2014-Toxiques-Domestiques

Dossier Que-Choisir & 60 MC

CSTB: Centre scientifique et technique du bâtiment.

INERIS: Institut National de l'Environnement  Industriel et des Risques

Pollution de l'air intérieur, de mauvaises habitudes à oublier

Martine Ott, conseillère médicale en environnement intérieur, traque ce qui est succeptible de provoquer, d'entretenir ou d'aggraver les problèmes d'asthme ou d'allergie.

site des Conseillers Médicaux en Environnement Intérieur (CMEI)

le linge séche dehors en printemps: idéal sauf si en cas d'allergie au pollen ou si il y a bouleau ou un cypré à proximité.

  • Un animal domestique,
  • Des travaux réalisés ces douze derniers mois,
  • la pratique du ménage, les produits utilisés.
  • les moisissures, les accariens

On peut réduire la pollution de son intérieur

il faut pour cela changer quelques habitudes:

  • ne plus utiliser de parfum d'intérieur ni huiles essentielles, ni produits d'entrentien parfumés, ils emmettent des terpènes, qui sont employés comme parfums. Beaucoup sont irritants ou allergisants.
  • ne plus utiliser de desinfectants (ils sont souvent allergisants)
  • Evacuer l'humidité le plus vite possible:
  • Nettoyer les bouches de VMC, faciliter la ventilation.
  • La mode des couettes est propice à la prolifération des acariens, il faut ouvrire les fenêtres et aérer son lit touts les matins c'est un bon reméde antiacariens.
  • Ultiliser un chiffon humide (proscrire bombe dépoussierrante et lingettes parfumées)
  • Utiliser aspirateur  et serpillère
  • Aérer trés généreusement (plusieurs semaines aprés un bricolage ou l'installation d'un meuble neuf)

Les grandes causes de pollution:

  1. Les produits chimiques, les COV (composés organiques volatils), sont émis par des produits, des peintures, des matériaux, des parfums et sprays. Leurs composés peuvent s'averer irritants, allergènes, cancérogènes (aldhéydes, formaldehyde QC n°484 100% des locaux  en contiennent dont 78% à plus de 10 µg/m3), mutagènes ou toxiques pour la reproduction.

    Les composés organiques semi-volatiles COSV, les poussiéres dans lesquels on retrouve Phtalates des PVC, Retardateurs de flammes, Pesticides (QC n°502 en 2012 les phtalates sont omniprésents).
     

    le CSTB et l'INERIS ont tésté 54 produits ménagers grand public:

    • 91% emettent du formaldéhyde,
    • 43% du d-limonène

    Les polluants réaigssent chimiquement au contact d'autres produits et provoquent la formation d'autres polluants "secondaires" ce qui rend les produits plus polluant dans l'habitat qu'en laboratoire.



     
  2. Les moisissures
  3. Les acariens
  4. Les animaux domestiques

Les faux remèdes

Ils aggravent la pollution au lieu de la supprimer (puressentiel, plantes d'intérieur, les ionasitaure ou les catalyseur, les encens, le plumeau, le poêle à pétrole, le tabac,...)

 

Les meubles aussi
peuvent polluer
Malheureusement, pour l’instant,
il est trop tôt pour savoir précisément
quel meuble il faut préconiser ou au
contraire déconseiller du point de vue
sanitaire. Il n’y a pas d’étiquetage
des émissions dans l’air intérieur (A+,
A, B, C), comme cela existe pour les
peintures, vernis et autres matériaux.
L’extension de cet étiquetage est prévue
pour 2020 seulement...
Pourtant, certains meubles dégagent
des polluants de l’air intérieur, notam-
ment du formaldéhyde, une substance
classée cancérogène pour l’homme qui
entre dans la composition des liants des
produits du bois et est beaucoup em-
ployée dans la production des matières
plastiques et des revêtements. Beau-
coup trop souvent, les colles et produits
de fnition des meubles (teintes, traite-
ments contre les champignons, retarda-
teurs de fammes...) sont émetteurs.
En septembre dernier, l’Agence nationale
de sécurité sanitaire (Anses) a été char-
gée par les ministères de la Santé et de
l’Écologie d’identifer et de sélectionner
parmi une liste de substances cancéro-
gènes, mutagènes et reprotoxiques,
celles qui devaient être mesurées à
terme dans le cadre du futur étiquetage.
La route est encore longue.
En attendant, la filière française du
meuble recommande d’« aérer les
pièces » et d’« acheter des meubles
arborant les marques NF ameublement
et NF environnement ». Car l’industrie
française s’efforce de choisir « des colles
et produits de fnition à base aqueuse »
et écarte les phtalates utilisés comme
retardateurs de fammes.  F. P.