dépensées en plus en cinq mois. Mieux, ce
muscle fabriqué est pris sur le mauvais gras,
celui qui enveloppe les viscères.

Enfin, le sport est un coupe—faim natu—
rcl qui régule l'activité de l'hypothalamus.
Cette excroissance de matière grise située
dans le cerveau intervient entre autres dans
la sensation de satiété. Or, l'activité phy—
sique agit sur cette glande en libérant une
protéine qui réduit l’appétit. Le sport aide
bien à maigrir, mais pas exactement pour
les raisons que l'on pense. ru. |


Selon une étude danoise, pratiquer une activité physique quotidienne de 30 minutes apporterait plus de bénéfices qu'une séance d'entraînement d'une heure. Des résultats surprenants publiés dans la revue American Journal of Physiology.


samedi 24 novembre 2018

  « Offrez vous une petite suée au moins quelques fois par semaine. Les études indiquent que vous devez dépenser environ 11 à 12 calories par kilo en bougeant afin de garder votre appétit bien équilibré. Pour un homme de 85 kg, cela fait un maximum de 257 calories, ce qui est possible même pour des personnes très occupées. Mettez donc un peu de mouvement dans votre vie quotidienne. Il n’est pas nécessaire pour cela de courir. Prenez les escaliers au lieu de l'ascenseur, ou prenez votre vélo plutôt que votre voiture. » Men's