Parents-L'écoute active

Carl Rogers semble à l'origine du courant quelque fois dénommé "Psychologie humaniste" auquel T.Gordon semble appartenir.

Le Docteur Thomas Gordon publie en 1970 "Parents Efficaces, une autre écoute de l'enfant". Il y décrit les principaux éléments de ce qu'il denomme son programme de formation à l'efficacité humaine destiné à des groupes de parents.

Dans son ouvrage Gordon décrit ce programme en 5 méthodes caractéristiques:

  1. La fenêtre d'acceptation
  2. L'écoute active
  3. Le message "je"
  4. La résolution de conflit sans perdant
  5. Le message d'appréciation.

Ces méthodes de communication sont introduites par des questions qui ont beaucoup de retentissement. Dont les fameux

  • "Comment écouter pour que vos enfants vous parlent" (l'écoute active)
  • "Comment parler pour que vos enfants écoutent" (le message je)

Au sujet de l'écoute active Gordon (p.50)  se demande au préalable:

  • Pourquoi les enfants trouvent plus facile de se confier à des conseillers professionnels que de parler à leur parents ?
  • Que fait le conseiller de différent ?
  • Comment réussit-il à établir une relation d'aide avec les enfants ?

Il écrit:

Ces dernières années, les psycologues ont découvert quelques réponses à ces questions. Par des recherches et des expériences en clinique, nous avons avons commencé à comprendre la nature des éléments nécessaires à une relation d'aide efficace. Le plus important de ceux-ci est peut-être le "langage de l'acceptation".

Dans "Eduquer sans punir" il écrit:

Accepter une personne constitue la seule façon d'amener cette personne à changer, de l'aider à résoudre ses problèmes, à se développer psychologiqument et à augmenter sa capacité d'apprendre. [...] Lorsque les adultes aprennent à montrer cette acceptation, ils se retrouvent en possession d'un outil remarquable pour aider les enfants.

Il existe trois façons principales de montrer qu'on accepte l'autre:

  • La non-intervention
  • L'écoute attentive "Ah oui ?, Je vois, Mm-mmm, silence"  (voir Greenspoon effect.)
  • L'écoute active.

L'écoute active montr à l'enfant qu'on l'accepte. Pour ce faire, l'adulte cherche d'abord à comprendre le message de L'enfant. Puis, il reflête dans ses propres mots le message de l'enfant afin de montrer et de vérifier qu'il l'a bien compris.

En écoutant son enfant un parent peut comprendre ce que ressent l'enfant. Toutefois, il ne peut pas en être certain. Pour vérifier s'il a bien compris, le parent reflète ce qu'il a perçu dans le message.

Ce que Gordon appel "le langage de l'acceptation" est donc une caractéristique de la relation d'aide. Qui se trouve décrite par C. Rogers.

Gordon etaie son propos en citant:

"On n'apprend pas d'un prof qu'on n'aime pas : résultats de recherches sur l'éducation humaniste"
David Aspy, D et Flora Roebuck, D ; traduit de l'américain par Luc-Bernard Lalanne. Editeur(s) : Montréal : actualisation éditions, DL1990

Gordon cite en bibliographie de "Parents efficaces" site et commente 4 ouvrages de Rogers ( 2 références pour Ginott et Neill) dont:

  1. Psychothérapie et relations humaines 1966,
  2. Le développement de la personne 1970, [une série d'articles où Rogers décrit sa pensée sur la thérapie, l'éducation, le développement, la personne saine, la relation d'aide, etc. Utile à ceux qui veulent comprendre les implications plus larges de la thérapie centrée sur la personne et saisir le caractère et la personnalité de Rogers.]
  3. La relations d'aide et la psychothérapie 1970,
  4. Liberté pour apprendre 1971,

En 1958 Rogers écrit dans "Personnel and Guidance Journal" un article intitulé "les caractéristiques des relations d'aide". (les premiers travaux de Rogers datent de 1930). L'article est édité dans "Le développement de la personne".

Selon Wikipédia:

En 1945 Rogers fut professeur de psychologie à l'Université de Chicago, il y créa un centre d'accompagnement expérimentant ses méthodes: centrée sur le patient (1951), et basée sur l'évolution de la personnalité (1954). Thomas Gordon y fut l'un de ses étudiants.

 

1990-vers la communication non-violente.

Dès les années cinquante, l'Américain Carl Rogers fait l'effet d'une bombe lorsqu'il émet des doutes sur la possibilité d'enseigner quoi que se soit. Il révolutionne totalement les rapports thérapeute-patient. Il se présente sans masque, il ne joue pas le rôle d'un thérapeute, mais il est "réel", authentique, c'est à dire que ce qu'il ressent en lui est présent dans sa conscience, et qu'il est "transparent". Il n'y a rien de cacher en lui pour l'autre. Il ne joue pas à l'impassibilité et laisse voir ses émotions, que ce soit de la colère, de la sympathie, de l'amour… L'une des conditions indispensable de la thérapie est l'acceptation inconditionnelle de l'autre. La fameuse "neutralité bienveillante" est insuffisante, ce qui est soignant, c'est l'engagement affectif positif du thérapeute, l'identification profonde avec l'autre, l'empathie. Il crée la "Thérapie centrée sur la personne" ou "non-directivité" qui inspireront toutes les techniques de communication non-violente. Il y a violence dès qu'il y a prise de pouvoir de l'un sur l'autre. La voie de la non-violence passe par l'expression de soi et l'écoute de l'autre.

Nous avons là les clefs de la communication non-violente.

Isabelle FILIOZAT              Alternative Non-Violente N° 95 Guérir la violence. L'apport des "psy"

Voici ce qu'écrit Rogers au sujet de la relation d'aide:

J'entends par ce terme des relations dans lesquelles l'un au moins des deux protagonistes cherche à favoriser chez l'autre:

  • une appréciation plus grande des ressources latentes internes de l'individu
  • une plus grande possibilité d'expression
  • un meilleur usage fonctionnel de ces ressources.

Rogers explore quelques recherches expérimentales:

1945-Baldwin A.L., J. Kalhorn. Patterns of parent behavior.

Cette investigation conduite au "Fels Institute" indique que:

lorsque les parents se comportent affectueusement et traitent leur enfant d'égaux à égaux, ceux-ci présentaient un développement accéléré, une originalité plus marquante, un meilleur controle émotionnel et (en contrepartie ?) une développement social tardif.

Face à un "rejet actif" des parents, les enfants accusent un ralentissement dans leur développement. Instables affectivement ils deviennent agressifs.

1954-Betz B.J, J.C Whitehorn, The relationship of the therapist to the outcome of thérapy in schizophrenia.

Whitehorn et Betz ont étudié l'éfficacité de 14 jeunes internes au cours de leur travail avec des schizophrènes. L'observation porte sur l'influence de leur comportement sur l'évolution de leurs patients. Les chercheurs comparent deux groupes d'internes: le groupe A dont les patients évoluent rapidement et le groupe B dont les patients n'évoluent pas. Voici les comportement caractéristiques du groupe A: La singularité du patient (chaque patient est différent, chaque cas est spécifique et L'accompagnement de la personne (plus qu'une procédure de soin)

1950-Heine R.W. A comparison of patient's reports on psychothérapeutic experience, these de doctorat, Université de Chicago.

Heine a observé des individus qui se sont fait soigner par:

  • des psychanalystes
  • des thérapeute centrés sur le client
  • des Adleriens

Quelque soit la forme de thérapie, ces clients constatent eux même des changements analogues. Quand on leur demande à quoi est dû ces changements, ils donnent des expliquations dépendant de l'orientation du thérapeute.

Mais, ils sont -tous- d'accord sur les principaux facteurs qui leur avaient paru bénéfiques:

  • La confiance qu'ils avaient éprouvée envers leur thérapeute,
  • Le fait de se sentir compris par lui
  • Le sentiment qu'il leur fallait faire un choix ou prendre une décision.
  • Le fait que le thérapeute clarifiait et exprimait ouvertement des sentiments que le client avait abordés vaguement et avec hésitation leur apparaissait comme ce qu'il y avait de plus utile dans la procédure employée.

Ils sont aussi d'accord sur les facteurs défavorables:

  • L'absence d'interêt
  • une attitude distante ou éloignante
  • une sympathie trop grande

sont perçu, avec les consignes trop directives et une trop grande importance donnée au passé, comme peu aidant.

1953-Fiedler F.E, Quantitative studies on the role of thérapists feelings toward their patients, In Psychotherapy: theory and research.

Confirme l'étude de Heine. Fiedler constate que les thérapeuts d'orientations différentes avaient des relations similaires à leurs clients. La différence entre thérapeute tient plus de l'expérience qui conduit à comprendre les intentions et les sentiments du client; à être sensible à ses attitudes, à s'interesser à lui avec chaleur, mais sans implication émotionnelle excessive.

1950-Quinn, R.D. Psychotherapist's expressions as an index to the quality of early therapeutic relationship. Thése de doctorat inédite, Université de Chicago.

Ce qui améne le client à croire ses intentions et ses sentiments compris relève plus du désir de comprendre du thérapeute. Quinn parvient en examinant  la seule expression du thérapeute lors d'entretiens enregistrés à évaluer des dégrés de compréhension.  

1955-Dittes J.E, Galvanic skin response as a measure to permissivness

Permet d'établir les corrélations entre les variations mesurées et le degré d'acceptation chaleureuse et de permissivité de la part du thérapeute.

Rogers en déduit que: les attitudes et les sentiments du thérapeute importent bien plus que son orientation théorique. Ses processus et ses techniques sont moins importants que ses attitudes. C'est la façon dont ses attitudes et ses processus sont perçus qui compte pour le client, et que cette perception est cruciale.

Il convoque ensuite les études behavioriste sur le conditonnement verbal:

1955-Greenspoon J.The reinforcing effect of two spoken sounds, J.Psychol.

1955, lindsay , O.R. Operant conditioning méthods aplying to schizophrenia (dir. Skinner)

Un schisophrène chronique pourait être placé dans une "relation d'aide" avec une machine. Cettte machine "récompense" le patiente en fonction de la manièré dont il presse un levier (bonbons, cigarette, image). Ce levier peut aussi enclencher une action altruiste. On étudie alors la possibilité de "récompenser" une comportement social envers un autre patient placé dans une chambre voisine.

Ce conditionnement produit des progrés clinique importants chez certains patients. Ces progrés s'atténuent quand le processus action-récompoense dysfontionne. Ce qui semble indiquer que même quand il s'agit d'une relation avec une machine.

2004-Lost

The DHARMA (Department of Heuristics And Research on Material Applications) Initiative was a scientific research project that had a large presence on the Island between the 1970s and the early 1990s.

The Hanso Foundation cut the DHARMA Initiative’s funding in 1987. The DHARMA Initiative largely ended after the Purge, an event that saw the death of almost all of its members on the Island at the hands of the Hostiles.

Creation of the DHARMA Initiative  

According to various orientation films, the Initiative was founded in 1970 by Gerald and Karen DeGroot, two doctoral candidates at the University of Michigan in Ann Arbor, Michigan. It was financially backed by Danish industrialist and munitions magnate Alvar Hanso and his Hanso Foundation.

1958, Harlow, H.F. The nature of love (NY)

On présente deux objets de subistution à des singes séparés de leur mére à la naissance, un avatar "dur" et un "doux". Même dans le cas où le nourisson reçoit toute sa nourriture de la l'objet "dur", on s'aperçoit qu'il préfère de plus en plus l'objet doux. Ce qui conduit à penser qu'on ne saurait remplacer par aucune récompense sous forme de nourriture certaines qualités que le nourisson perçoit et dont il éprouve le besoin et le désir.

 

1957, Ends & Page, A study of three types of group psychotherapy (NY)

Comparent les méthodes dites: d'apprentissage, centrée sur le client et psychanlytique appliquées à des groupes d'alcooliques.

1958, Halkides, An study of four conditions necessary for thérapeutic changes (Chicago)

Halkides demande à des experts d'examiner des extraits de thérapie selon quatre critéres:

  1. l'empathie
  2. l'attitude positive
  3. l'authenticité
  4. la réciprocité (l'équivalence affective entre l'expression du client et la réponse du conseiller).

Les résultats prouvaient qu'un degré  élevé de compréhension empathique présentait une corrélation significative avec les "cas-succès". Les seuls résultats équivoques concernaient la réciprocité affective.

Rogers commente:

Il semble évident que des relations d'aide efficace s'appuie sur les attitudes de la personne "aidante" et de la perception que s'en fait la personne "aidée". Rogers poursuit en formulant plusieurs questions et posant quelques hypothèses:

  1. Comment inspirer confiance ?
  2. Comment communiquer sans ambiguité l'image de la personne que je suis ?
  3. Suis-je capable d'éprouver des attitudes positives envers l'autre ?
  4. Suis-je capable de respecter mes propres sentiments aussi bien que celui du patient ?
  5. Ma sécurité interne est-elle asez forte pour permettre au patient d'être indépendant?
  6. Puis-je entrer dans l'univers du patient avec assez de sensibilité pour ne pas froisser ses conception?
  7. Suis-je capable d'accepter l'autre, comme il est ?
  8. Suis-je capable d'agir sans menacer ?
  9. Puis-je le liberer de la crainte d'être juger par les autres ?
  10. Puis-je voir cet autre comme une personne qui est en devenir ?
congruence reflexivité ce centrer sur la relation être séparé
la liberté d'être la reformulation l'acceptation Sécuriser
le non-jugement la confirmation de l'autre    

T.Gordon présente l'écoute active comme l'une des pratiques issue de ce questionnemnet:

 


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