1766-Mesmer

Franz Anton Mesmer (23 mai 1734 à Iznang – 5 mars 1815 à Meersburg) est un médecin badois, fondateur de la théorie dumagnétisme animal, aussi connue sous le nom de mesmérisme.

en 1766, Mesmer publie sa thèse de doctorat, De l'influence des planètes sur le corps humain, dans laquelle on retrouve l'influence des théories sur le magnétisme du médecin suisse Paracelse, du médecin belge Jan Baptist van Helmont (Le traitement magnétique des plaies, 1621), du médecin écossais William Maxwell (De Medicina Magnetica, 1679), du jésuite allemand Athanasius Kircher et de Ferdinand Santanelli (Geheime Philosophie oder magish-magnetische Heilkunde, 1723).

En janvier 1768,  Mozart  l’immortalisera en incluant une référence à lui dans son opéra Così fan tutte.

En 1773, il entreprend son premier traitement sur la base des idées d'un fluide universel. Pour cela, il utilise les plaques aimantées inventées par le père jésuite Maximilian Hell. À la suite d’une polémique avec Hell sur la paternité de ce procédé, Mesmer insistera sur le fait que le magnétisme animal est distinct du fluide magnétique minéral.

En 1775, Mesmer est amené à donner son avis à l'Académie des Sciences de Munich sur les exorcismes du père Johann Joseph Gassner.

Arrivé à Paris en 1778, il officie d'abord à l'hôtel Bourret place Vendôme puis à l'hôtel Bullion 1 rue Coquillère, près de Saint-Eustache, et encore à l'hôtel de Coigny, rue du Coq-Héron. Sa clientèle s'accroissant,

il s'établit ensuite à Créteil en mai 1778. Il se fait assister par Charles Deslon, médecin personnel du comte d'Artois, avec le soutien duquel il publie,

en 1779, son Mémoire sur la découverte du magnétisme animal de 88 pages, suivi de ses 27 célèbres Propositions décrivant sa théorie. Ses thèses principales sont :

  • un fluide physique subtil emplit l'univers, servant d'intermédiaire entre l'homme, la terre et les corps célestes, et entre les hommes eux-mêmes ;
  • la maladie résulte d'une mauvaise répartition de ce fluide dans le corps humain et la guérison revient à restaurer cet équilibre perdu ;
  • grâce à des techniques, ce fluide est susceptible d'être canalisé, emmagasiné et transmis à d'autres personnes, provoquant des « crises » chez les malades pour les guérir.

Selon Mesmer, le magnétisme animal est la capacité de tout homme à guérir son prochain grâce à un « fluide naturel » dont le magnétiseur serait la source, et qu'il diffuserait grâce à des « passes », dites « passes mesmériennes », sur tout le corps. Bientôt, Paris se divise entre ceux qui pensent que Mesmer était un charlatan forcé de fuir Vienne et ceux d’opinion qu'il avait fait une grande découverte.

En 1780 Charles Deslon publie Observations sur le magnétisme animal.

En 1780, ayant plus de patients qu'il n'en peut traiter individuellement, Mesmer introduit la méthode de traitement collectif dite du baquet. C'est notamment lors de ces traitements collectifs que se manifestent des phénomènes contagieux de « crises magnétiques » au cours desquelles les femmes de la meilleure société parisienne perdent leur contrôle, éclatent d'un rire « hystérique », se pâment, sont prises de convulsions…

Mesmer est vivement attaqué par la faculté de médecine mais obtient des clients influents, tels le juriste Nicolas Bergasse et le banquierGuillaume Kornmann.

En mai 1781 Mesmer quitte Paris 

 il revient à Paris fin 1782 : en mars 1783 il crée la loge de l'harmonie ( qui deviendra plus tard la Société de l'Harmonie Universelle).