2013-Toxiques-Cosmétiques

60 millions de consommateurs, article du 01 mars 2013: Alerte sur les lingettes relayée par: l'observatoire des cosmétiqueANSM

2018 Marianne:

Les ingrédients qui composent nos produits d'hygiène du quotidien peuvent aussi se révéler indésirables. En juin 2017, les magazines de défense des consommateurs Que choisir et 60 millions de consommateurs identifiaient ainsi plusieurs composés « préoccupants » - allergènes, irritants ou soupçonnés d'effets perturbateurs endocriniens -, avec lesquels nous nous tartinons allègrement le corps, les cheveux ou la bouche. 
Des substances qui, de surcroît, apportent souvent aucun bien-être supplémentaire : 
  • Les parabens sont des conservateurs, il favorisent le process industriel mais sont sans intérêt sanitaire, rappelle le Dr Pierre Souvet, président de l'association Santé Environnement France et auteur de 200 alertes environnement santé (Guy Trédaniel éditeur). De même, 
  • le triclosan présent dans le dentifrice est un désinfectant qui n'est pas utile.  
Ces composants, encore plus préoccupants dans les produits qui ne se rincent pas, sont à éviter scrupuleusement pour les tout-petits, précise l'UFC-Que choisir, qui en fournit la liste sur son site Internet. Pour autant, pas question d'arrêter de se laver ! Un décryptage attentif des étiquettes s'impose pour esquiver les toxiques. Par ailleurs, un produit fabriqué avec un petit nombre d'ingrédients présente moins de risques pour la santé.

L’aloe vera, un succès surfait ? (60MC)

Sur la peau ou ingérée, fraîche ou en poudre, on prête à cette plante des vertus cosmétiques ou thérapeutiques
qui ne sont pas toutes démontrées.
L’aloe vera est l’un des ingrédients chouchous des cosmétiques, en particulier bio. Cette plante qui res-
semble à un cactus est, en effet, une candidate idéale pour la production biologique car elle est coriace et n’a
pratiquement pas de prédateurs.

DES PROPRIÉTÉS LAXATIVES

Populaire dans de nombreuses régions du globe, la pulpe (ou gel) des feuilles est traditionnellement
utilisée pour l’hydratation de la peau, notamment après des coups de soleil. De nombreuses autres vertus
lui sont prêtées, notamment contre des maladies de la peau, des maladies intestinales ou l’arthrose. 

Mais aucune de ces propriétés médicales n’est reconnue en Europe, faute de preuves scientifiques. La seule vertu aujourd’hui cliniquement démontrée, et donc admise par la réglementation européenne, réside dans les propriétés laxatives du suc (liquide présent dans l’écorce, donc distinct de la pulpe). 

Aux États-Unis, en revanche, des études scientifiques ont permis de reconnaître les effets de la pulpe pour soigner des maladies de la peau comme le psoriasis.
UNE PULPE VERTUEUSE ?

Pour retirer les bénéfices cosmé- tiques de cette pulpe, encore faut-il qu’elle soit en quantité suffisante dans
le produit. Il faut donc regarder sa composition, car même si l’emballage affiche « 97% d’aloe vera bio »,
l’eau peut être le principal ingrédient de la liste. Si certa
certains produits incorporent de la pulpe fraîche, d’autres contiennent de la poudre, moins
vertueuse. Des utilisateurs choisissent d’ailleurs d’ailleur d’appliquer sur leur peau le jus des feuilles
fraîches d’un aloe vera fraîche en pot.

MAGALI REINERT

______________

Lingettes bébé

Par mesure de précaution, les autorités sanitaires déconseillent l’utilisation de produits contenant du phénoxyéthanol pour nettoyer les fesses des nourrissons. Malgré l’alerte, des fabricants, même les plus célèbres, persistent à utiliser ce produit chimique controversé. Nous avons pu le vérifier.

La plupart des parents l’ignorent. En juin dernier, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a émis une évaluation qui préconisait « de ne plus utiliser de phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques destinés au siège » chez les enfants de moins de trois ans.

Appliqué sur la peau, ce conservateur (parfois mentionné sous l’abréviation EGPhE) passe la barrière cutanée. L’absorption est particulièrement élevée avec des produits utilisés sans rinçage, selon le rapport de l’ANSM. C’est justement le cas des lingettes couramment utilisées pour changer les bébés.

Un risque de toxicité à plus ou moins long terme

Des études chez l’animal ont mis en évidence un risque de toxicité sur les globules rouges et le foie. De plus, « le phénoxyéthanol est suspecté d’être toxique pour la reproduction et sur le développement à fortes doses chez l’animal », insiste l’Agence dans un communiqué publié en novembre pour réitérer ses recommandations.

Pour autant, plus de six mois après la première alerte, des lingettes bébé au phénoxyéthanol de grands noms du secteur continuent de s’empiler dans les rayonnages… comme si de rien n’était. 60 Millions de consommateurs n’a eu aucun mal à trouver en grande surface des produits contenant cette substance (voir la liste ci-contre, également publiée dans notre numéro de mars 2013).

Un avis non contraignant qui arrange bien les fabricants

Il faut dire que l’avis de l’ANSM n’est pas contraignant. Les industriels ont donc tout simplement décidé de l’ignorer. À commencer par Pampers : « Il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Aujourd’hui, le législateur français et européen autorise ce conservateur. Seule l’ANSM a émis un doute », juge Isabelle Merlay, du département recherche et développement de Procter & Gamble pour Pampers.

Et celle-ci de confirmer que toutes les références de lingette bébé de la marque Pampers – même la toute dernière nouveauté « Sensitive maximum care » – contiennent du phénoxyéthanol. « Mais à des concentrations très inférieures à 0,4 % », précise-t-elle, la limite autorisée étant actuellement de 1 %.

L’absence de plaintes des consommateurs ? Un faux argument !

Autres arguments avancés par les industriels pour maintenir l’utilisation de ce conservateur controversé : l’absence de plaintes des consommateurs sur ces produits, et l’absence d’interdiction formelle.

« Pour nous, chez Mixa bébé, le plus important est d’avoir des produits bien conservés qui assurent la sécurité. De plus, l’ANSM n’a pas demandé de retrait », fustige Martine Cottin, directrice des affaires scientifiques et réglementaires pour la France du groupe L’Oréal, propriétaire de la marque Mixa bébé.

Les fabricants font mine de ne pas comprendre le problème. Ni irritant, ni allergisant, le phénoxyéthanol ne provoque pas de réactions aiguës immédiates ou à court terme. D’où l’impossibilité, pour l’Agence, de prononcer une interdiction.

Les interrogations à son sujet portent bien sur une toxicité à long terme, du fait d’expositions cumulées. Si plaintes de consommateurs il y a, elles ne devraient donc pas arriver… avant plusieurs décennies !

Et si l’on revenait au carré de coton et à la lotion ?

Pour aller plus loin, l’ANSM a demandé une réévaluation du phénoxyéthanol à l’échelle européenne. En attendant, n’en déplaise aux industriels, les parents ne peuvent ignorer les mises en garde énoncées par l’agence de santé française.

Par mesure de précaution, pour nettoyer les fesses de bébé, mieux vaut utiliser un carré de coton et une lotion ou crème… sans phénoxyéthanol.

 

Allo docteur 6 mars 2013

Des lingettes bébé trop imbibées d'éther de glycol !

Toxique pour le sang et le foie, le phénoxyéthanol, un conservateur antibactérien qui fait partie de la famille des éthers de glycol, est présent dans les lingettes pour bébé. Ce qui les rend dangereuses pour les enfants de moins de trois ans, selon l'Agence Nationale de la Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).
 

Dans son dernier rapport consacré au phénoxyéthanol, l'ANSM relance le débat sur les éthers de glycol. Ils sont présents dans de nombreux produits cosmétiques : shampoings, crèmes anti-rides, laits corporels, parfums et les lingettes bébé.

En raison de ses effets neurotoxiques et systémiques, une directive européenne limite actuellement à 1% la concentration du phénoxyéthanol dans ces produits d'hygiène et de beauté. Un taux que l'agence estime acceptable pour les adultes, mais pas pour les enfants : "Sur la base des données d'absorption cutanée (…) les marges de sécurité ne sont pas suffisantes chez les enfants de moins de 3 ans".

Elle recommande donc "pour les enfants de moins de trois ans : une non utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques destinés au siège" et pousse même le principe de sécurité plus loin en demandant "une restriction du phénoxyéthanol à la concentration de 0,4% dans tous les autres types de produits (au lieu de 1% actuellement)".

Que faire ?

L'Agence compte demander un rapport sur la toxicité du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques à la Commission européenne en vue d'une évaluation communautaire.

En attendant que ce conservateur antibactérien soit supprimé, on peut déjà tenter de le repérer. Il apparaît sur les étiquettes sous le nom de code de EGphE.

Vous pouvez aussi privilégier les lingettes certifiées ou labellisées Ecocert, Cosmébio, Nature et Progrès, Cosmos, BDIH, et Natrue... Et opter à la maison pour du coton ou un gant de toilettes légèrement imbibé d'eau. C'est finalement la méthode la plus écologique et la moins allergisante. Les fesses de bébé apprécieront !

 


quels sont les risques pour la santé ?
Alexander West : quand nous testons les jouets en laboratoire, nous constatons souvent la présence de colorants cancérigènes comme les composés azoïques dans les textiles, et celle de métaux lourds dans les vernis et peintures.

2017

Crémes solaires

NANOPARTICULES La valse-hésitation des fabricants bio

Plus d‘un tiers des produits de notre sélectlon affichent dans leur liste d'ingrédients la mention [nano]. Ils annoncent ainsi. comme l‘exlge la réglementation. avoir utilisé un ou plusieurs ingrédients sous forme nanoparticulaire. A cette taille infiniment petite, les molécules changent de comportement; elles ont

également un pouvoir de pénétration accru. Les éventuels effets délétères des nanoparticules sont encore mal cernés mais les indices s‘accumulent pour laisser penser qu'il faut exercer à leur égard une vigilance particulière. Au nom du principe de précaution, les cahiers des charges bio les ont d‘abord interdites. Mais avec les filtres physiques traditionnellement employés en bio (oxyde de zinc et dioxyde de titane), seule une miniaturisation jusqu‘à la taille nanoparticulaire permettait d‘éviter les traces blanches

sur la peau. En 2014, une

dérogation temporaire 3 donc été édictée. En juin 2016, l‘association Cosmebio, qui réunit les fabricants français. annonçait fièrement que les fournisseurs d’ingrédients avaient résolu la ouadrature du cercle et que les nanoparticules seraient définitivement interdites. Mais deux mois plus tard. Cosmos. la nouvelle structure qui chapeaute les cahiers des charges régissant la plupart des produits bio vendus en France (Ecocert et BDIH). publiait un communiqué expliquant que les nanoparticules étaient bel et bien autorisées dans les filtres

solaires des produits labellisés. en quantité limitée cependant. Une valse-hésitation qui laisse perplexe. Perplexité redoublée quand on constate que les trois produits bio que nous avons testés n‘affichent aucune mention [nano] dans leur liste d'ingrédients. C’est donc qu'il est possible de se passer de ces particules infiniment petites. Les cahiers des charges peuvent dans ce cas être jugés trop laxistes. L‘autre hypothèse serait que les trois fabricants aient malencontreusement oublié de mentionner qu'ils se servent des nanoparticules.

On n‘ose l'imaginer.

dimanche 31 décembre 2017

  « Crémes solaires
NANOPARTICULES La valse-hésitation des fabricants bio
Plus d‘un tiers des produits de notre sélectlon affichent dans leur liste d'ingrédients la mention [nano]. Ils annoncent ainsi. comme l‘exlge la réglementation. avoir utilisé un ou plusieurs ingrédients sous forme nanoparticulaire. A cette taille infiniment petite, les molécules changent de comportement; elles ont
également un pouvoir de pénétration accru. Les éventuels effets délétères des nanoparticules sont encore mal cernés mais les indices s‘accumulent pour laisser penser qu'il faut exercer à leur égard une vigilance particulière. Au nom du principe de précaution, les cahiers des charges bio les ont d‘abord interdites. Mais avec les filtres physiques traditionnellement employés en bio (oxyde de zinc et dioxyde de titane), seule une miniaturisation jusqu‘à la taille nanoparticulaire permettait d‘éviter les traces blanches
sur la peau. En 2014, une
dérogation temporaire 3 donc été édictée. En juin 2016, l‘association Cosmebio, qui réunit les fabricants français. annonçait fièrement que les fournisseurs d’ingrédients avaient résolu la ouadrature du cercle et que les nanoparticules seraient définitivement interdites. Mais deux mois plus tard. Cosmos. la nouvelle structure qui chapeaute les cahiers des charges régissant la plupart des produits bio vendus en France (Ecocert et BDIH). publiait un communiqué expliquant que les nanoparticules étaient bel et bien autorisées dans les filtres
solaires des produits labellisés. en quantité limitée cependant. Une valse-hésitation qui laisse perplexe. Perplexité redoublée quand on constate que les trois produits bio que nous avons testés n‘affichent aucune mention [nano] dans leur liste d'ingrédients. C’est donc qu'il est possible de se passer de ces particules infiniment petites. Les cahiers des charges peuvent dans ce cas être jugés trop laxistes. L‘autre hypothèse serait que les trois fabricants aient malencontreusement oublié de mentionner qu'ils se servent des nanoparticules.
On n‘ose l'imaginer. » pierre

dimanche 04 février 2018

  « Les eaux micellaires (...) Efficaces, mais toutes les eaux micellaires testées ont
généré des sensations d’inconfort. Non, une eau micellaire n’est pas que
de l’eau ! Certaines lotions contiennent des ingrédients controversés. Il faut donc toujours rincer après utilisation. [selection: Bioderma Crealine H2O] » 60 millions, 2018